27.6.14

Guebuza visita Portugal



PELA SEGUNDA VEZ NOS SEUS CERCA DE 10 ANOS DE EXERCÍCIO


Guebuza faz segunda visita

de Estado a Portugal
Basicamente para reforçar e consolidar a cooperação nos diversos domínios de cooperação iniciada em Outubro de 1975 entre Moçambique e Portugal, o estadista moçambicano, Armando Emílio Guebuza, visita a antiga metrópole entre os dias 1 e 3 de Julho próximo.

O anúncio oficial desta segunda visita de Estado de Guebuza a Portugal foi feito esta quinta-feira por Edson Macuácua, porta-voz do Presidente da República de Moçambique, em conferência de imprensa essencialmente para esse efeito concedida no Palácio Presidencial em Maputo.




A primeira vez que Guebuza efectuou uma visita de Estado a Portugal foi em 2010. Em 2011 visitou também Portugal no âmbito da cimeira bilateral regular que Maputo e Lisboa realizam.


Em Março deste 2014 também o Primeiro-Ministro de Portugal, Pedro Passos Coelho, visitou Moçambique para uma cimeira com Guebuza.




Contactos


Encontros oficiais com o seu homólogo português, Aníbal Cavaco Silva, com o Primeiro-Ministro, com a presidente da Assembleia da República, Assunção Esteves, e uma homenagem ao poeta Luís de Camões, no Mosteiro dos Jerónimos, destacam-se na agenda desta visita de Guebuza a Portugal.

Ao que o Correio da manhã apurou, o estadista moçambicano, que viaja com a mulher, Maria da Luz Dai Guebuza, deverá igualmente se reunir com representantes da comunidade moçambicana estabelecida em Portugal.

Destacados membros do Governo, deputados da Assembleia da República, empresários e intervenientes culturais também acompanham Guebuza nesta visita durante a qual também visitará a sede da Comunidade dos Países de Língua Oficial Portuguesa (CPLP), estando previsto um encontro com o respectivo secretário executivo, o moçambicano Murade Murargy.

Na agenda da visita Guebuza a Portugal inclui-se ainda um encontro com o Presidente da Câmara Municipal de Lisboa, António Costa, e uma visita à sede da Fundação Champalimaud, uma reputada instituição científica lusa.



A cooperação luso-moçambicana inside fundamentalmente nas áreas da Defesa, Agricultura, Económica, Pescas, Educação, Transportes e Comunica
 
Correio da Manhã, Maputo


 

26.6.14

MH370: Mais de três meses e meio de mistério


Map showing new underwater search area The new underwater search will initially focus on the orange area indicated


A new search area for the missing Malaysian plane has been announced by the Australian government after further analysis of satellite data.

The search will now shift south to focus on an area 1,800km (1,100 miles) off the west coast of Australia, Deputy Prime Minister Warren Truss confirmed.

Flight MH370 vanished en route from Kuala Lumpur to Beijing on 8 March with 239 passengers on board.

Officials said they believed the plane had been on autopilot when it crashed.

A 64-page report released by the Australian government concluded that the underwater search for the plane should resume in the new 60,000 sq km area.

An extensive search of the ocean floor was conducted in April after several acoustic pings, initially thought to be from the plane's flight data recorders, were heard. However, officials now believe the pings were not caused by the plane.

"It is highly, highly likely that the aircraft was on autopilot otherwise it could not have followed the orderly path that has been identified through the satellite sightings," Mr Truss said.

Martin Dolan from the Australian Transport Safety Bureau said data showed the plane was on autopilot


line
Analysis: Jonathan Amos, science correspondent, BBC News
The new search area focuses on the "7th arc" - a line through which the analysis suggests the jet had to have crossed as it made a final, brief, connection with ground systems. The interpretation of the data is that this "electronic handshake" was prompted by a power interruption onboard MH370 as its fuel ran down to exhaustion. As auxiliary power came on, the jet tried to log back into the satellite network.

In normal circumstances following such a logon request, there would usually have been additional "chatter" between the network and MH370. That these connections are not seen in the data log are a very strong indication that the jet was in its crash descent.

Several teams within the investigation have been running the numbers; this is not the sole work of the satellite system's operator - Inmarsat.

The collective opinion of several independent teams has therefore arrived at a zone of highest priority covering some 60,000 sq km. Once the ocean floor there is mapped, the investigation team can then summon the best - but also the most appropriate - submersibles in the world to go hunt for sunken wreckage.

