20.11.14

Xanana e a Indonésia: os equívocos

Editor Update (Global Indonesian Voices): The news article published by Liputan6.com, which was entitled ‘Xanana Gusmao Isyaratkan Timor Leste Kembali ke Pangkuan NKRI’ has been corrected by the publisher into an article titled ‘PM Timor Leste Xanana Gusmao: Terima Kasih Indonesia’. In the revised version, it has straightened the information pertaining to the original story, supported by a quote from the Indonesian Deputy Minister for Defence. “I would like to underline that the news in the media does not exist,” said Minister Sjafrie Sjamsoeddin as quoted by the Liputan6.com The original GIV article entitled ‘Timor Leste Should Rejoin Indonesia, Said Prime Minister Xanana Gusmao’ is hence updated to reflect the new information from the news source. Surabaya. The Prime Minister of Timor Leste, Xanana Gusmao, was wrongly quoted for saying that he wants to rejoin Indonesia. Xanana was quoted in the midst of an anniversary celebration event of the Indonesian army in Surabaya on Tuesday, 7 October 2014. Whether his statement represents an official commitment from the Timor Leste government or the country’s citizens is not reported. Xanana Gusmao previously led the movement leading to separation of Timor Leste from Indonesia in 1999. “I am grateful to the Indonesian government for the invitation and collaboration all this time. I also wishes the TNI (Indonesian Army) a happy anniversary,” said Xanana as quoted by Liputan6.com. Located at the eastern part of Timor island, the now independent country was previously regarded as an Indonesian province carrying the name East Timor (Timor Timur). In contrast to other Indonesian regions that were all colonized by the Netherlands, Timor Leste was previously occupied by Portugal for 450 years prior to joining the Indonesian Republic as its 27th province. It was an Indonesian province for 24 years before an independence referendum took place in 1999. Following the controversial referendum under the United Nations, East Timor became separated as a new country officially called Timor Leste.

Timor-L.: Xanana tratado na Indonésia

Timor Hau Nian Doben - 18 de novembro de 2014 O primeiro-ministro, Xanana Gusmão, foi evacuado esta manhã de urgência para Denpasar, cidade Indonésia, para tratamento médico, noticiou há momentos o jornal Tempo Semanal no seu "website". De acordo com o periódico, uma pessoa perto de Xanana Gusmão que pediu o anonimato disse, "O velho está doente das costas e por este motivo teve de ir fazer tratamentos". Xanana Gusmão ainda foi esta manhã ao Tribunal Distrital de Díli para entregar documentos relativos a processos que ainda estão em fase de inquérito no Ministério Público timorense, noticiou a Agência Lusa. De acordo com a agência noticiosa, "o juiz administrador do Tribunal Distrital de Díli, Duarte Tilman, explicou que o primeiro-ministro se deslocou ao tribunal para "apresentar documentos ligados a processos em inquérito". Segundo a Lusa, o juiz disse que Xanana encorajou também o tribunal a "continuar a trabalhar com independência, com respeito pelas leis e Constituição e pelo princípio da separação de poderes". O citado jornal relatou ainda que quando o chefe do executivo regressou do Tribunal Distrital de Díli, foram os seguranças quem ajudaram Xanana Gusmão a subir as escadas no Palácio do Governo.

