Le Sahara a beau être vaste (quinze fois la superficie de la France, sans compter les régions du Sahel avoisinantes), il donne parfois l'impression d'être surpeuplé. Depuis l'éclatement, dans le nord du Mali, le 17 janvier, de la rébellion du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), des colonnes de combattants touareg sillonnent la région où les katiba (phalanges) d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont créé depuis des années leur "zone refuge".
A priori, rien n'est plus étranger que ces deux entités. D'un côté, le MNLA est une rébellion "traditionnelle", comme le remarque Charles Grémont, chercheur au Centre d'études des mondes africains (Cemaf). Ses forces, essentiellement touareg, affrontent les troupes régulières du pouvoir central et essayent de se constituer un territoire par les armes, avant d'engager d'éventuelles négociations au sujet de l'autonomie de l'Azawad, le nord du Mali.
L'ARGENT, NERF DE LA GUERRE D'AQMI
Inversement, AQMI évite autant que possible le combat avec les troupes régulières et se concentre sur des attentats ou sur l'activité la plus visible aux yeux du monde extérieur : la prise d'otages d'Occidentaux, qui finance en partie ses activités et alimente son discours sur Internet. De ce point de vue, AQMI accumule les "succès", avec 80 personnes enlevées depuis 2007, 183 millions d'euros de rançons versées, et une surenchère en cours : le Mouvement unicité et djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), un des groupes "franchisés" d'AQMI, composé essentiellement de Mauritaniens et de Maliens, vient de demander 30 millions d'euros pour la libération de deux otages espagnols.
L'argent est bien le nerf de la curieuse guerre d'AQMI au Sahara et, pour leur financement, les katiba dépendent également de trafics, notamment de cocaïne, percevant des "impôts de passage" quand elles ne donnent pas un coup de main pour l'acheminement de cargaisons à travers le Sahara. Si une poignée de combattants parviennent à tenir en échec les pouvoirs de la région et à organiser à cette échelle prises d'otages et trafics, sont-ils en mesure de créer un futur sanctuaire pour Al-Qaida au coeur de l'Afrique ? Aucun spécialiste ne le croit.
SÉRIEUX REVERS
Issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, AQMI a connu de sérieux revers dans son propre pays avant de s'installer plus au sud, au Mali, notamment dans l'Adrar des Ifoghas. Le groupe dirigé par l'Algérien Abdelmalek Droukdal, alias Abou Moussab Abdelwadoud, a prêté allégeance, le 11 septembre 2006, à Oussama Ben Laden et à Ayman Al-Zawahiri (qui le remplace depuis sa mort), même si le nom d'AQMI n'a été rendu public qu'un an plus tard.
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, dont les forces sont parmi les seules de la région à combattre l'organisation djihadiste, estimait, dans un entretien au Monde le 10 février, le nombre de combattants d'AQMI à 300, ajoutant : "C'est à la portée de n'importe quel Etat." Plusieurs experts penchent plutôt pour l'existence d'un noyau dur de 500 hommes, dont un nombre important est déployé dans les Brigades du Sahara, au nord du Mali.
Or, au cours des dernières semaines, les katiba ont dû quitter ces zones où se tiennent les deux fronts principaux des combats entre l'armée malienne et les rebelles. AQMI a été accusée de collaborer avec le MNLA, notamment par une commission d'enquête malienne, après l'assassinat de soldats en janvier à Aguelhoc, au Mali. Plusieurs sources font état de l'implication, dans les combats entre la rébellion et l'armée malienne, d'unités d'Iyad Ag Ghali, ex-leader rebelle touareg des années 1990, proche d'AQMI, avec lequel il a engagé des négociations pour des libérations d'otages, mandaté discrètement par la présidence malienne. Il est aujourd'hui à la tête d'un mouvement, Ansar Eddine, dont l'idéologie islamiste est en contradiction avec les différentes ailes du MNLA. Un de ses cousins, Abdelkrim le "Targui", est aussi à la tête d'une des katiba d'AQMI.
Mathieu Guidère, professeur d'islamologie et de pensée arabe à l'université Toulouse-II, estime pour sa part l'effectif des combattants d'AQMI à un millier. Mais il note surtout les importantes pertes du groupe (combattants tués, blessés, arrêtés ou repentis), qui atteindraient, selon ses calculs, 50 % des effectifs chaque année, ce qui suppose un renouvellement constant des recrues, notamment pour les Brigades du Sahara. Entre 2007 et 2011, les pertes de cette mouvance auraient été de 500 à 600 hommes par an. Encore ces estimations ne concernent-elles que les "réguliers", qui vivent en permanence en armes. A ce premier cercle doivent être ajoutés des "réservistes", qui vivent dans les villages et campements et peuvent être mobilisés pour des opérations militaires, des activités de renseignement ou de ravitaillement.
