27.4.13
Bissau: o tráfico arrasta-se há mais de seis anos
Os traficantes de cocaína estabeleceram uma base de operações na Guiné-Bissau, onde cidadãos colombianos criaram empresas fictícias, se deslocam em carros luxuosos e compram a protecção de pessoas bem instaladas, escreveu há uns bons seis anos o Los Angeles Times. “Todas as instituições guineenses se demoronaram. Não há controlo de fronteiras nem laboratórios da polícia”, alegou então, no princípio de 2007, Koli Kouame, da Costa do Marfim, secretário da agência das Nações Unidas para o controlo de narcóticos. Em Setembro do ano anterior um elemento da polícia local que interceptou dois colombianos a descarregar cocaína teria sido ameaçado por outros guardas.
Mais de seis anos, portanto, desde que tudo isto se sabe; e só agora é que os Estados Unidos (e não a ONU ou outras entidades) começam a fazer alguma coisa para deter três ou quatro dos traficantes.
Demasiada lentidão, como se não houvesse ninguém na comunidade internacional para resolver os problemaas dos países mais pequenos e menos populosos, situados a sul do Sara.
25.4.13
Guiné-Bissau: um narco-Estado
Qualifiée de narco-État par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, la Guinée-Bissau veut malgré tout juger elle-même deux hommes dans le viseur de la justice américaine, le contre-amiral Bubo Na Tchuto et le général Antonio Indjai.
Le premier, ex-chef d’état-major de la Marine, a été arrêté, le 3 avril au large du Cap-Vert, par l'agence américaine anti-drogue alors qu’il s’apprêtait à conclure une importante transaction de stupéfiants, qui était en réalité un piège tendu par ces mêmes autorités américaines. Le second, chef d’état-major des armées bissau-guinéennes, a été inculpé pour complot de narcoterrorisme avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le 18 avril, par un juge new-yorkais.
Le gouvernement de transition entend demander le retour des procédures dans les juridictions nationales alors que la justice bissau-guinéenne n’a pour l’instant jugé aucun gros bonnet de la drogue. Le représentant de l'ONU en Guinée-Bissau appelle les autorités et l’armée « au calme »…
Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Guinée-Bissau : poudre blanche et poudre aux yeux | (este e muitos outros artigos chegam ao meu conhecimento graças ao Professor Eduardo Costa Dias)
22.4.13
Mali: a situação ainda está por estabilizar
Jean-Marie Fardeau, directeur France Human Rights Watch
Voilà plus de trois mois que des groupes djihadistes ont mené une offensive vers Sévaré et Mopti. La France et le Mali, soutenus par des bataillons d'Afrique de l'Ouest, ont immédiatement riposté. Je me suis rendu sur place pour dresser un premier bilan de cette guerre en matière de respect des droits humains et j'ai pu constater que, dans ce domaine, la situation est loin d'être stabilisée.
Depuis la contre-offensive vers le nord, un no man's land s'est créé en matière d'Etat de droit et de protection des civils, entre le sud du Mali, où sont déployées les forces ouest-africaines, et le nord-est du pays où les armées françaises et tchadiennes ont pourchassé les groupes djihadistes. Dans les régions reconquises, l'armée malienne occupe d'immenses espaces dont elle avait perdu le contrôle début 2012.
Les forces de police et de gendarmerie sont, elles, encore peu présentes, sauf dans les villes de Tombouctou, Gao ou Douentza. La justice est absente : le procureur de la République le plus au nord du pays ne se trouve qu'à Mopti. Dans toutes les petites villes, villages et campements, notamment le long du fleuve Niger, les forces censées garantir l'Etat de droit sont absentes et des éléments indisciplinés et violents de l'armée malienne se sont déjà livrés à de graves exactions.
Un premier bilan est déjà très préoccupant : une vingtaine d'exécutions extrajudiciaires et à peu près le même nombre de disparus (pour ne parler que de celles qui sont confirmées), une trentaine d'arrestations arbitraires, plusieurs cas avérés d'actes de torture et de mauvais traitements par des militaires sur des prisonniers.