Burkina: Exército controla a Transição

Le lieutenant-colonel Isaac Zida a été nommé mercredi au poste de Premier ministre par le président de la transition, Michel Kafando. Contrairement à ce qui était prévu, l'armée garde donc une place centrale dans le régime de transition, censé être civil. Le lieutenant-colonel Zida et l'armée restent donc au coeur du pouvoir au Burkina Faso. Le militaire, qui avait pris la tête du "pays des hommes intègres" depuis la chute de Blaise Compaoré, le 31 octobre, a été nommé chef du gouvernement mercredi 19 novembre par le président Michel Kafando. "J'en appelle à l'ensemble de la communauté nationale (et) internationale (...) à nous accompagner sans a priori pour gagner le challenge d'une transition apaisée", a-t-il déclaré lors de sa première allocution en tant que Premier ministre. Le gouvernement oeuvrera "en toute humilité" et "dans un engagement sacerdotal et patriotique" afin de "redonner confiance" au peuple par son "ardeur au travail", son "don de soi" et son absence de "calcul égoïste", a-t-il aussi affirmé. À peine nommé par un décret du nouveau président intérimaire Michel Kafando, investi mardi, le lieutenant-colonel Zida tente donc de rassurer. Sa désignation semble en effet contraire aux voeux affichés de la communauté internationale, qui souhaitait une transition strictement civile. Zida ne pourra, comme Kafando, être candidat aux élections présidentielle et législatives de novembre 2015 qui marqueront la fin de la transition. Mais il disposera du pouvoir important de nommer les 25 membres du gouvernement, dont il communiquera la liste "au plus tard dans les 72 heures". Mea culpa du CDP De nombreux acteurs civils souhaitent voir les partis pro-Compaoré exclus de ce gouvernement. Mercredi, après la nomination du lieutenant-colonel Zida, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), anciennement au pouvoir, s'est fendu d'un mea culpa. Il a reconnu avoir commis "une erreur d'appréciation" en poursuivant le projet de révision de la Constitution, qui devait permettre le maintien de "Blaise" au pouvoir. Plusieurs partis de la mouvance présidentielle ont également fait ces derniers jours des déclarations publiques de contrition, implorant le "pardon du peuple". "Il va falloir voir dans quelle mesure cette nomination est de nature à changer l'orientation de la transition", a expliqué Siaka Coulibaly, politologue et membre de la société civile, à l'AFP. Selon lui, la charte de transition, la constitution intérimaire, entérinée par armée et civils dimanche, n'a pas défini les attributions du président et du Premier ministre. "On ne sait donc pas si le Premier ministre est un fusible, protocolaire, ou s'il aura véritablement du pouvoir", a-t-il analysé. Société civile vigilante Le maintien de l'armée au coeur du pouvoir, acté mercredi, a suscité un mécontentement parmi la plupart des habitants de Ouagadougou. La société civile reste vigilante, préférant attendre ses actes pour juger Zida. Plusieurs de ses membres dénoncent toutefois une "entente" entre opposition et armée, dont la société civile a été exclue, qui a permis l'attribution du poste de Premier ministre à un militaire. Dans les faits, le nouveau Premier ministre avait déjà pris en main les domaines publics importants. Les patrons de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (Sonabhy) et d'électricité (Sonabel), proches du clan Compaoré, ont été remerciés "pour sabotage". Ces mesures s'ajoutent à la suspension des conseils municipaux et régionaux, dans lesquels les pro-Compaoré étaient fortement majoritaires. Mais le Burkina Faso reste un pays pauvre, aux faibles ressources, qui ne peut se passer de l'aide extérieure. La réaction de la communauté internationale - qui avait fortement contribué à un rapide retour à la transition civile - à la nomination de Zida, sera donc déterminante. (Avec AFP) Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Burkina | Burkina : Isaac Zida s'impose comme Premier ministre | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

19.11.14

Timor: Narcotráfico 2008

A CRIME syndicate with links to former pro-Indonesian militias supplied drugs to youth gang members involved in violent attacks in East Timor. This is the finding of an investigation ordered by East Timor's President Jose Ramos Horta. It also found girls as young as 12 were being trafficked into East Timor for prostitution, some at a brothel frequented by United Nations personnel. A report on the investigation, obtained by The Age, criticises the Australian-led International Stabilisation Force (ISF) and United Nations police in East Timor for failing to "recognise the importance and gravity of this new phenomenon" in the troubled country of 1 million. "The swiftness in which international drug syndicates mobilised into Timor Leste (East Timor) was underestimated by the international security forces," the report said. But within days of Mr Ramos Horta receiving the report last month, East Timor and United Nations police began raids in the capital, Dili, and arrested almost 100 Timorese and foreigners on drugs and prostitution charges. Mr Ramos Horta is recovering in Royal Darwin Hospital from gunshot wounds received in a rebel attack on February 11. The confidential report said girls aged between 12 and 15 were brought from Indonesian West Timor and held in safe houses in Dili and "only brought out on request" to a brothel operated by a drugs and human trafficking syndicate. The Age, Austrália 2008