Costa do Marfim: Um livro de Laurent Gbagbo

Dans un livre à paraître le 26 juin, "Pour la vérité et la justice", cosigné avec le journaliste François Mattei, Laurent Gbagbo écrit son histoire politique de la crise ivoirienne, depuis sa cellule de Scheveningen, près de La Haye. Se sentant trahi, se dressant volontiers en martyr de l'indépendance africaine vis-à-vis de la "Françafrique", l'ancien chef de l'État ivoirien règle également ses comptes avec Alassane Ouattara, Guillaume Soro et, bien sûr, Nicolas Sarkozy.
Il n'est guère étonnant de voir Laurent Gbagbo, historien passionné d'ouvrages anciens, choisir le Verbe pour transmettre sa vérité, sa version de la crise ivoirienne, pré ou post-électorale, qui l'a vu chuter. Chantre de la rupture entre l'Afrique et les réseaux de la "Françafrique", l'ancien président est intarissable, bien aidé par la plume convaincu du journaliste François Mattei, qui l'a rencontré à de multiples reprises.

Sur ses relations avec l'Élysée, sur les causes profondes de la crise ivoirienne, qu'elles soient économiques ou démographiques, sur les tragiques événements de Bouaké et sur les accords de Marcoussis, Laurent Gbagbo livre la réflexion de l'accusé qu'il est, attendant son procès à la Cour pénale internationale (CPI). Surtout, il règle des comptes, de manière plus ou moins véhémente, avec les acteurs de la crise. D'Alassane Ouattara à Blaise Compaoré, de Guillaume Soro à Nicolas Sarkozy en passant par Dominique de Villepin - particulièrement visé. Voici quelques extraits à ne pas manquer de Pour la vérité et la justice, à paraître ce 26 juin.
  • "La bavure" de Bouaké et les accords de Marcoussis
"Ils [les rebelles] avaient perdu la partie et la France les a remis en selle sur le même plan que le pouvoir légitime… Villepin appelait ça la diplomatie de mouvement, moi j'y vois plutôt un coup d'État en gants blancs. (…) Je suis arrivé le jeudi 23 janvier 2003, par un vol régulier d'Air France : je craignais qu'on tire sur mon avion présidentiel. (…) À 11 heures [le vendredi], je suis parti pour l'Élysée, Le Monde était déjà paru. (…) j'ai découvert qu'ils y donnaient déjà le nom du futur Premier ministre, une proche de Ouattara, Henriette Diabré. (…) Villepin m'a dit que si je n'acceptais pas Diabré, il donnerait les ministères de l'Intérieur et de la Défense aux rebelles. J'ai tout refusé. (…) Ils voulaient juste, au mieux, me transformer en reine d'Angleterre, pour que je n'aie plus de véritable rôle politique."
Ils voulaient juste, au mieux, me transformer en reine d'Angleterre, pour que je n'aie plus de véritable rôle politique.
"À peine informé des événements de Bouaké, j'apprenais qu'une colonne française (…) s'approchait d'Abidjan (…). Au milieu de la nuit, cette colonne encerclait la résidence présidentielle (…). Les Français ont dit après coup "qu'ils avaient fait une erreur de trajet". Quand on connaît Abidjan, c'est impossible à croire. Ils venaient donc pour me faire fuir ou me faire tuer par quelqu'un pour me remplacer : le plan était de mettre Doué [son chef d'état-major, réputé proche des Français] à ma place "en intérim", mais il s'est dégonflé. (…)