Des esprits "réalistes" diront sans doute que les proportions de ces exactions restent limitées. Et, de fait, nous n'avons pas conclu à des violations systématiques ou planifiées par la hiérarchie. Sans doute le travail d'organisations comme la nôtre a-t-il contribué à faire connaître très rapidement la gravité des exactions commises.
Des messages clairs des autorités maliennes et de leurs partenaires internationaux, dont la France, ont probablement permis d'éviter des dérapages plus importants.
Pour la première fois dans l'histoire du pays, six militaires, dont un capitaine, sont visés par une enquête à la suite de la disparition de cinq civils à Tombouctou. Ils ont été rappelés à Bamako. Ils devraient ainsi être les premiers à passer devant le tribunal militaire du Mali, qui existe sur le papier mais n'a jamais siégé !
Pour encourager ces progrès, la gendarmerie doit être fortement appuyée sans quoi elle ne pourra tenir tête à des éléments de l'armée mieux équipés et habitués à sévir en toute impunité. Toutes les exactions commises par des membres de l'armée malienne doivent rapidement faire l'objet d'enquêtes.
Les défis à relever en matière de droits humains sont considérables. Qu'il s'agisse de la formation de l'armée malienne au droit de la guerre (une dimension présente dans le programme de formation que l'Union européenne a commencé à dispenser à quatre bataillons de l'armée de terre), ou de la lutte contre la corruption (qui a pesé lourd dans l'origine de la crise et prive le pays des ressources nécessaires au respect des droits sociaux), ou encore de la mise en place d'un processus "vérité, justice et réconciliation", le Mali a du chemin à faire pour que le cycle rébellion-répression-impunité soit enfin brisé.
Une Commission dialogue et réconciliation a récemment été créée par décret mais son mandat est trop large et son mode de désignation "par le haut" risque de la priver du soutien dont elle aurait besoin. Le Mali ne devrait pas faire l'économie d'une vraie Commission vérité et réconciliation, formée de personnes respectées, issues des différents secteurs de la société et qui s'inspirerait des exemples les plus aboutis, comme la Sierra Leone. Cette commission devra faire des recommandations à la société malienne pour que celle-ci s'attaque aux causes de la crise actuelle.
Le Mali dispose de ressources humaines et d'une histoire exceptionnelles. En 1991, des centaines de jeunes étudiants ont payé de leur vie leur désir de liberté et de démocratie après une trop longue dictature militaire. Ces dernières années, cette démocratie a été gangrenée par les trafics et la corruption, précipitant l'effondrement de l'armée, la perte de contrôle du nord du pays et une crise politique majeure.
Des rebelles touareg du MNLA puis des groupes djihadistes, AQMI, Mujao et Ansar Dine, ont profité de ce contexte pour tenter d'imposer leur agenda, certains de leurs membres se rendant coupables de crimes qui pourraient relever de la Cour pénale internationale.
Mais la possible victoire militaire à court terme sur les groupes djihadistes ne doit pas faire oublier que la crise malienne est bien plus profonde. Le respect des droits de chaque Malienne et de chaque Malien devrait être l'objectif central de la mise en place d'un véritable Etat de droit que ce peuple mérite amplement. La mission de "stabilisation" des Nations unies qui prendra la suite de l'intervention actuelle devra placer cet objectif en tête de ses priorités.
A Itália perante o impasse político
Nulle intention ici de sous-estimer en politique les mérites de l'expérience et de la maturité – bref, de l'âge. Surtout en ces temps où la maladie du "jeunisme" se porte si bien. Mais, tout de même, la réélection, samedi 20 avril, de Giorgio Napolitano à la présidence de l'Italie n'est pas un signe de bonne santé de la démocratie transalpine.
M. Napolitano aura 88 ans au moins de juin. Son mandat est de sept ans, ce qui l'amènera à quitter le palais du Quirinal à l'âge de 94 ans. Est-ce bien raisonnable ?