18.11.14

Costa do Marfim: Gbagbo será julgado no TPI

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi que le procès de Laurent Gbagbo débuterait le 7 juillet à La Haye. L'ancien président ivoirien est jugé pour quatre charges de crimes contre l'humanité. Le procès de Laurent Gbagbo débutera le 7 juillet à La Haye. La Cour pénale internationale l'a annoncé lundi 17 novembre dans un communiqué. La Chambre de première instance I de la CPI "a également ordonné au procureur de la CPI [Fatou Bensouda, NDLR] de communiquer à la Défense, au plus tard le 6 février 2015, l'ensemble des pièces, éléments de preuve et rapports d'experts, ainsi que la liste des témoins et des moyens de preuve sur lesquels l'accusation entend s'appuyer au cours du procès", précise le texte. Après avoir d'abord douté de la solidité du dossier dressé par l'accusation contre Laurent Gbagbo, la CPI avait finalement confirmé en juin quatre charges de "crimes contre l'humanité" contre l'ancien président ivoirien. Il est accusé d'avoir, avec son entourage, "ordonné, sollicité, encouragé ou contribué de toute autre manière à commettre des meurtres, viols, actes inhumains et persécutions". Le 11 septembre, la Chambre préliminaire avait rejeté la demande de la défense d'interjeter appel à la confirmation des charges. _________________ Par Vincent DUHEM Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Justice | Côte d'Ivoire : le procès de Laurent Gbagbo devant la CPI s'ouvrira le 7 juillet | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