"COMPLICITÉ" DU GOUVERNEMENT
Les pertes subies par AQMI ne sont pas suffisantes pour stopper ses activités, notamment dans le nord du Mali. Et des responsables français s'exaspèrent de voir le gouvernement local, selon une bonne source, "au mieux passif, sinon complice" face à la présence des katiba dans une partie du pays. Des interceptions de communications ont montré que certains officiers maliens échangeaient par téléphone portable avec des interlocuteurs d'AQMI. Une manière d'éviter la confrontation, mais aussi, parfois, de fixer certains arrangements concernant la circulation de trafiquants sur des routes discrètes, qui montent vers le nord, en direction de l'Algérie et "où l'armée évite absolument de se trouver", assure la même source.
Ahmadou Ould Abdallah, ancien représentant des Nations unies en Somalie et actuel directeur du C4S (Centre pour les stratégies pour la sécurité Sahel Sahara), ose le rapprochement entre trafics et liberté d'action d'AQMI : "Il n'y aurait pas d'AQMI dans la région sans complicités avec les services de renseignement et de sécurité, et avec des responsables des douanes." Ces complicités s'étendraient partout, notamment en Algérie, mais aussi au Mali. A Gao, dans le nord du pays, un quartier où s'érigeaient de luxueuses villas a été surnommé... "Cocaïne City".
Mais la relative liberté de mouvement dont bénéficie AQMI dans le nord du Mali tient à un autre facteur. Le président malien, Ahmadou Toumani Touré (ATT), a toujours considéré que la "guerre" d'AQMI n'était pas la sienne. Pourquoi le Mali irait-il combattre les katiba ? Le pays, déjà en proie à de grandes difficultés, aggravées par le déclenchement de la rébellion touareg, ferait alors figure d'ennemi d'Al-Qaida, susceptible d'être frappé par des attentats.
L'autre pays concerné au premier chef, l'Algérie, s'est refusé jusqu'ici à intervenir militairement au-delà de ses frontières. Et s'oppose aussi aux projets d'implantations militaires occidentales dans la région. Comme le résume Ahmedou Ould Abdallah : "Tant que l'Algérie ne s'engage pas, le Mali ne pourra pas le faire. Et la Mauritanie (qui livre des combats occasionnels sur le territoire malien) est trop limitée sur le plan logistique."
"GRAND JEU"
La bande sahélo-saharienne fait aussi l'objet d'un "grand jeu" qui se joue à l'échelle régionale, mais aussi internationale. Et où toutes les positions ont été transformées par les retombées de la crise libyenne et des révoltes arabes.
La première conséquence est d'avoir ramené au Mali des centaines de combattants touareg bien armés, qui forment à présent le gros des troupes du MNLA. Mais aussi d'avoir provoqué un électrochoc philosophique parmi les têtes pensantes d'AQMI. Des membres sont repartis dans leur pays où les pouvoirs tombaient, notamment en Tunisie, alors que, dans le Sahara, les katiba ne semblaient s'occuper que de trafics et de prises d'otages. Il a donc fallu opérer un "changement radical de stratégie", selon Mathieu Guidère, qui a poussé "Droukdal à se recentrer sur un djihad local, en ciblant le seul pays "apostat" qui reste à ses yeux un agent de l'Occident, l'Algérie".
Depuis 2011, en effet, les accrochages meurtriers et les attentats se sont multipliés sur le sol algérien. Dernier en date : l'attentat-suicide qui a visé, le 3 mars, la garnison des gendarmes de Tamanrasset, faisant 23 blessés. Une première dans cette ville du Sud algérien où a été précisément créé, en 2010, un comité d'état-major opérationnel conjoint à l'Algérie, au Mali, à la Mauritanie et au Niger.
Dans l'intervalle, des forces spéciales étrangères se déploient dans la région. En Mauritanie, à Atar, trois bâtiments, d'une capacité de 150 lits, accueillent des troupes françaises venues entraîner leurs homologues mauritaniens. Des "instructeurs" américains, reconnaît le président mauritanien, sont aussi présents dans la région. La première confrontation militaire connue de troupes françaises avec AQMI a eu lieu le 22 juillet 2010, lorsque des forces spéciales et un contingent mauritanien ont tenté de libérer l'otage Michel Germaneau. La katiba avait subi des pertes importantes, mais l'otage n'avait pas été libéré. Trois jours plus tard, AQMI annonçait l'avoir exécuté, comme le prévoient les consignes du groupe. "Malgré cet échec, le paradoxe de cette opération, c'est que cela a renforcé notre conviction que les troupes d'AQMI pouvaient être défaites", conclut une source sécuritaire française.