  • Ouattara, Soro, Bédié, Sarkozy, Villepin, Compaoré…
"L'Élysée a toujours eu deux fers au feu : "Bédié et Ouattara". Le problème en Côte d'Ivoire est venu de leur rivalité à la mort d'Houphouët, qui est allé jusqu'à l'exclusion de Ouattara par Bédié. (…) Il a même lancé contre lui un mandat d'arrêt international (…), mandat que j'ai levé quand j'ai eu le pouvoir. Ils sont aujourd'hui ensemble contre moi. Je n'aimerais pas être dans l'intimité de leur conscience."
Ouattara n'a pas compris que le tribalisme était dépassé.
"C'était en 2001 je pense. Villepin et Robert Bourgi m'ont demandé de cracher au bassinet pour l'élection [de Jacques Chirac] en 2002 en France. (…) C'était le prix pour avoir la paix. (…) Je ne suis pas fier de cet épisode mais je pensais y gagner la marge de manœuvre nécessaire pour avancer vers nos objectifs. On me l'a reproché. (…) Comme si on pouvait toujours répondre à des partenaires aussi puissants (…)."
"J'ai été pendant toutes ces années comme un poisson qu'on voulait asphyxier en le jetant sans arrêt hors de l'eau. Mais je réussissais toujours à replonger dans mon élément (…). Alors Sarkozy a pris un gourdin. Ce que j'avais sous-estimé, c'était [sa] volonté de tout faire pour placer au pouvoir son ami intime Alassane Ouattara. (…) Je n'avais confiance ni en Soro, ni en Compaoré, ni en Ouattara. Je savais que leur but premier était de prendre le pouvoir (…). Il s'agissait pour eux de faire disparaître la Côte d'Ivoire dans un ensemble plus vaste comprenant notamment le Burkina Faso (…)."
Chez Sarkozy, à la place des idées, il y a l'arrogance.
"Ouattara n'a pas compris que le tribalisme était dépassé. Qui a construit la République et qui l'a cassée ? Nous avions une armée et une police, il les a mises de côté et remplacées par des milices tribales. (…) C'est aux armes que Guillaume Soro doit sa place. Il devra s'inquiéter si un jour il ne les a plus avec lui."
"Sarkozy ramène tout à lui. (…) Il était l'ami de Ouattara et il ne m'aimait pas, je l'ai toujours su. (…) Chez lui, à la place des idées, il y a l'arrogance. Georges W. Bush était le symbole achevé de ce type d'homme. Ce sont des hommes sans pensée profonde. C'est dans cette catégorie que je classe Sarkozy. Ou Villepin. Des arrogants, qui utilisent leur arrogance en lieu et place de la pensée. C'est comme cela qu'ils croient montrer que la France est grande, alors qu'ils prouvent seulement qu'elle est devenue petite."
  • Le cacao et le franc CFA, des causes de la chute
"Pour savoir si on était à la veille d'un coup d'État en Côte d'ivoire, ces dernières années, il suffisait de regarder le cours du cacao ! (…) En 2007, j'avais lancé une grande enquête sur la filière (…), il y a avait eu de nombreuses arrestations, le nettoyage était en train de se faire. (…) Tout menait à des abus et des fraudes caractérisés de la plupart des exportateurs au détriment de l'État et des planteurs, et à la complicité de certains ministres. J'en connais qui ont tourné casaque pendant les dernières élections  pour passer dans le camp d'en face et se mettre au sec…"
Un président du FMI (…), je comprends que c'était préférable à Laurent Koudou Gbagbo.
"La Côte d'ivoire est la pierre d'achoppement indispensable de la zone franc en Afrique de l'Ouest. C'est la raison pour laquelle il vaut toujours mieux avoir à sa tête quelqu'un qui ne remettra rien en cause. (…) La Côte d'ivoire avait les moyens de quitter cette dépendance de la zone franc, même seule, et je m'apprêtais à le faire, c'est pourquoi on a voulu m'empêcher de poursuivre ma route. Un président du FMI (…), je comprends que c'était préférable à Laurent Koudou Gbagbo."
  • Les élections et la CPI
"Ma stratégie a réussi, j'ai gagné les élections (…). Alassane Ouattara n'est jamais arrivé deuxième, et n'était donc pas qualifié pour le second tour. C'est Bédié qui était deuxième. Bédié, c'est Ésaü : il a vendu son droit d'aînesse contre un plat de lentilles."
Bédié, c'est Ésaü : il a vendu son droit d'aînesse contre un plat de lentilles.
"J'ai toujours joué le jeu des élections (…). Et finalement, c'est ça que l'on me reproche : être le porte-parole du peuple. (..) Combien sont-ils les dirigeants africains qui représentent le peuple ? Ils se comptent sur les doigts d'une main. Pourquoi n'ai-je pas été élu avec 80% (…) ? C'est apparemment plus crédible en Afrique (…) ! Au moment où il avait obtenu un de ses scores soviétiques, en 2003, (…) Blaise me menaçait déjà de la CPI. (…) Il est vrai qu'il exprimait les vœux secrets de ses maîtres français."