Burkina já tem um Presidente de transição

Michel Kafando, le nouveau président de transition au Burkina Faso, prêtera serment mardi avant d'entrer en fonction vendredi, mettant ainsi fin à trois courtes semaines de régime militaire dirigé par le lieutenant-colonel Zida. Le Burkina Faso s'apprête à définitivement tourner la page de 27 années au pouvoir de Blaise Compaoré. Après trois semaines de régime militaire, Michel Kafando, le président de transition, va prêter serment mardi 18 novembre avant d'entrer en fonction le vendredi 21 novembre. La communauté internationale, qui avait exercé dès les premiers jours de la crise politique une forte pression sur l'armée pour qu'elle rende le pouvoir aux civils, a salué cette transition rapidement et pacifiquement négociée. L'Union africaine (UA) - qui avait lancé un ultimatum au régime militaire pour qu'il restitue le pouvoir - a salué lundi la "maturité politique" et le "sens des responsabilités" des Burkinabè. Le représentant spécial de l'ONU en Afrique de l'ouest, Mohamed Ibn Chambas, s'est réjoui dans les mêmes termes. Au bout d'une longue nuit de tractations à Ouagadougou, le nouveau président intérimaire, un diplomate de 72 ans, a à peine cillé à l'annonce de sa nomination annoncée au petit matin en présence des deux autres candidats retenus par le "collège de désignation" : Joséphine Ouédraogo, ex-ministre de Thomas Sankara, et le journaliste Cherif Sy. Ancien ambassadeur à l'ONU "Plus qu'un honneur, c'est une redoutable responsabilité qui m’échoît, dont j'entrevois déjà les écueils et l'immensité de la tâche", a déclaré Michel Kafando, un homme de grande taille aux cheveux légèrement grisonnants, d'allure distinguée et réservée. Selon le président ghanéen John Dramani Mahama, qui a participé à la médiation internationale dans la crise en tant que président en exercice de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont fait partie le Burkina, le retour à un régime de transition civil "démontre une fois encore la volonté du Peuple burkinabè, de ses Forces vives et de ses Forces de défense et de sécurité de privilégier l’intérêt supérieur de la nation". Figure de la diplomatie nationale, Michel Kafando a été ambassadeur de la Haute-Volta (l'ancien nom du pays) puis du Burkina Faso auprès des Nations unies, respectivement en 1981-1982 et 1998-2011. Il a également été ministre des Affaires étrangères dans plusieurs gouvernements, entre 1982 et 1983. Le Conseil constitutionnel a validé lundi sa nomination, ainsi que la charte de la transition, sorte de constitution intérimaire signée officiellement dimanche. La transition militaire aura donc duré trois courtes semaines, le lieutenant-colonel Zida gardant la charge du pays jusqu'à vendredi, alors que nombre de Burkinabè craignaient un coup d'État de l'armée et son maintien au pouvoir. Une transition "remarquable" La France, ancienne puissance coloniale et premier soutien international du "pays des hommes intègres", a assurée qu'elle se tenait "aux côtés du Burkina Faso durant cette période clé de son histoire", selon le chef de l'État François Hollande, qui a félicité Michel Kafando. "Cette transition démocratique est globalement remarquable et peut servir d'exemple à d'autres pays", soulignait Philippe Hugon, un chercheur français, appelant toutefois à "rester prudent" devant l'ampleur des "défis économiques et sociaux" de ce pays sahélien pauvre de 17 millions d'habitants. À l'université, le sentiment était mitigé parmi les étudiants, qui ont été en pointe dans l'insurrection populaire qui a fait chuter le régime Compaoré. "Pourquoi chasser le président Compaoré si c’est pour le remplacer par son sbire?", s'interrogeait Jérôme Oubda, 33 ans, étudiant en communication. "Je ne connais pas Michel Kafando, mais il est le témoin de l’après Blaise Compaoré sur lequel le pays a tourné la page", jugeait, pragmatique, Harouna Tapsoba, 28 ans, un fanion national à la main. L'investiture du nouveau président de transition aura lieu mardi dans une salle de conférence de Ouaga 2000, un quartier récent et aisé de la capitale où se trouve la présidence. Le Premier ministre, le gouvernement, ainsi que les 90 membres du Conseil de transition (le parlement provisoire), seront nommés plus tard dans la semaine. La passation du pouvoir de Michel Kafando avec le lt-colonel Zida se déroulera vendredi. Six chefs d'État, Ghana, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, assisteront à cette cérémonie, a déclaré le colonel Gilles Séraphin Bayala, le chef du protocole de l'armée. Les présidents du Bénin et de la Côte d'Ivoire doivent encore confirmer leur présence. (Avec AFP) Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Crise au Burkina | Burkina : Michel Kafando prendra ses fonctions de président vendredi | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique Follow us: @jeune_afrique on Twitter | jeuneafrique1 on Facebook

