19.7.14

3 000 soldados franceses no Sahel

L’opération "Barkhane", du nom de la nouvelle configuration stratégique de l’armée française dans le Sahel qui devrait mobiliser autour de 3 000 soldats, sera officiellement lancée le 1er août à N'Djamena.
À cette occasion, le général Jean-Pierre Palasset prendra ses fonctions de commandant de l’opération. Homme d’expérience, il a commandé la force Licorrne, en Côte d’Ivoire, en 2010-2011. Il a également officié en Afghanistan en 2011-2012. Il se trouve déjà au Tchad, où le président français, François Hollande, a effectué une visite officielle samedi 19 juillet, en compagnie de son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian (lire encadré).
D’ores et déjà, le basculement de l’état-major de l’opération « Serval », au Mali, vers N'Djamena, a commencé, affirme une source militaire. L’effectif des troupes françaises présentes au Tchad passera ainsi dans les prochains jours de 950 à 1 250 hommes.
La naissance de Barkhane signifie la mort des opérations Serval (au Mali) et Épervier (au Tchad), mais aussi celle de Licorne. Il s’agit, selon le ministère de la Défense d’une reconfiguration de la présence française dans toute l’Afrique de l’Ouest, dans le but de mieux répondre à la menace terroriste. Autrement dit : on garde à peu près le même nombre d’hommes, mais on change la mission et on ne conserve qu’un seul centre de commandement.
Licorne et Épervier étaient nées pour rétablir la paix en Côte d’Ivoire et au Tchad. Serval pour chasser les jihadistes du Nord-Mali. Barkhane aura un objectif unique, précise-t-on à Paris : la traque aux jihadistes dans l’ensemble du Sahel – et peut-être même au-delà.
Quatre bases principales : N'Djamena, Niamey, Gao et Tessalit
Le nouveau dispositif concerne cinq pays du Sahel - le Tchad, le Niger, le Mali, le Burkina et la Mauritanie – et comptera quatre bases principales. Le Tchad sera le centre névralgique : c’est à N'Djamena que se trouvera le gros des troupes et l’état-major. Et c’est de la capitale tchadienne que décollent déjà les avions de chasse vers le Sahel (on en compte entre trois et six, des Mirage et des Rafale). Il y aura également une ou deux base(s) avancée(s) dans le nord, à Faya-Largeau et peut-être à Zouar.
Le Niger, où seront basés environ 300 hommes, est considéré comme le "pole renseignement". La base aérienne de Niamey abrite trois drones non armés (deux Reaper et un Harfang), des avions de renseignement ainsi que, parfois, des avions de chasse. La France devrait en outre disposer d’une base avancée dans la région de Madama, près de la frontière avec la Libye.
Au Mali, la France aura une base à Gao et comptera un millier d’hommes. Elle disposera aussi d’une base avancée à Tessalit, près de la frontière avec l’Algérie. Enfin, elle conserve des forces spéciales susceptibles d’agir à tout moment au Burkina Faso (à Ouagadougou) et dans une moindre mesure en Mauritanie (à Atar). La base de Port-Bouët, à Abidjan, ne fait pas partie de l’opération Barkhane, mais elle servira de base logistique et de réserve de troupes en cas de besoin.
Ce nouveau dispositif doit permettre à l’armée française d’être "plus souple et plus mobile" afin de mieux lutter contre les groupes terroristes qui ont fait du sud de la Libye leur nouveau château fort leur permettant de rayonner dans l’ensemble de la région. «"On sera beaucoup plus efficaces car plus réactifs, explique un officier. C’est ce qu’il faut dans un contexte de lutte anti-terroriste, surtout dans une zone désertique." Cela signifie-t-il que les troupes françaises pourront mener des opérations dans les pays concernés sans en référer à l’avance aux autorités ? Sur ce point, les militaires français sont moins diserts.
Une présence militaire française "qui ne doit pas durer"
La France conservera aussi des bases à Djibouti, Libreville et Dakar. Les deux premières devraient voir leurs effectifs diminuer dans les prochains mois. La troisième a déjà subi une sévère cure d’amaigrissement il y a trois ans.
Cette forte présence militaire dans le Sahel a été négociée avec les pays concernés, précise-t-on dans l’entourage de Le Drian. "Tout ceci se fait en collaboration avec le G5", qui réunit les cinq pays concernés par Barkhane, et qui a été mis en place il y a quelques mois à l’initiative de la Mauritanie, explique un collaborateur de François Hollande. "Non seulement les gouvernements de ces pays sont d’accord, mais en plus, ils sont demandeurs. Ce n’était pas le cas il y a deux ans."
Un exemple : à l’époque, Mahamadou Issoufou, le président du Niger, s’opposait à une présence militaire française, aussi minime soit-elle, sur son territoire. Aujourd’hui, il s’en réjouit et certains, dans son entourage, demandent même à ce que les drones qui décollent de Niamey soient armés.
Pour Idriss Déby Itno, le président tchadien, cette réorganisation est "essentielle" mais elle ne doit pas durer. "La France ne peut pas continuer à être toujours aux côtés des Africains pour trouver des solutions à des crises ou à des menaces. Il est temps que des Africains aient leur propre dispositif sécuritaire."
Rémi Carayol, envoyé spécial à N'Djamena