"À Korhogo, (…) on était, mon médecin et moi, dans une toute petite maison, une baraque de trois pièces(…). Je n'avais pas l'autorisation de mettre le nez dehors. (…) Une femme, que je ne connaissais pas, venait nous porter les repas, (…) calculés pour nous affaiblir. Si j'ai pensé être empoisonné, oui, ça m'est arrivé. (..) Je tournais en rond (…). Ils m'auraient tué à petit feu."
Si j'ai pensé être empoisonné, oui, ça m'est arrivé.
"Mes avocats ont su retourner complétement la situation. (…) Désormais, tout le monde sait que les éléments présentés par le procureur (…) ne résistent pas à l'analyse. (..) Pourquoi ne s'intéresse-t-il pas aux élections ? Car après tout, c'est simple : si je les ai perdues, on peut discuter. Mais si je les ai gagnées, alors tout s'écroule. (..) Pourquoi Ouattara et ses soutiens français n'avaient-ils qu'une crainte pendant la crise, que l'on parvienne  à un accord qui prévoie le recomptage des votes (…) ?"
 >> Pour la vérité et la justice, de Laurent Gbagbo et François Mattei, aux éditions du Moment (19,95€, 320 p), en vente en ligne ici.
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Contra a Guiné Equatorial na CPLP

Recusar a adesão da Guiné Equatorial à CPLP como membro de pleno direito enquanto não estiver comprovado, na lei e na prática do país, o cumprimento das condições dos Estatutos da CPLP.

Exmos. Senhores Chefes de Estado e de Governo dos países da CPLP,
No dia 20 de Fevereiro de 2014, os Ministros de Negócios Estrangeiros da Comunidade de Países de Língua Portuguesa (CPLP), recomendaram que a Guiné Equatorial se tornasse membro de pleno direito da CPLP, decisão que deverá ser ratificada durante a Conferência que terá lugar daqui a um mês, em Díli.
Um dos “progressos” registados pelos ministros, face ao Programa de Adesão de Julho de 2012, foi o anúncio da adoção de uma moratória sobre a pena de morte. Porém, organizações como a Amnistia Internacional divulgaram que pouco tempo antes, pelo menos quatro pessoas, “senão mesmo nove”, foram executadas. Estas mortes levantam sérias dúvidas sobre a motivação da moratória apresentada.
Acresce o facto de nada ter sido introduzido na Constituição ou na lei penal ordinária que permita concluir com segurança que o país tenciona pôr fim à pena de morte. A anunciada “moratória temporária à aplicação da pena de morte”, contida na Resolução Presidencial n.º 426/2014, não passa disso mesmo: uma decisão, temporária, que não foi sequer submetida a ratificação parlamentar nem a referendo popular. Continuam também a registar-se várias execuções extrajudiciais pelas forças de segurança governamentais.
É, pois, incompreensível, que os Ministros tenham concluído existirem “progressos” nesta matéria.
Segundo a Amnistia: “a Guiné Equatorial apresenta uma situação muito preocupante de direitos humanos, tendo falhado na adoção de muitas das recomendações feitas no âmbito da avaliação periódica das Nações Unidas”. Também a Human Rights Watch e o Departamento de Estado dos EUA, num relatório de Fevereiro, denunciam casos de detenções extrajudiciais em que os detidos ficam sem acesso ao exterior, desaparecimentos forçados, práticas de tortura e limitação ao exercício dos direitos políticos em democracia.
A corrupção a todos os níveis é outro problema grave. De acordo com várias organizações internacionais, o filho mais velho do Presidente Obiang, enquanto ministro da Agricultura e Florestas, extorquiu fundos públicos que canalizou através de empresas fictícias para contas bancárias sob o seu controlo. Teodorin Obiang foi procurado pela justiça internacional mas isso não impediu o seu pai de rever a Constituição do país e criar o cargo de segundo vice-presidente para o seu filho.
Não é pois de espantar que, pelo segundo ano consecutivo, a Guiné Equatorial tenha ficado na 163.ª posição, num ranking de 177 países, no Índice de Percepção sobre Corrupção de 2013 da Transparência Internacional. Apesar de receitas elevadíssimas provenientes dos recursos naturais, Obiang e o seu regime mantêm, deliberadamente, 70% da população a viver abaixo do limiar da pobreza.
Em suma, pouco ou nada mudou desde a Cimeira de Maputo de 2012 – a não ser as manobras de propaganda e de compra de favores por parte da Guiné Equatorial. Os milhões de dólares que o regime tem investido não conseguem, porém, esconder as violações de direitos humanos.
Assim e sob o risco de serem violados os Estatutos da CPLP, de ser descredibilizada esta instituição e de serem postos em causa direitos do povo da Guiné Equatorial, os subscritores desta missiva instam V. Exas a:
1. Recusar a adesão da Guiné Equatorial à CPLP como membro de pleno direito enquanto não estiver comprovado, na lei e na prática do país, o cumprimento das condições dos Estatutos da CPLP, designadamente a abolição efectiva da pena de morte;
2. Estabelecer pré-requisitos formais e substantivos de democratização política e de canalização das receitas nacionais para a melhoria efectiva das condições de vida das populações, ao abrigo dos princípios orientadores consagrados no artigo 5.º dos Estatutos da CPLP;
3. Exigir que as práticas democráticas, a boa governação e o respeito pelos Direitos Humanos sejam promovidos entre os seus membros e se espelhem nas actividades e estratégias de alargamento e aprofundamento da organização ao abrigo do n.º 2 do artigo 5.º dos Estatutos da CPLP.