São Tomé: A Saúde está agonizante

Saúde em São Tomé e Príncipe agoniza sem investimentos em infraestrutura e profissionais Por Thiago Melo* No único hospital público do país, os pacientes convivem com lixo hospitalar, infraestrutura sucateada e mau atendimento. Muito do que existe é resultado de parcerias com organizações e governos de outros países. Os doentes não têm dinheiro para comprar medicamentos indicados pelos médicos. Já passava do meio-dia. Num dos prédios do único hospital público de São Tomé e Príncipe, chamado Dr. Ayres de Menezes, aglomeravam-se pacientes que estavam à espera de atendimento na urgência. O prédio, na verdade, é um dos anexos do sector de Pediatria, mas, há pelo menos um ano, segundo informação dos próprios utentes, também passou a receber os casos de emergência, devido ao facto de ainda não ter sido terminada a reforma do edifício destinado para isto. A maioria dos que ali estavam àquela hora chegou cedo, antes mesmo das 8h da manhã, com a esperança de conseguir um atendimento médico que pudesse pôr fim à sua enfermidade. Mas a esperança logo ia se esvaindo à medida que o tempo de espera aumentava. O calor, a espera, o incómodo da doença, tudo isto dificultava a situação dos doentes que ali estavam, e também dos familiares que os acompanhavam. Já não importava se havia espaço para se sentar e esperar. Muitos pacientes deitavam-se no chão do corredor empoeirado para suportar o tempo da triagem e aguardar o atendimento médico. No aglomerado de pessoas, na frente da Urgência improvisada na Pediatria, estava Emiliana de Almeida, que aguardava que as duas filhas, uma de 12 e outra de 15 anos, fossem atendidas. As duas meninas estavam com febre e dor de cabeça. "Fui ao Centro de Saúde da Água Grande (centro da capital São Tomé) há dois dias, mas disseram que se elas não melhorassem que era para eu vir aqui ao hospital. Eu vim, mas estou cá desde cedo à espera do médico. Nem tomámos o pequeno almoço", queixou-se a senhora, que tinha no colo a filha menor, que também sofre de bronquite. "Não temos um bom atendimento. Os enfermeiros e os médicos não sabem se comportar com os pacientes. E além disso, o hospital, como o senhor pode ver, está completamente deixado de lado, sem investimentos. Estamos nesta luta, e não é de hoje, é de sempre", desabafava a senhora. Os problemas com o sistema de Saúde são-tomense, como ela mesmo referiu, não são de agora. Emiliana fraturou a perna esquerda há sete anos, e precisou de fazer uma cirurgia no mesmo hospital onde esperava as filhas serem assistidas. Ela conta que na altura conseguiu fazer a operação, mas não teve o devido pós-operatório. "Eu tinha de ter tirado os ferros que colocaram para poder emendar o osso da minha perna, mas não os tiraram. Por causa disto, até hoje, eu tenho dificuldades para andar", afirma. Desde que fez a operação e até agora, Emiliana, são-tomense nascida e criada na ilha, garante que a estrutura do sistema de Saúde do país só piorou. "A gente vem ter com o médico e, simplesmente, somos informados que o médico não está, ou que não poderá atender, pois está fazendo alguma operação. Isso não é nada bom". Armando Carvalho também acompanhava um paciente no sector de triagem da urgência, no prédio improvisado. O sobrinho dele, de 25 anos, sofreu um acidente e teve ferimentos muito graves. Devido à gravidade, o jovem foi atendido assim que chegou ao hospital. Mas, mesmo assim, as críticas relacionadas ao sistema de saúde se fazem presente: "Há problemas em todo o mundo, mas aqui, em São Tomé, vivemos a dura realidade do nosso país, que é a pobreza. Se não há dinheiro, não há profissionais, não há investimentos", constata o tio do rapaz acidentado. Assim como Emiliana, Armando queixa-se também da má qualidade do atendimento prestado pelos enfermeiros e médicos, que, na maioria das vezes, segundo ele, são "impacientes". "Não há condições de trabalho, eles ganham mal. Dá até para entender um pouco essa péssima recepção. O atendimento é consoante o que eles têm. Se têm más condições, pouca infraestrutura e sobrecarga de trabalho, não teremos bons médicos", avalia. Precariedades A realidade dos profissionais da saúde em São Tomé