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18.7.14

Luta pela sucessão de Mugabe

The intensifying fight for the ZANU-PF succession is affecting the retail fuel market as both factions promote rival businesses

A new contestant in the fight to control fuel sales has burst on to the scene as the Zimbabwe African National Union-Patriotic Front's internal battles heat up. Engen Petroleum Zimbabwe is taking over fuel distribution outlets from the previously dominant Sakunda Petroleum. Industry observers link EPZ with the ZANU-PF faction of Vice-President Joice Mujuru, while Sakunda interests are believed to be aligned with the faction of Justice Minister Emmerson Mnangagwa. Their fierce competition to succeed President Robert Mugabe is increasingly coming out into the open.  Africa Confidencial

17.7.14

Bissau: As promessas de Durão Barroso

Numa conferência de imprensa conjunta com o recém-eleito chefe de governo da Guiné-Bissau, após uma reunião na sede do executivo comunitário, Durão Barroso advertiu que agora não podem ser poupados esforços para fazer face aos "enormes desafios" que o país enfrenta.
       
Garantiu ainda que as novas autoridades podem contar com a comunidade internacional, apontando os diversos apoios que a União Europeia prestará, mas sublinhou que nada pode substituir "a vontade e a capacidade dos próprios guineenses".
José Manuel Durão Barroso referiu que, "após dois anos sem autoridades legítimas, as eleições legislativas e presidenciais foram um passo muito importante para o futuro do país", até porque "o processo eleitoral correu de forma livre, justa e pacífica", e é por isso "com grande satisfação" que confirma "a decisão de levantar a suspensão da cooperação com a Guiné-Bissau, que estava em vigor desde 2011 precisamente pelo não respeito dos princípios do Estado e do direito democrático".
"Estas eleições foram um momento muito importante e espero que venham a tornar-se um momento fundacional para uma nova Guiné Bissau. Falta contudo muito caminho para percorrer", disse, apontando que os "desafios políticos e socioeconómicos da Guiné-Bissau são imensos, e por isso é necessário mobilizar todos os esforços".
O presidente do executivo comunitário disse que procurou sempre "que a comunidade internacional não se esquecesse da Guiné-Bissau", tendo mesmo falado diversas vezes com o seu amigo Ban Ki-moon, secretário-geral das Nações Unidas, pois "não é justo que (a Guiné-Bissau) tenha passado por vezes despercebida, dado que a atenção mediática foi consagrada a assuntos talvez mais espetaculares".
Contudo, asseverou que o novo governo guineense, que precisa de "apoio urgente", pois "a situação económica e financeira do país é débil", pode contar com o apoio da comunidade internacional e, designadamente da União Europeia, que logo após a tomada de posse das novas autoridades enviou para o país uma missão especial, com serviços da Comissão e do Serviço Europeu de Ação Externa, "de modo a definir apoio a um programa urgente de recuperação".
Durão deu conta dos apoios que a UE disponibilizará - incluindo, a médio e longo prazo, um pacote que atingirá os 60 milhões de euros, e, no longo prazo, o envelope nacional do 11.º FED (Fundo Europeu de Desenvolvimento), no valor de 105,5 milhões de euros, que "começará agora a ser programado tendo em conta as prioridades definidas pelo novo governo".
O presidente da Comissão sublinhou todavia que "a comunidade internacional ajuda, mas nada pode substituir a vontade e a capacidade dos próprios guineenses para criarem condições para que o pais garanta a estabilidade, a paz e a segurança".
"Sabe que a UE vai estar ao seu lado e ao lado da Guiné-Bissau. E agora mãos à obra. Há muito trabalho para fazer", disse, dirigindo-se ao primeiro-ministro.
Domingos Simões Pereira, por seu turno, indicou que o principal propósito foi expressar o "sentimento de gratidão" a Durão Barroso, um "amigo da Guiné-Bissau", que, mesmo durante o período de suspensão do programa de cooperação da UE, não se poupou "no sentido de manter a Guiné-Bissau na agenda" europeia.
O primeiro-ministro agradeceu designadamente "o anúncio de todos os instrumentos" de apoio que a UE vai disponibilizar, e o facto de a União ter enviado para a Guiné-Bissau uma missão pluridisciplinar, apenas alguns dias após a sua tomada de posse (a 04 de julho), o que entendeu como "uma manifestação de confiança", que o novo governo não quer defraudar.

