18.6.13

Le Monde chama camaleão a Durão Barroso

Pour une fois, les Européens arrivaient unis face aux Américains. Le G8 de Lough Erne, en Irlande du Nord, devait permettre de lancer en grande pompe, avec Barack Obama, les négociations visant à établir un traité transatlantique de libre-échange. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a torpillé cette unité en affirmant, juste avant l'ouverture du sommet, que la position de la France sur l'exception culturelle était "réactionnaire". Peu importe de savoir si la France l'est. Et s'il fallait ou non exclure, au nom de l'exception culturelle, les services audiovisuels du mandat de négociation confié à la Commission européenne. Pour être prêts, les Vingt-Sept ont longuement négocié jusque tard dans la nuit, vendredi 14 juin. La France a fini par imposer ses vues et a remporté une victoire politique. Que cette issue satisfasse ou non M. Barroso, peu importe aussi. Il est président de la Commission et se trouve lié par le mandat qui lui a été confié par les Etats. En dénigrant l'accord au lendemain de sa conclusion, M. Barroso ne se comporte pas en gardien des traités, comme sa mission le lui impose. Rappelons à une Commission qui se pique souvent de juridisme l'article 4-3 du traité de Lisbonne : "En vertu du principe de coopération loyale, l'Union et les Etats membres se respectent et s'assistent mutuellement dans l'accomplissement des missions découlant des traités." En l'occurrence, M. Barroso n'est ni "loyal" ni "respectueux". Le commissaire au commerce, le Belge Karel De Gucht, a adopté une attitude comparable. Il n'est pas parvenu à imposer ses vues. Mauvais joueur, il prétend qu'il sera possible de réintroduire les services audiovisuels dans la négociation. Il se paie de mots : à l'unanimité, tout est possible ; en réalité, la France conserve son droit de veto sur le sujet. Mais M. De Gucht a une excuse : il va négocier avec les Américains et craint que ceux-ci ne ripostent en écartant de la négociation des domaines stratégiques pour les Européens. Si nécessaire, il veut pouvoir revenir auprès des Vingt-Sept pour amender son mandat de négociation. M. Barroso, en revanche, semble avoir des visées beaucoup plus personnelles. Depuis huit ans, le président de la Commission s'est distingué par sa ductilité. Défenseur des petits Etats lorsqu'il était premier ministre du Portugal, libéral lors de sa nomination à Bruxelles avant la crise de 2008, sarkozyste sous la présidence de Nicolas Sarkozy, incapable, depuis, de la moindre initiative politique pour relancer l'Union, il a accompagné le déclin des institutions européennes. Aujourd'hui, à 57 ans, ce caméléon se cherche un avenir. A la recherche d'un beau poste, à l'OTAN ou aux Nations unies – qui sait ? –, il a choisi de flatter ses partenaires anglo-saxons, le premier ministre britannique et le président américain. A la tête de la Commission, M. Barroso aura été un bon reflet de l'Europe : une décennie de régression. Editorial du "Monde"

17.6.13

Guerra civil na Turquia?