e Príncipe é mesmo difícil. Conversamos com enfermeiros do hospital Dr. Ayres de Menezes, que preferiram não serem identificados por medo de represálias dentro da instituição. Todos foram unânimes ao afirmar a falta de material para o tratamento dos pacientes, a falta remédios, e que a infraestrutura do único hospital do país está completamente sucateada. "Realmente não temos condições para fazer um bom atendimento da população", assegurou uma das profissionais que conversou conosco. Para além dos problemas estruturais no Dr. Ayres de Menezes, os enfermeiros e médicos ainda precisam lidar com o baixo salário pago às categorias. O salário de um enfermeiro, por exemplo, pode variar entre 1 a 2 milhões de Dobras, o equivalente a 40 e 80 euros, respectivamente. Este é o valor pago por mês para aqueles que seguirem a carga horária normal de 9 horas diárias. Para conseguir ganhar um pouco mais, os profissionais precisam esforçar-se ainda mais e fazer pelo menos 8 ou 10 plantões todos os meses, e aí conseguem ganhar mais 400 mil Dobras por turno realizado. "Isto acaba por transformar a nossa carga horária em algo desumano e que às vezes nem compensa tanto assim, pois temos muitos descontos no nosso salário", revela um enfermeiro. A precariedade do maior centro de atendimento médico das duas ilhas africanas faz-se sentir ver num simples caminhar pelos sectores espalhados por diferentes prédios. Não é preciso nem entrar nos edifícios para constatar o descaso. Ao lado de um posto de consultas médicas estava um contentor repleto de lixo hospitalar, ao ar livre, sem nenhuma destinação adequada, conforme estabelece a Organização Mundial da Saúde. Era possível identificar frascos de remédios, restos de curativos, seringas e até restos de soros fisiológicos. Ambiente propício para a proliferação de infecções hospitalares e transmissão de doenças aos utentes que por ali circulavam. Não muito longe dali, num prédio logo à frente, fica o sector de internamentos. Fui ter com uns pacientes que estavam do lado de fora caminhando um pouco. A senhora Sofia do Espírito Santo era uma desses pacientes. Há dois dias internada por causa de Diabetes, ela disse que estava à espera de um médico para ser obsrrvada e então, assim pensava, receber alta para voltar para casa. Entrámos no prédio de internamentos e Sofia mostrou-me o leito onde havia passado as duas últimas noites. Era uma cama enferrujada, assim como as outras que abrigavam os demais pacientes naquela sala. "Eu não tenho do que me queixar. As enfermeiras são atenciosas, vêm perguntar como estou. Mas agora estou à espera do médico para voltar para a minha casa", contou a senhora sentada à cama. Ela disse que, provavelmente, voltará para o hospital em breve, pois não tem condições de seguir o tratamento indicado pelos médicos, devido ao preço dos medicamentos. "O remédio que eles colocam na receita custa para aí umas 180 mil Dobras (o equivalente a 7 euros). Isso é muito dinheiro para nós". Uma triste realidade que a senhora assiste consciente e esperançosa ao mesmo tempo. Desequilíbrio Segundo o director para os Cuidados de Saúde do Ministério da Saúde, Pascoal Fonseca, os atendimentos médicos em São Tomé e Príncipe estão divididos em três níveis de atenção: o primário e o secundário, dos quais são responsáveis os distritos sanitários, e o terciário, do qual o encarregado é o hospital Ayres de Menezes. Todos os serviços prestados no sistema são gratuitos, e daí surgem alguns dos problemas de infraestrutura e administração na área da saúde nas ilhas. De acordo com Pascoal, há um desequilíbrio no sistema de saúde são-tomense. Por um lado, o Estado não possui recursos suficientes para garantir a qualidade dos serviços oferecidos, pois quase 90% do seu orçamento depende de ajuda externa. Ajuda que nem sempre consegue suprir as necessidades orçamentarias do país. Por outro, os utentes não participam com nenhum custo nos atendimentos médicos oferecidos pelo governo. "Consequentemente, o Estado tem grandes debilidades para oferecer os seus serviços. É um sistema apenas de consumo, portanto, a partir daí, esta balança está desequilibrada". Por estes mesmos motivos, assegura o