Isabelle Mandraud et Jean-Philippe Rémy Le Monde
10.3.12
9.3.12
Regresso da Líbia ao que era há 50 anos
A região líbia da Cirenaica, com capital em Benghazi, declarou a sua independência administrativa em relação ao resto da Líbia, decisão contestada e considerada inaceitável pelo Conselho Nacional de Transição (CNT), originário igualmente de Benghazi mas instalado em Tripoli como governo central desde o assassínio de Khaddafi.
O CNT diz que se trata de "um princípio de conspiração" encorajado por "algumas nações árabes". A Cirenaica integra as mais ricas regiões petrolíferas da Líbia.
O anúncio da criação de um Estado semiautónomo foi feito terça-feira numa assembleia de chefes tribais, comandantes das milícias e políticos realizada em Benghazi. Designado Barqa em árabe, o Estado terá a sua capital, parlamento, corpo de polícia e tribunais próprios. Os seus porta-vozes afirmam que a nova entidade continuará a fazer parte da Líbia, não mudará de bandeira e hino, mas pretende pôr fim aos tempos em que, segundo eles, o Leste do país "foi discriminado". Trata-se "de uma independência administrativa, não de uma separação", disse Fadl-Allah Haroun, apresentado pela Associated Press como "uma destacada figura tribal e comandante de milícia".
Desde o derrube do regime de Khaddafi e com o fim da ação militar estrangeira no país a Líbia tem vivido politicamente à deriva, com um governo formal em Tripoli formado pelo Conselho Nacional de Transição criado pelos países da NATO, órgão cada vez mais dividido e com menos poder, sendo este exercido arbitrariamente por centenas de milícias que criaram os próprios feudos e se recusam a entregar as armas. Crê-se que existam 120 mil milicianos armados na Líbia dependendo dos seus próprios chefes, com instalações próprias, prisões privadas e domínio sobre áreas territoriais por vezes delimitadas por chek-points assegurados pelas milícias.
Mustafa Abdul Jalil, o chefe do CNT e que foi considerado o homem forte apoiado pelos Estados Unidos, França e Reino Unido, afirmou face à declaração de independência que se trata de uma "perigosa conspiração infelizmente encorajada e apoiada por vários países árabes", de que não citou os nomes mas crê-se serem ditaduras sunitas fundamentalistas da Península Arábica como o Qatar e a Arábia Saudita. Estes países estiveram diretamente envolvidos no início da revolta armada líbia e são igualmente os fornecedores de armas ao Exército Sírio da Liberdade, criado na Turquia e presentemente em fuga de Homs para o Líbano. Qatar e Arábia Saudita têm sido, através do Conselho de Cooperação do Golfo, os intérpretes no terreno dos interesses norte-americanos e de países europeus que se envolveram no derrube de Khaddafi, comandaram a repressão no Bahrein e dirigem a intervenção externa na Síria.
Artigo publicado no portal do Bloco de Esquerda no parlamento europeu
O CNT diz que se trata de "um princípio de conspiração" encorajado por "algumas nações árabes". A Cirenaica integra as mais ricas regiões petrolíferas da Líbia.
O anúncio da criação de um Estado semiautónomo foi feito terça-feira numa assembleia de chefes tribais, comandantes das milícias e políticos realizada em Benghazi. Designado Barqa em árabe, o Estado terá a sua capital, parlamento, corpo de polícia e tribunais próprios. Os seus porta-vozes afirmam que a nova entidade continuará a fazer parte da Líbia, não mudará de bandeira e hino, mas pretende pôr fim aos tempos em que, segundo eles, o Leste do país "foi discriminado". Trata-se "de uma independência administrativa, não de uma separação", disse Fadl-Allah Haroun, apresentado pela Associated Press como "uma destacada figura tribal e comandante de milícia".
Desde o derrube do regime de Khaddafi e com o fim da ação militar estrangeira no país a Líbia tem vivido politicamente à deriva, com um governo formal em Tripoli formado pelo Conselho Nacional de Transição criado pelos países da NATO, órgão cada vez mais dividido e com menos poder, sendo este exercido arbitrariamente por centenas de milícias que criaram os próprios feudos e se recusam a entregar as armas. Crê-se que existam 120 mil milicianos armados na Líbia dependendo dos seus próprios chefes, com instalações próprias, prisões privadas e domínio sobre áreas territoriais por vezes delimitadas por chek-points assegurados pelas milícias.