Durant son premier mandat, M. Napolitano a eu souvent l'occasion de montrer qu'il était un homme d'Etat, responsable et clairvoyant. On lui doit, notamment, d'avoir été l'un de ceux qui ont chassé de la tête du gouvernement un Silvio Berlusconi qui n'aurait jamais dû y accéder. Il est respecté à droite et à gauche.
Mais le succès de Georgio Napolitano, samedi, doit moins à ses qualités qu'à une déroute du système politique. Moins que jamais, il n'a semblé capable ces derniers mois de donner à l'Italie un gouvernement à la mesure des problèmes qu'elle affronte.
En février, les électeurs ont envoyé une majorité de gauche (Parti démocrate) à la Chambre des députés, mais pas au Sénat. Cela a empêché la formation d'un gouvernement. Désigné par un collège de grands électeurs, le chef de l'Etat, s'il ne gouverne pas, exerce une influence importante dans le système. Mais cinq tours de scrutin en une semaine n'ont pas permis aux partis de s'accorder sur un autre nom que celui de M. Napolitano – faute de mieux.
Le système est doublement grippé : institutions inadéquates, notamment un bicamérisme paralysant ; classe politique incapable de sortir de petits jeux de pouvoir indignes. Ce ne serait pas trop grave s'il ne s'agissait pas de la troisième économie de la zone euro, d'un pays-clé pour l'avenir de l'Europe, d'une des locomotives du bien-être sur le Vieux Continent.
L'Italie est au coeur du redressement de l'union monétaire européenne. Or l'Italie est fragile. Si ses finances publiques et sa balance commerciale sont plutôt en meilleur état que celles de la France, sa dette publique approche un taux insupportable : 120 % du produit intérieur brut. A la moindre secousse, financière ou politique, le Trésor italien voit s'envoler les taux qu'il lui faut pratiquer pour vendre ses emprunts obligataires. Par effet de contagion, le risque italien pèse sur l'ensemble de la zone euro.
La gauche pouvait installer un homme solide et compétent au Quirinal, en la personne de Romano Prodi. C'eût été un signe positif, pour toute l'Europe. La gauche a échoué, victime de ses divisions. Elle rouvre ainsi la porte du gouvernement au parti de M. Berlusconi, perspective atterrante.
La grande sagesse du président Napolitano ne suffira pas à sortir Rome de cette mauvaise passe.
Éditorial du "Monde"
Beppe Grillo: em luta por uma nova Itália
Una domenica di aprile triste, un silenzio strano. Quella poca gente che si vede in giro nelle città la mattina non sorride e tira dritto. Ti senti come il giorno dopo la scomparsa di una persona cara. Quella indefinibile mancanza che provi dentro, che non riesci ad accettare e che sai ti accompagnerà troppo a lungo. La Repubblica, quella che si dice democratica e fondata sul lavoro, ieri è morta. Pensi al sorriso raggiante di Berlusconi in Parlamento, risplendente come il sole di mezzogiorno, dopo la nomina di Napolitano, e ti domandi come è possibile tutto questo, pensi ai processi di Berlusconi, a MPS, alle telefonate di Mancino, ai saggi e alle loro indicazioni per proteggere la casta. Sai che alcuni di loro diventeranno ministri. Ti viene lo sconforto. Tutto era stato predisposto con cura. Un governissimo, le sue "agende" Monti e Napolitano, persino il nome del primo ministro, Enrico Letta o Giuliano Amato, e un presidente Lord protettore dei partiti. Uno tra Amato, D'Alema o Marini avrebbe dovuto essere l'eletto. Rodotà ha rovinato i giochi. Ed ecco il piano B con il rientro di Napolitano che fino al giorno prima aveva strenuamente affermato che non si sarebbe ricandidato. E di notte, in poche ore (minuti?) si è deciso (ratificato?) il presidente della Repubblica e la squadra di governo. Chiamala, se vuoi, democrazia. L'Italia ha perso e, non so perché, mi viene in mente il pianto disperato di Baresi dopo la finale persa ai rigori con il Brasile nel 1994. Il MoVimento 5 Stellle è diventato l'unica opposizione, l'unico possibile cambiamento. Il Partito Unico si è mostrato nella sua vera luce. Noi o loro, ora la scelta è semplice. Coloro che oggi sono designati al comando della Nazione sono i responsabili della sua distruzione. Governano da vent'anni. Per dignità dovrebbero andarsene, come avviene negli altri Stati. Chi sbaglia paga. E chi persevera paga doppiamente. Entro alcuni mesi l'economia presenterà il conto finale e sarà amarissimo. Dopo, però, ci aspetta una nuova Italia.