director, os quadros profissionais também são lesados. "Um quadro de especialista ganha 200 euros mensais, isso porque houve um reajuste há pouco tempo, pois antes eram 150 euros. Estamos a falar de um especialista, cirurgião. Eu estudei 7 anos e fiz 6 anos de clínica geral, ou seja 13 anos de estudo, e ganho isto na função que exerço no hospital". Para piorar a situação de quem trabalha na saúde, Pascoal conta que os descontos para o Imposto Sobre o Rendimento (IRS) levam pelo menos 30% do salário. "O nosso sistema peca por isso também e, consequentemente, tem dificuldades de se desenvolver. Os funcionários não se sentem estimulados, e muitos que se formam no exterior não querem voltar para trabalhar aqui". A precária infraestrutura do Ayres de Menezes é resultado também da baixa capacidade financeira do país, relatada pelo director de Cuidados de Saúde. Assim, nem sempre o valor destinado pelo ministério consegue cobrir as despesas e necessidades da casa. A infraestrutura principal é uma herança colonial. Os demais pavilhões que foram construídos e equipamentos adquiridos ao longo dos últimos anos são frutos de parcerias governamentais com outros países, principalmente Portugal e Twaian. Actualmente, o hospital conta com financiamento da União Europeia para reabilitar o sector da maternidade. Da mesma forma já está acontecendo com o sector de urgência, por isso estes atendimentos decorrem em outro pavilhão. Pascoal assegura que a ala de um dos pavilhões da pediatria foi reservada para acolher a urgência, apesar de termos visto crianças sendo atendidas na mesma ala que os pacientes da urgência. "Para fazer a reabilitação das infraestruturas precisamos improvisar, não podemos retirar estes sectores para outros sítios, pois todos funcionam de forma integrada. É preciso estar no hospital para que seja feito um exame mais complexo, por exemplo", explica Fonseca. Em relação ao lixo hospitalar, o director afirma que o Ministério da Saúde tem aplicado vários esforços para mudar esta realidade. Esta questão estaria ligada a dois fatores, segundo Pascoal: a negligência dos funcionários que são responsáveis pelo acondicionamento correto do lixo, e também a falta de uma incineradora adequada para o tratamento destes materiais. Melhorias poderiam ocorrer com a participação dos utentes Para Fonseca, que há 20 anos trabalha no sistema de saúde de São Tomé e Príncipe, a solução para este desequilíbrio seria criar uma sistema escalonado de contribuição, no qual cada cidadão das ilhas contribuiria com quanto pudesse pagar. Questionado se os são-tomenses teriam dinheiro para custear os serviços do sistema de saúde, o director especula: "Nós já incutimos na população a ideia de que a saúde é grátis, mas se formos observar a cerveja, por exemplo, verificaremos quantos montes de contentores da bebida são vendidos; outra questão são as casas. Antes a maioria era de madeira e palha, hoje, boa parte é de alvenaria. A população pagará, se for para o seu bem. Se nós formos aplicar um sistema escalonado mensal, quem pode pagar 1 euro, paga; 10 euros, paga; mil euros, paga. Acontece que estas são decisões políticas. Não cabe a mim decidir, mas esta é a minha opinião". Pascoal reitera que, para tomar estas decisões, é preciso vontade e coragem por parte dos políticos das ilhas. "Quem não tem, não pode dar. Tudo cai no mesmo pacote que eu expliquei. O Estado faz muitos esforços dentro das suas limitações. Mas se estivéssemos num sistema de saúde no qual a população contribui, de uma forma ou de outra, para o sistema, a saúde teria meios para oferecer mais. É preciso vontade política para isto". O presidente da Ordem dos Advogados de São Tomé e Príncipe, André Aragão, acredita que a garantia de um serviço Saúde de qualidade no país regrediu nos últimos anos. Isto porque, segundo Aragão, desde os anos 1990 foi extinta a figura do Provedor de Justiça. "O Provedor era responsável por promover os Direitos Humanos, ao buscar junto ao governo a implementação de políticas públicas", explica o advogado. Embora isto tenha ocorrido, André lembra que a população ainda pode recorrer a um mecanismo que permite ao cidadão, enquanto indivíduo ou