Contra a impunidade em Timor-Leste

Amnesty International and ANTI (The Timor-Leste National Alliance for an International Tribunal) calls on the governments of Indonesia and Timor-Leste to expedite the establishment of a Commission for Disappeared Persons which was recommended by a bilateral government-sponsored truth commission six years ago.
The ongoing delay by both governments in establishing the fate and whereabouts of those who disappeared and went missing during the period of Indonesian occupation (1975-1999) and in the context of the 1999 independence referendum, highlights the continued lack of political will to address impunity and has prolonged the suffering of victims and their families.

Commission of Truth and Friendship

The Commission of Truth and Friendship (CTF) was set up by the Indonesian and Timorese governments in 2005 to "establish the conclusive truth in regard to the events prior to and immediately after the popular consultation in 1999, with a view to further promoting reconciliation and friendship, and ensuring the non-recurrence of similar events". On 15 July 2008, the Commission published its final report, in which it concluded that Indonesia bears responsibility for human rights violations committed in 1999.
The CTF’s mandate did not cover fully the human rights violations including unlawful killings, enforced disappearance, torture, and rape and other crimes of sexual violence committed by the Indonesian security forces and their auxiliaries during the Indonesian occupation (1975-1999). It is estimated that around 18,600 people were killed or disappeared in Timor-Leste between 1974 and 1999. Furthermore, several thousand children are believed to have been sent to Indonesia during this period without the consent of their parents or under coercion.
One of the key recommendations of the 2008 CTF report was for the Indonesian and Timorese governments to work together to establish the fate and whereabouts of those who disappeared and went missing by establishing a Commission for Disappeared Persons. The Timorese Commission for Reception, Truth and Reconciliation (CAVR), in 2005, also recommended that the two governments take steps to establish the fate and whereabouts of the missing and disappeared. In October 2011, a Presidential Regulation No. 72/2011 was issued by the Indonesian authorities on an Action Plan for the Implementation of the Recommendations of the CTF. However, the Commission has yet to be established.

Consultation needed

Amnesty International and ANTI are aware that there have been bilateral meetings between the two countries on the CTF recommendations and discussions on setting up a technical working group to implement the recommendations. Further, there have also been some initiatives to reunite Timorese children who were separated in 1999 with their parents. However, our organisations are concerned that to date, the whole process has lacked transparency and non-governmental organisations in Timor-Leste have not been consulted or provided with adequate information.
Ana Lemos, a pro-independence political activist in Timor-Leste, is believed to have been tortured and killed by pro-integration militia members or members of the Indonesian security forces in September 1999 © Amnesty InternationalAna Lemos, a pro-independence political activist in Timor-Leste, is believed to have been tortured and killed by pro-integration militia members or members of the Indonesian security forces in September 1999 © Amnesty International
Our organisations urge both governments to ensure a full consultation with all those interested in the process, including civil society organisations, victims and their families and human rights defenders towards the establishment of the Commission for Disappeared Persons. Further the Commission must not only focus on enforced disappearances in the context of the 1999 referendum but include uncovering the fate and whereabouts of those who were subjected to enforced disappearance during the whole period of Indonesian occupation (1975-1999) as recommended by the CAVR and the UN Working Group on Enforced or Involuntary Disappearances in 2011.