Adelino Gomes, jornalista, investigador, Portugal;
Albertina Costa, socióloga, Brasil;
Alberto Acosta, político, Equador;
Alfredo Bruto da Costa, sociólogo, Portugal;
Ana Clara Schenberg, bióloga e professora universitária, Brasil;
Ana Gomes, eurodeputada;
Ana Lúcia Sá, socióloga, Portugal;
Ana Paula Tavares, poeta, Angola;
André Corsino Tolentino, embaixador na reforma, Cabo Verde;
Anita Simis, socióloga, Brasil;
Augusta Henriques, dirigente associativa, Guiné-Bissau;
Aurelio Michiles, cineasta, Brasil;
Carlos Figueiredo, dirigente associativo, Angola;
Carlos Sangreman, professor universitário, Portugal;
Cecilia Thompson, jornalista, Brasil;
Chico Buarque, músico, dramaturgo e escritor, Brasil;
Damien Hazard, diretor da ABONG, Brasil;
Debora Duboc, atriz, Brasil;
Edith Derdik, artista plástica, Brasil;
Eduardo Costa Dias, antropólogo, Portugal;
Eduardo Ferro Rodrigues, político e economista, Portugal;
Fátima Proença, dirigente associativa, ACEP Portugal;
Fernando Coelho, jornalista e poeta, Brasil;
Francisco Sarsfield Cabral, jornalista, Portugal;
Frei Carlos Alberto Libânio Christo, religioso dominicano e escritor, Brasil;
Gerhard Seibert, antropólogo, Portugal;
Gilberto Gil, músico, Brasil;
Helena Roseta, política e arquiteta, Portugal;
Henrique Cayatte, designer, Portugal;
Immanuel Wallerstein, sociólogo EUA;
Ivan Lins, músico, Brasil;
Ivany Turibio, jornalista, Brasil;
João Carlos Rodrigues, jornalista e pesquisador, Brasil;
José Celso Martinez Correa (Zé Celso), diretor de Teatro, ator e dramaturgo, Brasil;
João José Fernandes, OIKOS, Portugal;
José Manuel Pureza, professor da Faculdade de Economia da Universidade de Coimbra, Portugal;
Leão Lopes, artista plástico, Cabo Verde;
João Paulo Batalha, TIAC;
Luís Cardoso, escritor, Timor-Leste;
Luís Vaz Martins, presidente da Liga Guineense dos Direitos Humanos, Guiné-Bissau;
Luísa Teotónio Pereira, dirigente associativa, CIDAC, Portugal;
Manuel Alegre, político e escritor, Portugal;
Manuel Carvalho da Silva, sindicalista e investigador, Portugal;
Margarida Gevevois, cientista social, Brasil;
Marina Costa Lobo, politóloga, Portugal;
Nuno Teotónio Pereira, arquiteto, Portugal;
Pedro Krupensky, plataforma das ONGD, Portugal;
Pedro Rosa Mendes, jornalista e escritor, Portugal;
Fernando de La Vetier Nobre, AMI, Portugal;
Romério Rômulo Campos Valadares, poeta e economista, Brasil;
Sérgio Muniz, cineasta, Brasil;
Toni Venturi, cineasta, Brasil;
Valter Vinagre, fotógrafo, Portugal

23.6.14

Bissau: O surrealismo de Ramos-Horta

José Ramos-Horta: A culpa dos problemas da Guiné-Bissau é dos constitucionalistas portugueses!!!