Mustafa Abdul Jalil, o chefe do CNT e que foi considerado o homem forte apoiado pelos Estados Unidos, França e Reino Unido, afirmou face à declaração de independência que se trata de uma "perigosa conspiração infelizmente encorajada e apoiada por vários países árabes", de que não citou os nomes mas crê-se serem ditaduras sunitas fundamentalistas da Península Arábica como o Qatar e a Arábia Saudita. Estes países estiveram diretamente envolvidos no início da revolta armada líbia e são igualmente os fornecedores de armas ao Exército Sírio da Liberdade, criado na Turquia e presentemente em fuga de Homs para o Líbano. Qatar e Arábia Saudita têm sido, através do Conselho de Cooperação do Golfo, os intérpretes no terreno dos interesses norte-americanos e de países europeus que se envolveram no derrube de Khaddafi, comandaram a repressão no Bahrein e dirigem a intervenção externa na Síria.
Artigo publicado no portal do Bloco de Esquerda no parlamento europeu
8.3.12
Os ratos começam a abandonar a nave síria
Syria's deputy oil minister says he is resigning to join the revolt against the government.
Abdo Hussameddin announced his defection in a video posted on YouTube.
He is the highest level political figure to abandon the government of President Bashar al-Assad since the uprising erupted a year ago.
Earlier, after a visit to the city of Homs, the UN humanitarian chief said some areas had been "devastated" in the offensive by Syrian government troops.
Valerie Amos said the bombed-out Baba Amr district felt like it had been closed down entirely. The government retook the district last week after fierce shelling.
Activists say troops committed massacres since they went in. Damascus blames rebels for many deaths.
'Driven by barbarism'
Deputy minister Abdo Hussameddin, 58, posted his video on YouTube late on Wednesday.
Wearing a smart jacket, collar and tie, and sitting in a high-backed armchair, he read out a four-minute ringing denunciation of the regime he said he had served in one capacity or another for the past 33 years.
BBC
Abdo Hussameddin announced his defection in a video posted on YouTube.
He is the highest level political figure to abandon the government of President Bashar al-Assad since the uprising erupted a year ago.
Earlier, after a visit to the city of Homs, the UN humanitarian chief said some areas had been "devastated" in the offensive by Syrian government troops.
Valerie Amos said the bombed-out Baba Amr district felt like it had been closed down entirely. The government retook the district last week after fierce shelling.
Activists say troops committed massacres since they went in. Damascus blames rebels for many deaths.
'Driven by barbarism'
Deputy minister Abdo Hussameddin, 58, posted his video on YouTube late on Wednesday.
Wearing a smart jacket, collar and tie, and sitting in a high-backed armchair, he read out a four-minute ringing denunciation of the regime he said he had served in one capacity or another for the past 33 years.
BBC
7.3.12
A Líbia está a desintegrar-se
The Libyan leader, Mustafa Abdul Jalil, has vowed to use force to stop the country breaking up after leaders in an eastern region declared autonomy.
"We are not prepared to divide Libya," he said, blaming "infiltrators" and "pro-Gaddafi elements" for backing the autonomy plan. "We are ready to deter them, even with force."
The comments, unusually strident for the Libyan leader, came a day after 3,000 activists, politicians and tribal leaders met in the eastern city of Benghazi to inaugurate a self-declared Cyrenaica Provisional Council.
Their declaration of autonomy, and the appointment of Ahmed al-Senussi, a relative of Libya's former king, Idris, as head of the new council, has rapidly spiralled into a crisis. Jalil warned: "I call on my brothers the Libyan people to be aware and alert to the conspiracies that are being plotted against them and to be aware that some people are dragging the country back down into a deep pit."
Pro-autonomy leaders say their ambition is limited to self-government in a region of Libya long neglected by the former regime of Muammar Gaddafi. The Cyrenaica council insisted that control of the national army, foreign policy and the country's oil reserves would remain with the nation's government.
But the declaration is also a reminder of the strength of regional and tribal affiliations in a country whose provinces formed the current state of Libya only in 1934, having been occupied by Italy and before that by the Ottoman empire.
Critics see it as evidence that eastern leaders want to form a breakaway state. It is lost on few Libyans that Cyrenaica, which stretches from the city of Sirte to the Egyptian border, contains 80% of Libya's oil and only 20% of the population.