Victims need reparation

Amnesty International and ANTI also reiterate our calls for victims of human rights violations and their families to be provided full and effective reparation to address the harm they suffered between 1975 and 1999. In this regard our organisations call on the Timorese parliament to stop delaying consideration of two draft laws which have been before parliament since 2010 providing for a national reparations programme and a "Public Memory Institute" and ensure that they are established in accordance with international law and standards. The government of Timor-Leste should also seek full reparation on behalf of the victims from the government of Indonesia where it bears responsibility, including contributions to funding the two programmes. It should also seek contributions from the international community.
Both government should also ratify the International Convention for the Protection of all Persons from Enforced Disappearance, incorporate its provisions in to domestic law and implement it in policy and practice to ensure that this crime is never committed again with impunity in Indonesia or Timor-Leste.
Amnesty International and ANTI believe that efforts to give effect to victims' right to truth and reparations should not be a substitute for the responsibility of both governments and the international community to ensure that all those responsible for crimes against humanity and other crimes under international law committed during the Indonesian occupation are brought to justice in trials which meet international standards of fairness without the death penalty.

Suspects still at large

However, attempts to bring those responsible to justice by UN-sponsored initiatives and the ad hoc courts in Indonesia had been grossly inadequate and most of those suspected of committing crimes against humanity and serious human rights violations are still at large in Indonesia, a safe haven from prosecution. Our organisations believe that responsibility for addressing crimes under international law lies not just with Timor-Leste, but with the international community.
Therefore, we urge the international community to ensure that there will be no impunity for the crimes against humanity and serious human rights violations committed during the period of Indonesian occupation and to support the continued demands from civil society organisations and victims’ groups in Timor-Leste for justice, truth and reparations for these crimes.

Hollande à conquista da África

François Hollande débute ce jeudi sa minitournée africaine par une visite en Côte d'Ivoire. Une première étape à la tonalité très économique, mais pas seulement.
François Hollande connaît bien Alassane Ouattara, le très cher ami de son très cher ennemi, Nicolas Sarkozy. Depuis son élection en mai 2012, le Français a déjà reçu l’Ivoirien à quatre reprises à Paris et l’a croisé dans plusieurs sommets. Mais il n’a jamais mis les pieds à Abidjan. Pour sa première visite officielle en Côte d’Ivoire, jeudi 17 juillet, le président français, qui sera accompagné par trois ministres (Laurent Fabius, Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Défense, et Annick Girardin, Développement et Francophonie), par cinq parlementaires et par quelques célébrités (voir ci-dessous), endossera trois costumes pour une visite en trois dimensions.
Le VRP
Cette visite est placée sous le signe de la coopération… ou du business, question de point de vue. Hollande jouera tantôt au bon samaritain, en signant des conventions, tantôt au VRP de luxe, en louant les compétences des industriels français. Objectif : préserver les liens privilégiés qui unissent les deux pays et les intérêts français qui sont (timidement) menacés par la concurrence asiatique et américaine. La coopération économique entre les deux pays est "étroite et inscrite sur le long terme", indique-t-on à l’Élysée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : on trouve dans le pays 200 filiales d’entreprises françaises et pas moins de 400 petites et moyennes entreprises (PME) tenues par des Français, ce qui représente près de 35 000 emplois et 50% des impôts sur le bénéfice qui entrent dans les caisses de l’État ivoirien.
Soumis à concurrence ces derniers temps, Paris entend bien rester "aux premières loges", selon les mots d’un collaborateur de Hollande, dans un pays qui frôle une croissance à deux chiffres depuis trois ans. Le programme de ce voyage, initialement prévu en début d’année, mais que le président français avait dû repousser en raison des soucis de santé de son homologue ivoirien, est donc très "éco".
Bouygues, Méheut, Lafont... Une cinquantaine de chefs d’entreprises français sont attendus à Abidjan.
Après son arrivée à l’aube, Hollande a prévu de rencontrer une délégation de chefs d’entreprises français puis d'embarquer sur un bateau pour une promenade sur la lagune Ebrié. L'occasion pour lui d'admirer le chantier du troisième pont en construction, œuvre française (Bouygues). Et d'évoquer avec ses interlocuteurs les problèmes liés à la pollution ("on pensera très fort à l’affaire Trafigura", précise un de ses proches), à l’assainissement et à l’urbanisme : autant de domaines dans lesquels le secteur privé français a des arguments et l’État ivoirien des besoins…