Les deux derniers meetings d'Erdogan, samedi à Ankara et dimanche à Istanbul, leurs dizaines de milliers de supporters venus (amenés) de toute la Turquie et les discours enflammés d'un Premier ministre fort de ses scores électoraux n'augurent rien de réjouissant pour les jours à venir. Une violence rare La répression à Taksim, samedi soir, à la suite d'un premier meeting qui a donné des ailes à Erdogan, a dépassé les limites de la place historique pour s'étendre aux quartiers résidentiels, vers le nord de la place. Les attaques aux canons à eau et au gaz lacrymogène ont fait des centaines de blessés à Istanbul même. Les forces de l'ordre ont poursuivi les blessés jusque dans les hôtels de tourisme où ils s'étaient repliés pour échapper à une violence policière d'une rare intensité. La circulation entre l'Asie et l'Europe avait été stoppée, les soutiens des manifestants traversaient à pied les ponts pour les rejoindre. Les médias étant censurés, seule une chaîne privée permet de suivre ce qui se passe. La communication se fait par les réseaux sociaux. On ne connaît pas le nombre exact de décès à Ankara et à Istanbul, ni celui des personnes arrêtées (évalué à plusieurs centaines). Des centaines de blessés n'ont pu recevoir de soins médicaux, la police ayant interdit l'accès des ambulances à Taksim. On évoque même l'arrestation de médecins ayant voulu porter secours à des blessés réfugiés à l'hôtel Divan. La nuit de samedi à dimanche a été spectaculaire et d'une exceptionnelle brutalité. Une rhétorique qui pousse au meurtre Dans les colonnes du journal de l'AKP, Yeni Safak (Nouvelle Aube), les articles rapportant les discours d'Erdogan sont tout à fait de nature à exciter la colère de ses troupes. On ne se soumet qu'à Dieu et non à ces manifestants provocateurs qui ont mis à sac les commerces autour de Taksim ! Ce sont les personnes de cette sorte qui ne laissent pas les filles se voiler, qui empêchent la création d'écoles religieuses, qui interdisent aux étudiantes voilées l'entrée des universités. Les manifestants auraient violé une fille voilée, auraient molesté des femmes voilées avec leurs bébés, seraient entrés chaussés dans les mosquées, y auraient bu de l'alcool... Le Premier ministre implore Dieu de préserver l'unité du peuple, appelle à résister par la prière. Comment ses discours incantatoires ne pousseraient-ils pas nombre de ses fidèles à combattre pour un islam odieusement bafoué par les manifestants ? Ce jeu est dangereux, pourtant. Les risques d'affrontement sont réels. Et l'on aurait vite fait de basculer dans la guerre civile. Obsession complotiste La rhétorique de Yeni Safak oscille entre les formules religieuses appelant Dieu à la rescousse et celles, plus classiques, du nationalisme traditionnel. Et il s'en prend depuis un moment au "lobby du taux d'intérêt" (faiz lobisi). Derrière, il y a le Juif et l'Israélien, bien sûr. Le 16 juin, le journal de l'AKP évoque un think tank américain, soutenu par l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), un groupe de pression pro-israélien, qui, il y a trois mois, aurait organisé une réunion visant à trouver les moyens de faire descendre dans la rue la jeunesse apolitique de Turquie. Erdogan aurait été au courant de l'émeute qui se préparait à Istanbul dès ce moment-là. Sic. Les néoconservateurs juifs américains seraient en fait les chevilles ouvrières de ce qui est présenté comme un véritable complot. Au nombre des comploteurs, Donald Rumsfeald (sic), Paul Wolfowitz, Bernard Lewis, Elliott Abrams, Richard Perle, etc. Le lobby (pro-)israélien aurait lancé cette offensive pour "se venger" de l'affaire du Mavi Marmara, ce bateau battant pavillon turc qui, en 2010, avait tenté de forcer le blocus de Gaza et que les Israéliens avaient attaqué pour l'empêcher d'accoster. Et l'annonce