"It is crazy. Libya cannot divide," said Abdulfatah Alghannai, a student in Misrata. "Nobody wants it. The martyrs and the wounded fought to unite Libya, not divide it."
The call for autonomy centres on an eight-point declaration to "administer the affairs of the province". Protests against the move took place earlier this week in the capital, Tripoli, and in Benghazi itself.
The call underlines the continuing fragmentation of a country where central government is struggling to exert control, four months after the official end of the revolution.
The Guardian
"We are not prepared to divide Libya," he said, blaming "infiltrators" and "pro-Gaddafi elements" for backing the autonomy plan. "We are ready to deter them, even with force."
The comments, unusually strident for the Libyan leader, came a day after 3,000 activists, politicians and tribal leaders met in the eastern city of Benghazi to inaugurate a self-declared Cyrenaica Provisional Council.
Their declaration of autonomy, and the appointment of Ahmed al-Senussi, a relative of Libya's former king, Idris, as head of the new council, has rapidly spiralled into a crisis. Jalil warned: "I call on my brothers the Libyan people to be aware and alert to the conspiracies that are being plotted against them and to be aware that some people are dragging the country back down into a deep pit."
Pro-autonomy leaders say their ambition is limited to self-government in a region of Libya long neglected by the former regime of Muammar Gaddafi. The Cyrenaica council insisted that control of the national army, foreign policy and the country's oil reserves would remain with the nation's government.
But the declaration is also a reminder of the strength of regional and tribal affiliations in a country whose provinces formed the current state of Libya only in 1934, having been occupied by Italy and before that by the Ottoman empire.
Critics see it as evidence that eastern leaders want to form a breakaway state. It is lost on few Libyans that Cyrenaica, which stretches from the city of Sirte to the Egyptian border, contains 80% of Libya's oil and only 20% of the population.
"It is crazy. Libya cannot divide," said Abdulfatah Alghannai, a student in Misrata. "Nobody wants it. The martyrs and the wounded fought to unite Libya, not divide it."
The call for autonomy centres on an eight-point declaration to "administer the affairs of the province". Protests against the move took place earlier this week in the capital, Tripoli, and in Benghazi itself.
The call underlines the continuing fragmentation of a country where central government is struggling to exert control, four months after the official end of the revolution.
The Guardian
2.3.12
Apelo à cautela na questão síria
Um ano decorrido sobre o início da agitação, a Síria continua sem uma solução à vista. E todos devemos ter em conta que se trata de um país mesmo à beira da União Europeia, uma vez que do seu território ao de Chipre, que é "um dos nossos", um dos 27, medeiam uns escassos 110 quilómetros.
Jorge Heitor
Terminados 12 meses de levantamento popular e uma série de sessões da Liga Árabe e do Conselho de Segurança das Nações Unidas, o mundo continua sem saber como é que será o futuro imediato do martirizado povo sírio.
Uns bons 6.000 mortos depois, não se conseguiu acabar com a repressão exercida sobre os contestarários nem abrir caminho para uma saída pacífica do Presidente Bashar al-Assad, tal como Ben Ali saiu o ano passado da Tunísia.
Tunisinos, líbios, egípcios, iemenitas, sírios e outros povos árabes têm vindo a trilhar caminhos substancialmente diferentes uns dos outros para alcançar metas que na sua essência são muito parecidas: sociedades melhores, onde não haja um só partido com a parte de leão do verdadeiro poder; mas antes uma série de forças, políticas e religiosas, a trabalhar em conjugação para se alcançar o bem geral.
O Qatar, outros países da Liga Árabe, os Estados Unidos, o Reino Unido e a França queriam que Assad entregasse quanto antes a chefia do Estado a um vice-presidente, que se encarregasse de organizar a transição para um sistema francamente mais aceitável tanto pelo próprio povo como pela comunidade internacional. Só que a Rússia, com uma base militar na Síria, à qual fornece armas, se opôs tenazmente a esse projecto, que iria diminuir a sua influência no Médio Oriente.
Depois de se ter visto que a neutralização do coronel Muammar Khadafi não melhorou de forma alguma, até mais ver, o quotidiano do povo líbio, também há por aí fora quem se interrogue sobre se o simples facto de Assad sair seria um passo muito significativo para a democratização do respectivo país. Serão acaso os vice-presidentes da República e os demais dirigentes do ramo sírio do partido Baas (Ressurreição) pessoas muito mais aceitáveis do que o oftalmologista que sucedeu a seu pai, Hafez al-Assad?