Ces questions seront d’ailleurs au menu du Forum d’affaires consacré au thème de la "ville durable", organisé en marge de cette visite officielle par le Medef International et la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGE-CI), et que les deux chefs d’État clôtureront en début d’après-midi, après un tête-à-tête au palais présidentiel. Une cinquantaine de chefs d’entreprises français sont attendus à Abidjan, parmi lesquels le magnat du BTP et des médias, Martin Bouygues, le patron de Canal+, Bertrand Méheut, et plusieurs représentants des grosses boîtes françaises (Vinci, Alstom, Thalès, Suez Environnement, Orange, Veritas, etc) qui n’ont pas toujours fait dans le « développement durable », si ce n’est celui de leurs profits. Vincent Bolloré, bien en cours à Abidjan, n’est pas du voyage mais le patron de Bolloré Africa Logistics, Dominique Lafont, est quant à lui annoncé.
Le gendarme
Si ce voyage sera "principalement économique", ainsi que l’indique l’Élysée, il aura également une portée sécuritaire – l’un et l’autre n’étant pas forcément inconciliables... Hollande ne saluera pas ses troupes de la force Licorne qui occupent le camp de Port-Bouët – Le Drian s’y est plié il y a deux mois -, mais il profitera de sa virée sur les eaux de la lagune pour visiter le dernier patrouilleur acquis par la marine ivoirienne - patrouilleur livré il y a moins d’un mois par une entreprise française, Raidco Marine. "La Côte d’Ivoire est très engagée dans la lutte contre la piraterie, c’est un partenaire de choix", précise-t-on au ministère de la Défense. Abidjan pourrait accueillir à terme un centre de formation régional destiné à former les Africains à la lutte contre la piraterie et financé en partie par la France.
Les dossiers chauds à évoquer avec Ouattara à l’heure du déjeuner sont nombreux : Mali, Sahel, Nigeria, centrafrique...
Les dossiers chauds à évoquer avec Ouattara à l’heure du déjeuner sont nombreux : le Mali évidemment, où le chef d’État ivoirien a joué un rôle crucial en tant que président de la Cedeao lors du déclenchement de l’opération Serval et où il compte des troupes, mais aussi le nouveau dispositif militaire français dans la bande sahélo-saharienne, dans lequel la base d’Abidjan jouera un rôle majeur, et la situation au Nigeria et en Centrafrique.

Le conciliateur
Lors de leurs tête-à-tête, à l’heure du déjeuner mais aussi au cours du dîner d’État quelques heures plus tard, les deux présidents devraient également aborder la question hautement sensible de la "réconciliation nationale". "Nous voulons pousser au dialogue. Nous estimons que rien ne s’oppose à une normalisation", indique une source diplomatique française. Pour faire bonne figure, Hollande doit rencontrer dans l’après-midi (après avoir reçu un "accueil populaire" au centre-ville) quatre ONG œuvrant à la promotion des droits de l’Homme et à la préservation de l’environnement.
Plus important : une entrevue est programmée peu avant la tombée de la nuit avec les partis d’opposition, dont le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo, jadis proche du Parti socialiste français. "Nous les encouragerons à participer au dialogue", précise-t-on à l’Elysée.
Mais qui dit réconciliation dit aussi justice. Les enquêtes sur les disparitions, durant la dernière décennie, des Français Guy-André Kieffer, Yves Lambelin et Frantz di Rippel, ou encore la situation de Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président interdit de sortie du territoire et qui possède la double nationalité (française et ivoirienne) : tout cela devrait être discuté. À Paris, on estime en effet que certaines affaires n’avancent pas assez vite. Mais plutôt que de le dire en ces termes, on préfère jouer la carte de la coopération. Pour "accélérer" certaines procédures, la France signera une convention avec la Côte d’Ivoire portant sur 25 millions d’euros, et visant à la formation (de juges, d’avocats) et à la construction de bâtiments de justice. "La justice manque de moyens", explique-t-on dans l’entourage du président, sans aller jusqu’à dire qu’elle manque aussi de volonté.
Il est peu probable, par contre, que Ouattara évoque avec Hollande les ennuis judiciaires de son ami de 30 ans, Nicolas Sarkozy.
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Rémi Carayol, envoyé spécial