parue dans le New York Times pour soutenir les manifestants du parc Gezi aurait été payée par la boîte pharmaceutique à capital juif Rafagen. Re-sic. Ce ne serait d'ailleurs pas la première fois que le lobby néoconservateur fomenterait des complots en Turquie. Le journal évoque tantôt le Hudson Institute, tantôt le American Enterprise Institute (AEI). Mais il n'y a pas qu'eux. Le lobby arménien de Los Angeles et de San Francisco, qui va commémorer bientôt le 100e anniversaire du génocide arménien et qui aurait commencé à récolter des fonds pour cette commémoration, aurait tenu cette année rien moins que 51 réunions avec le lobby juif... Re-re-sic. Erdogan défie l'Europe On imagine avec quelle inquiétude les minorités juive et chrétiennes, en Turquie, suivent de tels développements. Mais au-delà de cette dérive complotiste digne des Protocoles des Sages de Sion, ce faux qui dopa l'antisémitisme du début du XXe siècle, c'est l'Europe, et au-delà l'Occident, que défie Erdogan, en opposant une fin de non-recevoir à ses appels à la retenue. Le "sultan vert", autoritaire et suspicieux, tente de rassembler les masses qui ont voté pour lui et à qui l'on apprend patiemment à détester l'Occident ainsi que les Turcs qui vivent à l'occidentale dans le pays (qui ne sont pourtant pas moins musulmans que les autres, et qui ne renient nullement un islam que, d'ailleurs, ils peuvent ou non pratiquer). Si la coupure, encore récemment, ne semblait pas tout à fait nette entre ces deux composantes de la population, aujourd'hui le paysage semble moins brouillé. Ces jeunes éduqués, issus de la classe moyenne ou de la classe moyenne supérieure, qui connaissent l'Occident où parfois ils ont fait leurs études, ont voulu dire non à la politique autoritaire et liberticide d'un Premier Ministre qu'ils appellent parfois "One minute", en souvenir de cet épisode de 2009, à Davos, quand M. Erdogan avait demandé avec insistance "une minute", avec les deux mots d'anglais qu'il connaît, pour évoquer la question palestinienne devant Shimon Peres. En fait, tout sépare cette jeunesse polyglotte en colère et un Erdogan issu d'un des quartiers les plus populaires d'Istanbul. Erdogan a essayé de conquérir les populations pauvres et peu éduquées des villes et des villages en passant par un islam social et généreux, et il y a réussi. La prospérité économique, qui a aussi bénéficié aux plus modestes, a fait accepter un moment aux classes moyennes et supérieures son régime d'un autre temps et son islam conservateur, sans pour autant qu'elles considèrent avec bienveillance les nouveaux seigneurs de l'économie formés dans son entourage, qui grignotaient avec appétit l'espace économique du pays. Il se pourrait bien, aujourd'hui, que le modèle d'une démocratie islamo-conservatrice turque ait vécu. Peut-être n'a-t-il jamais vraiment existé. Peut-être ne s'agissait-il que d'un simulacre qui n'a tenu que tant que vivait l'espoir d'une entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Une entrée éminemment souhaitable, et qui a longtemps été souhaitée par une grande partie de la société turque. Tout annonce désormais une aggravation de la situation dans une confrontation qui est aussi celle de classes opposées. Ce lundi, les syndicats appellent à la grève générale. L'Europe et les formations politiques européennes ont le devoir de suivre de près l'évolution des choses. La suite pourrait hélas se révéler sanglante. L'armée, décapitée de ses chefs, remplacés par de nouveaux, proches du régime, est en état d'alerte et elle risque d'intervenir pour mater les rebelles. Même si la tension baisse un moment sous le coup de la répression, et que les manifestants rentrent finalement chez eux comme le proposent certains intellectuels, ce ne sera que partie remise. Esther Benbassa/Le Huffington Post (Via ECD)