(artigo saído no PÚBLICO)    No mercado Caracol de Bissau as bideras (vendedeiras) e os seus filhos, muitas centenas, organizaram para mim uma grande festa de despedida na última quinta-feira, 19 de Junho.
Ofereci duas vacas e comprei todos os produtos necessários para confecionarem almoço para umas centenas de gente do povo. Quis despedir-me dos mais simples da Guiné-Bissau. Alberto Pereira Carlos, chefe da Agência de Cooperação Timor-Leste – Guiné-Bissau, pagou o aluguer do equipamento sonoro e de um palco rudimentar.
Os dois primeiros-ministros, o cessante, Rui Duarte Barros, e o eleito, Domingos Simões Pereira, também lá estiveram e ofereceram caixas de bebidas. O general António Indjai, Chefe de Estado-Maior General das Forças Armadas (CEMGFA), compareceu igualmente. Indjai, visto sempre como o "lobo mau", de grande porte, ar de verdadeiro chefe de tabanca, lá estava, a ser bem recebido pelo povo.
Convidei os três Homis Garandis a juntarem-se a mim e ao seu povo humilde. Mas, antes, tinha telefonado ao principal promotor da festa, o Adile, para saber se o povo receberia bem o general. Ele assegurou-me que sim.
Grupos musicais, rappers e rockers, assim como grupos tradicionais ofereceram entretenimento. Um grupo de jovens rappers compôs uma música para mim e emitiu um certificado garantindo que José Ramos-Horta cumpriu a sua missão. Disseram para eu o entregar ao Secretário-geral da ONU, para ele saber que os rappers da Guiné-Bissau acham que eu cumpri a missão de que fui incumbido pelo Conselho de Segurança.
Conheci as bideras no início da minha chegada a Bissau, em Fevereiro de 2013. E, agora, parto despedindo-me delas, mulheres simples da Guiné-Bissau, elas que são a verdadeira força económica desta terra. Desbravam as matas, plantam e colhem, apanham a lenha para cozinhar, buscam água para a casa e cuidam dos filhos.
Os homens, muitos - há sempre exceções - estão sentados à sombra das árvores na tabanca, serenos; discutem as pequenas e grandes questões de hoje, ou de ontem; jogam cartas, bebem vinho de cajú. E esperam pelas mulheres que estão no campo para, logo que cheguem a casa, lhes prepararem o arroz. O homem não sabe botar água numa panela, fazer lume e cozinhar o arroz.
Foram 18 meses de missão político-diplomática na Guiné-Bissau e, também, de muitas viagens na região, Europa, Estados Unidos.
O Estado Timorense, com o Presidente Taur Matan Ruak, o primeiro-ministro Xanana Gusmão e o líder da oposição, Mari Alkatiri, assumiu liderança moral num ato de coragem e generosidade que surpreendeu, e a todos emocionou na Guiné-Bissau e em toda a região da África Ocidental. Nicolau Lobato, herói e mártir timorense, não esperaria outra coisa dos seus sucessores.
Os povos e governantes da Comunidade dos Países de Língua Portuguesa (CPLP, que tanto contribuíram para a independência de Timor-Leste, deverão sentir-se felizes por verem Timor-Leste saber assumir as suas responsabilidades morais e históricas apoiando um país irmão da CPLP, em crise.
Acredito que os militares vão respeitar a nova Ordem Constitucional. Não haverá mais golpes à mão armada. O governo do primeiro-ministro, engº. Domingos Simões Pereira, vai governar cinco anos sem sobressaltos.
Constitucionalistas portugueses impingiram o semi-presidencialismo à Guiné-Bissau; no resto da África, em toda a América Latina e em quase toda a Ásia impera o presidencialismo. No modelo semi-presidencialista da Guiné-Bissau, que criou a bicefalia do poder político, pode ser encontrada a explicação para uma boa parte da instabilidade política, agravada pela falta de humildade e sentido de Estado dos que ocuparam a presidência e a primatura.
Espero que o meu irmão José Mário Vaz (Jomav) saberá exercer uma presidência de reconciliação e estabilidade, criando condições políticas favoráveis para que o governo possa governar com tranquilidade; que ambos, Jomav e Domingos Simões Pereira, saibam ouvir e dialogar com a classe militar, tranquilizando e dignificando os militares; e, gradualmente, com prudência, mas também com firmeza, iniciar o processo de modernização das Forças Armadas.
Toda a chefia militar disse, repetidamente: "queremos o modelo timorense". Mas nós, timorenses, temos que ter consciência das nossa muitas limitações no plano dos recursos humanos e financeiros.  
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Os rappers da Guiné-Bissau disseram que ele cumpriu bem a missão. E na Guiné-Bissau não haverá mais golpes. E Domingos Simões Pereira vai governar sem sobressaltos. Que maravilha...