Muita cautela
A verdade é que se terá de actuar sempre com extrema cautela, sem precipitações, para que depois não se diga que foi pior a emenda do que o soneto, como tantas vezes acontece quando se pretende remover alguns escolhos do caminho e se acaba por tropeçar em problemas ainda maiores.
Se acaso as forças mais conservadoras e aguerridas da América do Norte, do Reino Unido e da França recorressem às armas para derrubar Bashar al-Assad, corriam o risco não só de um confronto com a Rússia e a China como com a própria República Islâmica do Irão, a caminho de se dotar de capacidade nuclear.
Ninguém se deve esquecer dos desaires verificados nos últimos 21 anos com intervenções externas na Somália, no Iraque e no Afeganistão, pois que é sempre muito difícil acabar com uma situação ditatorial sem ter uma garantia mínima de que se possa descambar para a anarquia, com consequências quiçá bastante graves.
A NATO, que bombardeou as forças de Khadafi, decerto gostaria muito de também dar cabo das estruturas do ramo sírio do Baas, bem como do Hezbollah libanês e do Hamas palestiniano; mas não o deverá fazer se isso acaso acarretar o risco de um confronto ao mais alto nível entre o Ocidente e o Irão. Ou se der cabo do bom entendimento a que nas últimas duas décadas se tem procurado chegar tanto com a Rússia como com a China.
Nada de precipitações
Tendo-se verificado que as mudanças na Tunísia, na Líbia e no Egipto acarretam o risco de dar mais força a radicalismos fundamentalistas, em vez de abrir caminho a forças liberalizantes, é de pensar sempre duas vezes antes de encetar uma grande operação.
O que resta ver, como tem vindo a ser debatido ao longo dos últimos 13 anos, é se na verdade nos convém mais um diálogo de civilizações ou um choque entre elas, com o Médio Oriente ainda mais a ferro e fogo do que já por diversas vezes o tem estado neste último meio século (para já não recuar a tempos mais distantes).
Consolidar primeiro a democratização da Tunísia, do Egipto e do Iémen, por exemplo, é só depois estudar muito bem, com os principais interessados, qual a melhor solução a dar ao caso sírio poderá ser a melhor via para esta Primavera de 2012 que se está a aproximar; de modo a que não alastrem ainda mais cenas pouco edificantes a que temos vindo a assistir nas ruas de Tripoli, do Cairo e de Port Said.
Está decerto em causa o futuro da Síria, mas a diplomacia, uma diplomacia extremamente meticulosa, com punhos de renda, poderá ainda tentar o quase milagre de serenar os ânimos por aquelas bandas, de modo a que se possa assistir a um pouco mais de paz, desde o Mediterrâneo Oriental ao Paquistão.
Os chefes das grandes confissões religiosas e os mais destacados pacifistas deveriam ter uma palavra a dizer, e ser ouvidos com muita atenção, para que os ânimos acalmem no Norte de África e no Médio Oriente, de modo a não tornar ainda mais complicada toda a situação internacional, que tão complexa é.
Todos nós condenamos as violações dos direitos humanos, sejam elas na Síria, na China, na Bielorússia ou na Coreia do Norte; mas não queremos deitar ainda ainda mais achas para a fogueira, desencadeando acções precipitadas que elevem o número de mortos de forma exponencial, passando os mesmos eventualmente de 6.000 para alguns 30.000.
Os Estados Unidos, o Reino Unido, a França, Israel, a Arábia Saudita e a Turquia, entre outros, têm a obrigação de se entender com todas as facções da sociedade síria, de modo a evitar o pior, naquela martirizada região do nosso planeta, onde o ano passado tanto se falou de Primavera sem que tivesse sido possível ver muitas flores a florir.
-- (na revista Além Mar)
Jorge Heitor
Terminados 12 meses de levantamento popular e uma série de sessões da Liga Árabe e do Conselho de Segurança das Nações Unidas, o mundo continua sem saber como é que será o futuro imediato do martirizado povo sírio.
Uns bons 6.000 mortos depois, não se conseguiu acabar com a repressão exercida sobre os contestarários nem abrir caminho para uma saída pacífica do Presidente Bashar al-Assad, tal como Ben Ali saiu o ano passado da Tunísia.
Tunisinos, líbios, egípcios, iemenitas, sírios e outros povos árabes têm vindo a trilhar caminhos substancialmente diferentes uns dos outros para alcançar metas que na sua essência são muito parecidas: sociedades melhores, onde não haja um só partido com a parte de leão do verdadeiro poder; mas antes uma série de forças, políticas e religiosas, a trabalhar em conjugação para se alcançar o bem geral.