14.6.13

Nigéria: tormenta no mais populoso país africano

A Federação da Nigéria, que ao longo de umas boas cinco décadas tem lutado por sobreviver como um estado moderno, um dos primeiros da África e do Terceiro Mundo, luta agora contra a ameaça islamista que se faz sentir na sua parte setentrional, acima dos rios Níger e Benue. ________________________________________ Jorge Heitor A imensa Nigéria, o mais populoso dos países africanos, proibiu oficialmente este mês de Junho dois grupos islamistas, avisando muito seriamente que qualquer pessoa que os ajude enfrenta um mínimo de 20 anos na cadeia, pois que os fundamentalistas são um entrave a todos os esforços para transformar a sociedade que se começou a desenvolver na década de 1960 e a economia, que se pretende próspera e integrada. O Presidente Goodluck Jonathan, que conta com as boas graças dos Estados Unidos da América, proclamou o Boko Haram e o Ansaru grupos terroristas, daqueles que não são de forma alguma bem aceites nas sociedades ocidentais. O Exército, o enorme Exército da Nigéria, tem estado desde Maio envolvido numa profunda ofensiva contra os combatentes islamistas entrincheirados no Norte do país, muito em especial para os lados de Kano e do Nordeste. Desde há quatro anos, quando as esquadras começaram a ser atacadas em Maiduguri, a rebelião islamista já causou a morte a pelo menos 2.000 pessoas, enlutando assim um pedaço da África que obteve a sua independência em 1960, então fundamentalmente dividido em Norte, Leste e Ocidente, tendo em Agosto de 1963 este dado origem a uma quarta unidade, o Midwest, ou Ocidente Médio. O Presidente Jonathan deixou bem claro, no início de Junho, que as actividades do Boko Haram e do Ansaru são sem qualquer dúvida terroristas, como se viu em Dezembro de 2010 com o ataque a Jos e o subsequente assalto aos quartéis de Abuja. Quase que em sintonia com as palavras presidenciais, os Estados Unidos ofereceram recompensas por quaisquer informações sobre os combatentes islamistas que existem na África Setentrional e Ocidental, a começar por dados respeitantes ao paradeiro do líder do Boko Haram, Abubakar Shegau. Quatro anos de guerra Foi em 2009 que aquele grupo lançou a insurreição armada no Norte e no Centro da Nigéria, um país onde a indústria petrolífera gera diariamente milhões de euros, rivalizando com a de Angola. E no dia de Natal de 2011 uma série de ataques bombistas matou dezenas de pessoas, depois do que na Páscoa de 2012 foram atacadas igrejas em Kaduna. Quanto ao grupo Ansaru, que é como que um derivativo ou uma sucursal do Boko Haram, começou a notar-se mais activo o ano passado, raptando e assassinando naturais da Europa e do Médio Oriente, até que o Presidente Goodluck Jonathan proclamou o estado de emergência nos estados de Borno, Yobe e Adamawa, perrto das fronteiras com o Níger, o Chade e os Camarões. Enquanto isto, alguns defensores dos direitos humanos têm vindo a acusar as Forças Armadas de se virarem por vezes contra pessoas inocentes, que são (sem grande fundamento) acusadas de apoiarem os fundamentalistas islâmicos. Uma das novidades deste último mês foi a descoberta, no Norte da imensa Nigéria, de um arsenal pertencentes ao grupo libanês Hezbollah, o que dá bem conta de quanto os problemas do Médio Oriente e da África se encontram agora interligados, havendo uma vasta rede de cumplicidades desde a Síria ao Golfo da Guiné. Três libaneses foram detidos, segundo um porta-voz militar, o brigadeiro Ilyasu Isa Abba, de acordo com o qual havia armas anti-tanque, entre outras, no arsenal que foi descoberto na cidade de Kano. "Se um grupo como este existe aqui poderá muito bem apoiar alguns dos terroristas locais", sentenciou Bassey Etan, director do Serviço de Segurança do estado de Kano. Os meandros da História As mais recentes posições do Governo de Goodluck Jonathan, dominado por pessoas do Delta do Níger, muito rico em petróleo, fazem recordar as questões políticas nigerianas da década de 1990. Nessa altura, um regime militar, dirigido pelo general Sani Abacha, precisamente natural do Nordeste do país, tentou recorrer ao Exército para esmagar uma rebelião que havia no Delta do Níger. Alguns observadores mais cépticos alegam que as tropas e os polícias poderão não conseguir dominar o Boko Haram e os seus aliados, antes chamando uma vez mais a atenção para as profundas divergências existentes entre um Norte muçulmano e um Sul Cristão, num território que precisa de se unir e de ultrapassar as suas crises existencionais se realmente desejar ter êxito na sua reivindicação de um lugar de membro permanente do Conselho de Segurança das Nações Unidas. A cruzada contra os grupos fundamentalistas setentrionais está a deixar para segundo plano os planos de se conseguir tornar mais rentável a indústria nacional do petróleo e do gás natural, que ao fim e ao cabo é um dos sustentáculos de uma Nigéria que pretende controlar toda a Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO). Os problemas da segurança, nomeadamente os derivados das questões religiosas e do fundamentalismo islamista, ameaçam os desejos de crescimento económico, essencial para que o país se solidifique como potência regional e tenha a primeira palavra a dizer em todas as questões que surjam desde a Guiné-Bissau até aos Camarões e à própria República Centro-Africana. A economia nigeriana passou de um crescimento de 7,4 % em 2011 para um de 6,6% em 2012, o que só se poderá agravar se a agricultura não tiver condições para se desenvolver normalmente em partes do território nacional, devido aos confrontos entre o Exército e os fundamentalistas. Constelação de 36 estados Os perto de 180 milhões de nigerianos distribuem-se por 36 estados e têm Abuja como capital federal, sendo Lagos a maior cidade, com 11 milhões de habitantes, seguida por Kano, Ibadan e Kaduna, todas elas com mais de dois milhões de seres humanos. Um dos problemas da República Federal da Nigéria é que tem duas centenas e meia de grupos étnicos, a começar pelos Igbo, pelos Yoruba, pelos Hausa e pelos Fulas, congregando estes dois últimos grupos 29 por cento da população total e sendo muçulmanos, como o é metade da população em geral. (Os cristãos são cerca de 40 por cento e os animistas constituem os restantes 10 por cento). Ter 250 etnias e falar mais de 550 línguas é um grande quebra-cabeças para um dos oito países mais populosos do mundo, e no qual ainda nem sequer 63 por cento da população se encontra alfabetizada, em inglês, que é o idioma oficial. Para além do petróleo e do gás natural, a Nigéria tem chumbo, minério de ferro, carvão, zinco e outras riquezas, mas também a maior população de pobres de toda a África, o que poderá contribuir para a actividade dos grupos mais radicais ou fundamentalistas. A corrupção, a má gestão, a instabilidade política e a má governação são cancros a gangrenar a sociedade nigeriana, que sofre de um elevadíssimo nível de desemprego. Até mesmo muitas pessoas com cursos acabam na rua, sem nada para fazer, pelo que por vezes se dedicam a conhecidos esquemas de burlas pela internet, pedindo a ajuda monetária de estrangeiros para desbloquear hipotéticas fortunas herdadas de supostos parentes. (artigo que em Julho vai sair na revista comboniana Além-Mar)