Timor-Leste: O Estado foi lesado

La'o Hamutuk has warned for years that Timor-Leste's petroleum wealth, when viewed through the cracks in our  management systems and limited levels of experience and capacity, makes us a tempting target, Criminals from all over the world are enticed by the billion dollars Timor-Leste spends each year, and drool over our $16 billion Petroleum Fund. Our fears have now been confirmed.
FBI officials in the USA arrested Nigerian-born U.S. citizen Bobby Boye last Thursday, charging him with seven crimes involving the theft of more than $3.5 million from Timor-Leste's people.

Boye came to Timor-Leste in 2010 as part of Norway's assistance program in the Petroleum Sector, a $4 million, four-year program that finished in 2012, and he  worked as an adviser in the National Directorate for Petroleum Revenue in the Ministry of Finance until last year. According to the FBI, Boye created a fake law firm in New York and arranged for it to get $7.8 million in contracts from Timor-Leste's Ministry of Finance. Timor-Leste was unaware that the "Opus & Best" company didn't exist or that Boye was behind it.

RDTL officials became suspicious only after paying more than $3.5 million to Boye's fake company during 2012. We were told that they then worked with the U.S. Federal Bureau of Investigation (FBI), the Norwegian Foreign Ministry and perhaps others, to develop the case against Boye.

According to the FBI's legal filing, Boye spent his ill-gotten gains on four pieces of land in New Jersey, three luxury cars (including a Rolls Royce and a Bentley) and other items. If convicted on all charges, Boye could be imprisoned for 140 years, fined several million dollars, and ordered to repay the money he obtained by fraud.

La'o Hamutuk has information and documents about this case on our web page on back petroleum taxes, which will be updated as we learn more.

Bobby Boye pushed Timor-Leste's government to accuse ConocoPhillips and other oil companies of cheating on their taxes to Timor-Leste, leading to dozens of cases against them totaling hundreds of millions of dollars. The companies paid under protest in order to avoid escalating penalties while appealing. Many of these cases are currently before an arbitration panel in Singapore, which will decide whether this part of Boye's work in Timor-Leste was legitimate.

In addition to his salary from Norway and the money he obtained by fraud, Boye received a $250,000 salary from the Timor-Leste Government's Contingency Fund during 2011, which probably made him the highest paid person in the country.  When we learned of this in November 2012, La'o Hamutuk asked Boye about it, and he replied:
"The Timor-Leste Prime Minister upon recommendation from the then Vice Minister of Finance, DG Revenue & Customs and the National Director of NDPR approved additional compensation for me based on my performance. The employment contract with Norway (now terminated) did not preclude the additional compensation that I received from the TL Government for the services that I rendered during the 2011 calendar year. Whether I am entitled to it or have earned is beyond debate. ...
   "Quite frankly the people that want to ask questions should go ahead and do so but I will encourage them to also look at the results of what I am doing here. Aside from other intangibles like capacity building, structure at NDPR, I have literally brought in over $300 million of additional revenue to TL through solo efforts and that is a mere scratch on the surface-considering what is in the pipeline for TL.
  "I spend an average of 14 hours a day, 7 days a week on what I do here. My talent is portable and if anybody thinks in and out government that I am paid too much, I am more than willing to move on-fairly quickly, so that they can get a cheap replacement."
We don't doubt that Boye worked hard -- in addition to his job as an adviser, he was secretly doing the work of an entire law firm (or at least enough to keep up appearances). And he did move on fairly quickly once people started asking questions ... but apparently not quickly enough to stay ahead of the feds.