Matteo Renzi: por um novo Partido Democrático
"CAMBIARE il Partito Democratico per cambiare l'Italia". Il giorno dopo l'elezione di Giorgio Napolitano e le dimissioni in blocco del gruppo dirigente del Pd, Matteo Renzi lancia la sua sfida. È pronto a candidare il suo progetto a favore di un "nuovo riformismo ". Vuole un partito rinnovato, capace di interpretare il Paese e che non si paralizzi nella difesa delle "sue correnti". Il sindaco di Firenze sprona i democratici ad accettare la sfida di un "infingardo" come Beppe Grillo dettando l'agenda del governo che sta per nascere. "Mettiamoci la faccia anche con un nostro premier" ma indicando le priorità a cominciare dall'emergenza lavoro e senza aver paura del popolo del web. Un esecutivo che duri non più di un anno per poi tornare al voto con una nuova legge elettorale e dopo aver approvato un pacchetto di provvedimenti che diano una boccata d'ossigeno ai cittadini. E magari dopo aver introdotto l'elezione diretta del capo dello Stato. "A questo punto il Pd è in un angolo. O ne esce oppure salta in aria".
Nell'intervista il sindaco di Firenze sositiene che bisogna abolire il finanziamento pubblico ai partiti, ma anche che la vera trasparenza non è lo streming, ma rendicontare la spesa. E sapere cosa ci fa Grillo in Costa Rica. Il governo, continua Renzi, deve durare il meno possibile, e deve guidarlo "qualcuno che appartenga al nostro mondo".
Poi l'apertura al presidenzialismo, l'attivismo di Barca ("Ci vedremo, anche se non ho
ancora ben capito qual è il suo progetto") e la proposta di cambiare il Porcellum introducendo per le politiche la legge elettorale con cui oggi si eleggono i sindaci: "Si sa chi vince, funziona".
21.4.13
Bissau: Mísseis de António Indjai para as FARC
APRIL 18 (WASHINGTON) – - DEA Administrator Michele M. Leonhart and Preet Bharara, the United States Attorney for the Southern District of New York, announced today the unsealing of charges against Antonio Indjai, the head of the Guinea-Bissau Armed Forces, for conspiring to provide aid to the Fuerzas Armadas Revolucionarios de Colombia (the “FARC”), a South American paramilitary group long designated by the United States as a Foreign Terrorist Organization (“FTO”), by storing FARC-owned cocaine in West Africa; conspiring to sell weapons, including surface-to-air missiles to be used to protect FARC cocaine processing operations in Colombia against U.S. military forces; and conspiring to import narcotics into the United States; Indjai has been the subject of a United Nations travel ban since May 2012 as a result of his alleged participation in the April 2012 coup d'état in Guinea-Bissau.
Indjai’s co-conspirators Manuel Mamadi Mane and Saliu Sisse were apprehended in a West African Country on April 4, 2013, and thereafter transferred to the custody of the United States and transported to the Southern District of New York for prosecution. Co-conspirators Rafael Antonio Garavito-Garcia and Gustavo Perez-Garcia were apprehended in Colombia on April 5, pursuant to Interpol Red Notices, and remain in Colombia pending extradition to the United States. The case is assigned to U.S. District Judge Jed S. Rakoff.