7.6.13

Angola: polémica entrevista que passou na SIC

O Presidente José Eduardo dos Santos fez mais pela oposição ao seu regime, na entrevista à SIC, do que a digressão europeia de Isaías Samakuva e Abel Chivukuvuku, bem como o conjunto de iniciativas críticas da sociedade civil dos últimos meses. Revelou o seu desinteresse pela realidade do país. O Presidente, ao chamar de frustrados os jovens que se têm manifestado contra o seu poder, manifestou o seu medo pela juventude. O Emiliano Catumbela, de 22 anos, está preso desde o dia 27 de Maio, por ter exercido o seu direito de manifestação. Tem sido torturado e a Polícia Militar do Presidente tentou arrancar-lhe uma unha com um alicate. É assim que o senhor Presidente trata os jovens que frustra com as suas políticas. Vi o Presidente por aquilo que ele é, cínico e incapaz de manifestar qualquer empatia para com o sofrimento do povo que, há 34 anos, atormenta com o seu modo de governação. Rafael Marques de Morais http://makaangola.org/2013/06/07/dos-santos-envergonha-os-angolanos/

4.6.13

Líbia: a NATO é quem dá os conselhos

L'Alliance atlantique a annoncé, mardi 4 juin, qu'elle était prête à aider Tripoli à renforcer la sécurité sur son territoire. Une mission d'experts va prochainement être envoyée en Libye. Deux ans après avoir participé à la chute du dictateur Mouammar Kaddafi, l'Otan va prodiguer ses conseils aux nouvelles autorités libyennes en matière de sécurité. « La Libye a demandé des conseils à l'Otan sur la sécurité », a déclaré le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, avant l'ouverture d'une réunion des ministres de la Défense des 28 pays membres de l'organisation à Bruxelles. « Les Alliés ont décidé d'envoyer une mission d'experts pour examiner cette requête (...) et identifier les domaines dans lesquels nous pouvons apporter notre expertise », a-t-il ajouté. Selon lui, l'Otan prendra sa décision sur la base des recommandations de cette mission, attendues d'ici à la fin juin. Anders Fogh Rasmussen a précisé qu'il ne s'agissait «pas de déployer des troupes » en Libye. Un haut responsable américain avait indiqué lundi que l'Otan pourrait jouer un rôle dans l'entraînement et la formation des forces libyennes. Inquiétude des pays voisins Une telle mission est envisagée depuis la fin de l'opération militaire aérienne de l'Otan qui a conduit à la mort de Mouammar Kaddafi en octobre 2011. Les autorités de Tripoli peinent depuis à assurer la surveillance des frontières, notamment dans le sud, provoquant l'inquiétude de ses voisins, notamment le Tchad et le Niger. Vendredi, le président américain Barack Obama avait estimé que « l'Otan a un rôle important à jouer » pour aider le gouvernement libyen à « disposer des moyens pour contrôler ses frontières et éviter que les zones frontalières ne deviennent un sanctuaire terroriste ». La France a également fait part de sa disponibilité « pour apporter sa contribution à la souveraineté de l'État libyen, en particulier en sécurisant ses frontières », a déclaré dimanche son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en marge d'un forum annuel sur la sécurité en Asie organisé à Singapour. Mission civile de l'UE De son côté, l'Union européenne a récemment lancé une mission civile dont l'objectif est de former du personnel chargé du contrôle des frontières terrestres, maritimes et aériennes, et de renforcer les services correspondants à Tripoli. Au cours de leur réunion semestrielle, qui s'achève mercredi, les ministres de la Défense vont également discuter de la nécessité de renforcer leur coopération dans la cyberdéfense, de la transition en Afghanistan et des conséquences sur les armées de la réduction des budgets militaires dans la plupart des pays occidentaux. (Avec AFP) Lire l'article sur Jeuneafrique.com