We look forward to learning more about the Boye case, and wonder if other U.S. or Timorese people were involved. Timor-Leste should feel lucky that Boye only took us for around $4 million (about as much as the Ministry of Health spends each month). Let this be a lesson for officials, citizens, and everyone who believes that Timor-Leste's finite petroleum wealth should be used to improve the lives of its people.

La'o Hamutuk would have liked to include a photo of Nigerian-born Bobby Boye in this article, and would be grateful anyone who can provide one.  The FBI says he is 50 years old. From our observations, he is a large man, about 190 cm tall and weighing at least 85 kilograms.

22.6.14

Bissau: O adeus de José Ramos-Horta

O representante das Nações Unidas na Guiné-Bissau, José Ramos Horta, defendeu em entrevista à agência Lusa que A remodelação das chefias militares do país deve ser feita sem pressas, ao longo de alguns meses. No poder está atualmente o Chefe de Estado-Maior General das Forças Armadas, António Indjai, líder do golpe de Estado de abril de 2012, que depôs o Governo a que pertencia José Mário Vaz, o novo Presidente da República, a empossar na segunda-feira.

"O processo [de remodelação] tem que ser necessariamente prudente" e a mudança das figuras-chave pode levar "meses", referiu Ramos-Horta em entrevista à agência Lusa, em Bissau, onde termina hoje uma missão iniciada em fevereiro de 2013. De acordo com o representante da ONU, Indjai já lhe confidenciou que pretende aposentar-se e já transmitiu também essa ideia ao embaixador dos Estados Unidos da América (EUA) para o Senegal e Guiné-Bissau, Lewis Lukens.

Se o Governo e Presidente também "entenderem que deve haver outro" líder militar, o representante da ONU defende o diálogo com as forças armadas para escolha do próximo nome. Os militares no poder, ligado ao golpe de 2012, "querem garantias de não perseguição e acho que é o que lhes deve ser dado", referiu, defendendo uma amnistia interna e o levantamento condicional de sanções individuais impostas por organizações internacionais.

Entre as medidas está um mandado de captura da justiça norte-americana contra António Indjai, por indícios de participação em tráfico de droga, e o congelamento de bens e proibição de circulação na União Europeia para vários militares envolvidos no golpe. Ramos-Horta defende que o benefício da dúvida pode ser concedido sob condição de não haver infrações individuais durante um número específico de anos.

Seja de que maneira for, o representante da ONU acredita que não haverá mais golpes de Estado na Guiné-Bissau, assolada por vários, entre tentativas e movimentos concretizados, ao longo de 40 anos de independência. Éuma cartada que acha que os militares guineenses vão deixar de jogar porque "estão exaustos emocionalmente com a situação que o país vive, com críticas direcionadas contra eles, muitas legítimas, porque ao fim ao cabo são seres humanos com orgulho", acrescentou.

"Estou convencido que sim [que não vai haver mais golpes]", sobretudo desde que o primeiro-ministro e o novo Presidente da República "se apoiem mutuamente no que toca à reforma das forças armadas". A prioridade deve ser o pagamento de salários em atraso a militares e outras forças de segurança e a capitalização do respetivo fundo de pensões. "Há pelo menos 700 militares que se inscreveram voluntariamente para sair, mais 200 cuja idade e saúde exige que saiam", num total que se aproxima de mil elementos das forças armadas.

De saída da Guiné-Bissau - onde a título particular promete manter projetos de apoio à população, José Ramos-Horta disse à agência Lusa que regressa a Timor-Leste, onde ficará à disposição do Governo e do Presidente, assim como ficará "à disposição do secretário-geral das Nações Unidas, mas de preferência na região do sudeste asiático".

A sua agenda inclui hoje uma passagem pelas Nações Unidas em Nova Iorque e de seguida uma deslocação para o Myanmar, país do sul da Ásia continental, onde participará nos trabalhos do Conselho Asiático para a Paz e Reconciliação que vai debruçar-se sobre o conflito no mar do Sul da China. Ramos-Horta chegou à Guiné-Bissau a 13 de fevereiro do último ano. Substituiu o ruandês Joseph Mutaboba na liderança do Gabinete Integrado das Nações Unidas para a Consolidação da Paz na Guiné-Bissau - UNIOGBIS, cargo de que hoje se despede em Bissau.