O Qatar, outros países da Liga Árabe, os Estados Unidos, o Reino Unido e a França queriam que Assad entregasse quanto antes a chefia do Estado a um vice-presidente, que se encarregasse de organizar a transição para um sistema francamente mais aceitável tanto pelo próprio povo como pela comunidade internacional. Só que a Rússia, com uma base militar na Síria, à qual fornece armas, se opôs tenazmente a esse projecto, que iria diminuir a sua influência no Médio Oriente.
Depois de se ter visto que a neutralização do coronel Muammar Khadafi não melhorou de forma alguma, até mais ver, o quotidiano do povo líbio, também há por aí fora quem se interrogue sobre se o simples facto de Assad sair seria um passo muito significativo para a democratização do respectivo país. Serão acaso os vice-presidentes da República e os demais dirigentes do ramo sírio do partido Baas (Ressurreição) pessoas muito mais aceitáveis do que o oftalmologista que sucedeu a seu pai, Hafez al-Assad?
Muita cautela
A verdade é que se terá de actuar sempre com extrema cautela, sem precipitações, para que depois não se diga que foi pior a emenda do que o soneto, como tantas vezes acontece quando se pretende remover alguns escolhos do caminho e se acaba por tropeçar em problemas ainda maiores.
Se acaso as forças mais conservadoras e aguerridas da América do Norte, do Reino Unido e da França recorressem às armas para derrubar Bashar al-Assad, corriam o risco não só de um confronto com a Rússia e a China como com a própria República Islâmica do Irão, a caminho de se dotar de capacidade nuclear.
Ninguém se deve esquecer dos desaires verificados nos últimos 21 anos com intervenções externas na Somália, no Iraque e no Afeganistão, pois que é sempre muito difícil acabar com uma situação ditatorial sem ter uma garantia mínima de que se possa descambar para a anarquia, com consequências quiçá bastante graves.
A NATO, que bombardeou as forças de Khadafi, decerto gostaria muito de também dar cabo das estruturas do ramo sírio do Baas, bem como do Hezbollah libanês e do Hamas palestiniano; mas não o deverá fazer se isso acaso acarretar o risco de um confronto ao mais alto nível entre o Ocidente e o Irão. Ou se der cabo do bom entendimento a que nas últimas duas décadas se tem procurado chegar tanto com a Rússia como com a China.
Nada de precipitações
Tendo-se verificado que as mudanças na Tunísia, na Líbia e no Egipto acarretam o risco de dar mais força a radicalismos fundamentalistas, em vez de abrir caminho a forças liberalizantes, é de pensar sempre duas vezes antes de encetar uma grande operação.
O que resta ver, como tem vindo a ser debatido ao longo dos últimos 13 anos, é se na verdade nos convém mais um diálogo de civilizações ou um choque entre elas, com o Médio Oriente ainda mais a ferro e fogo do que já por diversas vezes o tem estado neste último meio século (para já não recuar a tempos mais distantes).
Consolidar primeiro a democratização da Tunísia, do Egipto e do Iémen, por exemplo, é só depois estudar muito bem, com os principais interessados, qual a melhor solução a dar ao caso sírio poderá ser a melhor via para esta Primavera de 2012 que se está a aproximar; de modo a que não alastrem ainda mais cenas pouco edificantes a que temos vindo a assistir nas ruas de Tripoli, do Cairo e de Port Said.
Está decerto em causa o futuro da Síria, mas a diplomacia, uma diplomacia extremamente meticulosa, com punhos de renda, poderá ainda tentar o quase milagre de serenar os ânimos por aquelas bandas, de modo a que se possa assistir a um pouco mais de paz, desde o Mediterrâneo Oriental ao Paquistão.
Os chefes das grandes confissões religiosas e os mais destacados pacifistas deveriam ter uma palavra a dizer, e ser ouvidos com muita atenção, para que os ânimos acalmem no Norte de África e no Médio Oriente, de modo a não tornar ainda mais complicada toda a situação internacional, que tão complexa é.
Todos nós condenamos as violações dos direitos humanos, sejam elas na Síria, na China, na Bielorússia ou na Coreia do Norte; mas não queremos deitar ainda ainda mais achas para a fogueira, desencadeando acções precipitadas que elevem o número de mortos de forma exponencial, passando os mesmos eventualmente de 6.000 para alguns 30.000.