1.6.13

Alegada presença do Hezbollah no Norte da Nigéria

(JTA) — Nigerian police arrested three alleged Hezbollah operatives in possession of a large weapons cache they planned to use against Israeli and Western targets. According to a statement Thursday by the military spokesman of Kano in northern Nigeria, Ikedichi Iweha, the arrests took place between May 16-28, the Reuters news agency reported. All three suspects were Lebanese nationals who admitted during questioning to working for Hezbollah, Iweha said in the statement. In one of the suspects’ dwellings, police found eleven 60mm anti-tank weapons, four anti-tank landmines, two rounds of ammunition for a 122-mm artillery gun, 21 rocket-propelled grenades, seventeen AK-47s with more than 11,000 bullets, and dynamite, the statement said. “The arms and ammunition were targeted at facilities of Israel and Western interest in Nigeria,” Iweha said, Reuters reported. Nigerian soldiers standing next to the weapons that were recovered during the Nigerian Police arrest of three Hezbollah operatives in the city of Kano, May 31, 2013. (Nigerian Army Facebook) The secret service detained the first suspect, Mustapha Fawaz, on May 16 in Kano. His interrogation led to other suspects, including Abdullah Tahini, who was later arrested at Kano airport with $60,000 in undeclared cash. The third, Talal Roda, a Nigerian and Lebanese citizen, was arrested on Sunday at the house where the weapons were found. A Nigerian court sentenced an alleged member of Iran’s Revolutionary Guard and a Nigerian accomplice to five years in prison this month over an illegal shipment of mortars and rockets seized in the main port of Lagos in 2010. Last year, Israeli Ambassador to the United Nations Ron Prosor said during an address before members of the Security Council that Hezbollah was “heavily establishing itself in Western Africa.” A pile of grenades that were found during the arrest of three Hezbollah operatives in the Nigerian city of Kano, May 31, 2013. (Nigerian Army Facebook) A number of European Union nations are considering designating as terrorist Hezbollah’s armed wing as a means of stemming its fundraising on the continent. On Thursday, Al Arabiya, the Saudi-owned TV news network, reported that the six-nation Gulf Cooperation Council also was considering banning the group as terrorist because of its recent involvement in the Syrian civil war. The GCC will consider the action at its meeting in Jeddah, Saudi Arabia this Sunday, Al Arabiya said. Agência judaica JTA

Bissau: o enigmático interesse britânico

Peter Thompson, coordenador do grupo parlamentar britânico para a Guiné-Bissau, deixou um aviso à comunidade internacional, no sentido que a Guiné-Bissau deverá reconciliar-se com o seu passado antes de ter um melhor futuro. Falando numa conferência internacional de paz que teve lugar na Irlanda do Norte, Thompson disse que resolver o passado é o primeiro passo para uma Guiné-Bissau mais estável. “Desde a independência, a Guiné-Bissau foi andado de crise em crise, de golpe em golpe, de assassinatos em assassinatos. Ao povo da Guiné-Bissau nunca foi dada a dignidade de um processo de verdade e reconciliação nacional. Várias comunidades guineenses no país têm perguntas sem resposta acerca do passado e desejam falar sobre isso”. Acrescentou ainda: “Chegou o tempo de as vítimas serem legalmente reconhecidas como tal. Justiça histórica, através de amnistias verdadeiras ou ainda os tradicionais “fóruns locais” deverão ser tidos em consideração. Estas respostas não se encontram num livro – encontram-se nos corações do povo guineense. Vamos ouvi-los e dar-lhes força para prosseguir”. Thompson afirmou também que os membros das Forças Armadas que foram mortos, feridos ou torturados durante a guerra da independência, a guerra civil ou noutro conflito interno, deverão ser formalmente reconhecidos como vítimas, em paralelo com as suas famílias. “Um processo de reconciliação nacional não pode ter uma hierarquia de vítimas. Soldados que sofreram devem ter o mesmo reconhecimento que as vítimas civis da guerra colonial ou das vítimas da violência militar guineense nos últimos 50 anos. Não nos vamos esquecer que os soldados guineenses são também seres humanos e que as Forças Armadas do país deram ao seu povo a dignidade da independência e da auto-determinação.” Peter Thompson, ele próprio uma vítima do conflito na Irlanda do Norte, é o membro internacional da Comissão de Reconciliação na Assembleia Nacional Popular. Publicada por António Aly Silva ---- De há alguns anos a esta parte, tem-se notado um estranho interesse de pessoas do Reino Unido por coisas da pequena Guiné-Bissau. Não lhes chegou terem criado a Gâmbia, no meio d Senegal? Querem agora meter uma cunha entre este último e a República da Guiné? Querem um bom quinhão dos recursos que ali há por explorar? JH