“Today’s indictment reflects DEA’s commitment to securing our nation and protecting our citizens" Leonhart said. "These charges reveal how Indjai's sprawling drug and terror regime threatened the national security not only of his own country, but of countries across the globe. As the head of Guinea-Bissau's Armed Forces, Indjai had insider access to instruments of national power that made him an allegedly significant player in West Africa's dangerous drug trade. Partnering with individuals he believed to be part of a terrorist organization like the FARC served to expand Indjai's criminal activities and the damage he could cause. Due to our worldwide reach and unrelenting efforts, DEA and our partners took decisive action against this narco-terrorist and his network of facilitators."
U.S. Attorney Bharara said: “As alleged, from his position atop the Guinea-Bissau military, Antonio Indjai conspired to use his power and authority to be a middleman and his country to be a way-station for people he believed to be terrorists and narco-traffickers so they could store, and ultimately transport narcotics to the United States, and procure surface-to-air missiles and other military-grade hardware to be used against United States troops. As with so many allegedly corrupt officials, he sold himself and use of his country for a price. The charges against Indjai, together with the recent arrests of his co-conspirators, have dismantled a network of alleged narco-terrorists, and once again showcased the extraordinary work of our DEA partners who, at great personal risk, travel across the globe to investigate and make arrests in these cases in order to protect the American people and American interests here and abroad.”
According to the Indictment against Indjai that was unsealed today and previously unsealed Indictments against his co-conspirators: Indjai became the head of the Guinea-Bissau armed forces in June of 2010. Beginning in the summer of 2012, he and his co-defendants communicated with confidential sources (the “CSs”) working with the DEA who purported to be representatives and/or associates of the FARC. The communications occurred by telephone, over e-mail, and in a series of audio-recorded and videotaped meetings over several months in Guinea-Bissau.
During meetings in Guinea-Bissau beginning in June 2012, and continuing through at least mid-November 2012, Indjai, Mane, Sisse, Garavito-Garcia, and Perez-Garcia agreed to receive and store multi-ton shipments of FARC-owned cocaine in Guinea-Bissau. The defendants agreed to receive the cocaine off the coast of Guinea-Bissau, and to store the cocaine in storage houses there pending its eventual shipment to the United States, where it would be sold for the financial benefit of the FARC. The defendants further agreed that a portion of the cocaine would be used to pay Guinea-Bissau government officials, including Indjai, for providing safe passage for the cocaine through Guinea-Bissau.
Also during those meetings, Indjai, Mane, Sisse, and Garavito-Garcia agreed to arrange to purchase weapons for the FARC, including surface-to-air missiles, by importing them into Guinea-Bissau for the nominal use of the Guinea-Bissau military when in fact they intended to provide the weapons to the FARC.
For example, on June 30, 2012, during a recorded meeting in Guinea-Bissau with the CSs, Mane, Sisse, and Garavito-Garcia agreed to assist in the distribution of FARC cocaine by facilitating its shipment to Guinea-Bissau inside loads of military uniforms, and by establishing a front company in Guinea-Bissau to export the cocaine to the United States. In addition, Mane agreed to assist in obtaining weapons for the FARC by arranging a meeting with Indjai. On July 2, 2012, at a recorded meeting with the CSs in Guinea-Bissau, INDJAI agreed to facilitate the shipment of cocaine to the United States through Guinea-Bissau and to procure weapons for the FARC, including surface-to-air missiles, knowing that the weapons would be used to combat United States forces operating in Colombia. During a recorded meeting in Guinea-Bissau with Mane, Sisse, Garavito-Garcia, and Perez-Garcia on November 13, 2012, a Guinea-Bissau military official advised one of the CSs that Indjai would be ready to execute the weapons transaction once the FARC brought money to Guinea-Bissau, and that the anti-aircraft missiles to be sold to the FARC could be used against United States helicopters operating in Colombia.
DEA
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