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Terrorismo na Tunísia

Une attaque terroriste sur le mont Chaambi, près de la frontière avec l'Algérie, a tué 14 soldats tunisiens.
Mis à jour le 17 juillet 2014 à 08h59.
C'est dans la région du mont Chaambi que l'armée tunisienne a été une nouvelle fois la cible, jeudi 17 juillet, d'une attaque terroriste. Alors que le dernier bilan faisait état de quatre morts, il s'est alourdi et fait désormais état de 14 soldats tués.
"Un nouveau bilan des affrontements avec les groupes terroristes fait état de quatre morts dans les rangs de l'armée nationale", avait dit tôt dans la matinée Rachid Bouhoula, chargé de la communication au ministère.
D'autres soldats, au nombre encore indéterminé, ont été blessés et un assaillant a été abattu, avait indiqué Rachid Bouhoula, jeudi à l'aube. "Les opérations d'évacuation des blessés et de traque des terroristes se poursuivent", avait-il ajouté.
Selon la télévision nationale, qui diffusait des chants à la gloire de l'armée, la recherche des victimes a été rendue difficile par le fait que l'attaque s'est produite à la tombée de la nuit.
Un an après l'embuscade meurtrière de 2013
Ces attaques constituent un nouveau coup dur pour l'armée, qui, presque un an jour pour jour, avait déjà été la cible d'une embuscade sur le mont Chaambi, où elle traque depuis décembre 2012 un groupe armé qui serait lié à Al-Qaïda.
Huit soldats avaient été sauvagement tués - certains avaient été égorgés - le 29 juillet 2013 lors de cette attaque qui s'était produite quelques jours après l'assassinat du député de gauche Mohamed Brahmi à Tunis.
Ces violences avaient signé le début d'une crise politique de plusieurs mois, qui ne s'est apaisée qu'en janvier avec l'adoption d'une Constitution, trois ans après la révolution qui a renversé le régime autoritaire de Zine El Abidine Ben Ali, et le départ du gouvernement mené par les islamistes d'Ennahdha, remplacé par une équipe de technocrates.
Mi-juin, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué pour la première fois de récentes attaques en Tunisie, notamment un assaut contre le domicile du ministre de l'Intérieur qui avait fait quatre morts parmi les forces de l'ordre fin mai.
Depuis le début de l'année, le pouvoir se veut cependant rassurant, soulignant avoir obtenu des succès en tuant notamment certains des principaux suspects des assassinats en 2013 des opposants Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi et assurant avoir repris la main dans la lutte contre les groupes armés.
Les autorités reconnaissent toutefois que cette lutte va "prendre du temps".
Malgré des bombardements à répétition à Chaambi, déclaré "zone militaire fermée", les forces de l'ordre n'ont pas réussi à neutraliser le groupe qui a miné le massif montagneux pour ralentir l'avancée des troupes.
Début juillet, quatre soldats ont ainsi été tués dans l'explosion d'une mine lors d'une opération antiterroriste sur le Jebel Ouergha, dans la région du Kef dans le nord-ouest du pays.
(Avec AFP)


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A França reforça-se no Sahel

A la veille du 14 juillet, la France a acté officiellement la fin de l'opération Serval au Mali et son remplacement dans les prochains jours par «Barkhane», une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui mobilisera 3000 militaires français.
«Grâce à l'opération Serval qui achève sa tâche, il n'y a plus de sanctuaire pour les groupes terroristes au Mali», a assuré dimanche François Hollande. C'est une mission qui a été parfaitement accomplie»,
«Le président de la République a souhaité qu'il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone» du Sahel, avec «l'opération Barkhane» - du nom d'une dune prenant la forme d'un croissant sous l'effet du vent - dont «l'objectif est essentiellement du contre-terrorisme» dans toute la région, a déclaré Jean-Yves Le Drian, dimanche, lors de l'émission «Le Grand Rendez-vous» Europe 1-Le Monde-iTélé.
Ce basculement du dispositif militaire au Sahel était dans les tuyaux depuis plusieurs mois, mais il avait dû être reporté fin mai en raison d'un regain de tension dans le nord du Mali. L'opération «Barkhane» sera mise en place dans les jours qui viennent, en partenariat avec cinq pays de la bande sahélo-saharienne (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger et Tchad). Il s'agira d'une «présence durable», a indiqué dimanche le ministre de la Défense. L'opération bénéficiera de moyens considérables: 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, 6 avions de chasse et 3 drones, a précisé le ministère de la Défense.
  • Le Figaro