Os Estados Unidos, o Reino Unido, a França, Israel, a Arábia Saudita e a Turquia, entre outros, têm a obrigação de se entender com todas as facções da sociedade síria, de modo a evitar o pior, naquela martirizada região do nosso planeta, onde o ano passado tanto se falou de Primavera sem que tivesse sido possível ver muitas flores a florir.
-- (na revista Além Mar)
Problemas para Yoweri Museveni
The latest intake of MPs from Museveni’s party is causing ructions over oil and corruption as jockeying starts for the presidential succession.
A group of truculent members of parliament in the governing National Resistance Movement has forced ministers to resign and is obliging President Yoweri Kaguta Museveni to contemplate sacking most of his cabinet. This is unlikely to include his near untouchable comrade-in-arms, Prime Minister John Patrick Amama Mbabazi. In the absence of effective constitutional opposition, the NRM has become the most important check on President Museveni’s government. The young MPs are joining forces with some senior party members to challenge Museveni’s policies and his appointments.
Museveni’s authority is being challenged as never before. A year after his overwhelming election victory, he is said to be planning a fresh start to placate the troublesome MPs. The NRM rebels’ willingness to confront their leader goes beyond the usual jockeying for position. Over 60% of MPs are newcomers who won their seats in the elections in February 2011. They believe they have the right to be heard after winning competitive and expensive primary elections for NRM candidacies. There is a more assertive mood in the political class. Politicians and activists argue heatedly over the government’s management of the oil sector.
Africa Confidential
A group of truculent members of parliament in the governing National Resistance Movement has forced ministers to resign and is obliging President Yoweri Kaguta Museveni to contemplate sacking most of his cabinet. This is unlikely to include his near untouchable comrade-in-arms, Prime Minister John Patrick Amama Mbabazi. In the absence of effective constitutional opposition, the NRM has become the most important check on President Museveni’s government. The young MPs are joining forces with some senior party members to challenge Museveni’s policies and his appointments.
Museveni’s authority is being challenged as never before. A year after his overwhelming election victory, he is said to be planning a fresh start to placate the troublesome MPs. The NRM rebels’ willingness to confront their leader goes beyond the usual jockeying for position. Over 60% of MPs are newcomers who won their seats in the elections in February 2011. They believe they have the right to be heard after winning competitive and expensive primary elections for NRM candidacies. There is a more assertive mood in the political class. Politicians and activists argue heatedly over the government’s management of the oil sector.
Africa Confidential
1.3.12
Presidenciais egípcias em Maio e Junho
L'Égypte a fixé mercredi au 23 mai prochain le début de l'élection présidentielle qui devra désigner le successeur de Hosni Moubarak, renversé il y a un an à la suite d'une révolte populaire, et permettre le retour à un pouvoir civil.
Le premier tour de la présidentielle égyptienne se tiendra sur deux jours -les 23 et 24 mai-, un second tour étant prévu les 16 et 17 juin, a annoncé le chef de la commission électorale, Farouk Soltane. Le vainqueur sera annoncé le 21 juin.
Les Egyptiens résidant à l'étranger pourront quant à eux commencer de voter du 11 au 17 mai.
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak le 11 février 2011, s'est engagé à remettre le pouvoir à un exécutif civil une fois un nouveau président élu.
La fonction de chef de l'Etat est actuellement assurée de fait par le chef du CSFA, le maréchal Hussein Tantaoui.
L'armée, dont l'action avait été largement saluée après le départ de M. Moubarak mais dont la gestion de la transition est aujourd'hui très contestée, avait promis que cette présidentielle se tiendrait avant la fin juin et serait une étape décisive du processus de démocratisation du pays.
Jeuneafrique.com
Le premier tour de la présidentielle égyptienne se tiendra sur deux jours -les 23 et 24 mai-, un second tour étant prévu les 16 et 17 juin, a annoncé le chef de la commission électorale, Farouk Soltane. Le vainqueur sera annoncé le 21 juin.
Les Egyptiens résidant à l'étranger pourront quant à eux commencer de voter du 11 au 17 mai.
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak le 11 février 2011, s'est engagé à remettre le pouvoir à un exécutif civil une fois un nouveau président élu.
La fonction de chef de l'Etat est actuellement assurée de fait par le chef du CSFA, le maréchal Hussein Tantaoui.
L'armée, dont l'action avait été largement saluée après le départ de M. Moubarak mais dont la gestion de la transition est aujourd'hui très contestée, avait promis que cette présidentielle se tiendrait avant la fin juin et serait une étape décisive du processus de démocratisation du pays.
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