comunidade, reclamar junto à Assembleia Nacional melhorias no serviço de Saúde. "A partir disto a Assembleia Nacional é a responsável por interceder pelos cidadãos". Médicos estrangeiros e parcerias garantem infraestrutura mínima A actual infraestrutura do sistema de saúde são-tomense tem sido garantida, ao longo dos anos, por diversas parcerias e instituições estrangeiras que actuam nas duas ilhas. Entre estas instituições está a organização Médicos Sem Fronteiras, a Cruz Vermelha Internacional e, há pelo menos 25 anos, a organização não governamental portuguesa Instituto Marques de Valle Flôr (IMVF). Em todos esses anos de actividade, a partir de recursos portugueses e da comunidade europeia, o IMVF já actuou em todos os níveis do sistema sanitário de São Tomé e Príncipe. Edgar Neves, representante do instituto em São Tomé, explica que a preocupação inicial foi estruturar o sistema de saúde do país, tornando-o funcional, a partir da formação de profissionais, habilitação dos centros de atendimento com equipamentos e meios para diagnósticos, e, o fornecimento regular de medicamentos. Algumas destas acções fazem parte do programa Saúde para Todos, que há anos é realizado pela ONG no país. Em 2012, o programa foi prolongado até dezembro de 2015, afim de promover os cuidados preventivos e primários nos sete distritos das ilhas. De acordo com Edgar, a intenção do projeto era capacitar os profissionais para atuarem no país, assim como levar os cuidados à população, desenvolvendo um sistema autónomo que se pudesse estabelecer ao longo dos anos. Estão sendo beneficiados pelo menos 769 profissionais e técnicos de saúde são-tomenses e a totalidade da população das ilhas, que chega a quase 180 mil habitantes. Mas a precariedade do sistema sanitário do país e a falta de médicos especialistas fez com que a organização estabelecesse também o programa Saúde para Todos - Especialidade, oferecendo serviços de atendimento e cirurgia em diversas áreas médicas. Edgar relata que o projecto foi necessário também para diminuir a evacuação de doentes para o exterior, principalmente para Portugal, que recebe a maior parte dos pacientes que não conseguem tratamento nas ilhas. Trabalham actualmente no projecto, pelo menos, 100 profissionais de 20 especialidades diferentes. Alguns deles nem precisam viajar para realizarem os atendimentos, pois há 3 anos funciona um sistema de telemedicina que facilita o trabalho médico. "Precisamos digitalizar todo o sistema de exames para implementar a telemedicina. A partir daí, as consultas podem ser feitas à distância. Caso seja preciso uma cirurgia, esta é agendada e o médico vem a São Tomé a realizar ", explica Neves, que assegura que a oferta de consultas de especialidade já diminuiu consideravelmente a evacuação de pacientes para fora do país. "Apenas as especialidades de gastro e neurologia ainda têm sido motivo de evacuação médica. Os clínicos e cirurgiões gerais vão resolvendo muita coisa, mas há casos que só os especialistas podem resolver". Na opinião de Edgar, além de garantir os investimentos necessários e a formação dos profissionais em São Tomé, para desenvolver um sistema de saúde eficaz é preciso estimular os profissionais nativos. "Ao longo desses anos todos, percebemos que é preciso estimulá-los do ponto de vista profissional, mas também material, de maneira a que eles permaneçam no país. Por isso, damos preferência aos locais, quando temos pessoal aqui", conclui. Fitoterápicos são alternativa na falta de dinheiro para medicamentos Foi à porta do centro de saúde da Água Grande, no centro da capital São Tomé, que encontrei, às 7h da manhã, Neuza da Conceição. Ela tinha chegado uma hora antes de mim, pois queria conseguir uma consulta com o pediatra para o filho de 1 ano. Apesar do esforço, ela diz-me que não enfrenta dificuldade para conseguir o atendimento. Para ela, assim como para a grande maioria dos são-tomenses, o problema é ter acesso à medicação indicada pelos doutores. "Há consultas, mas muitas vezes isso depende da disponibilidade dos médicos. Se temos tudo marcado, não há problema. A gente tem mesmo problema é para conseguir o remédio, pois são caros para nós. Aí procuramos nas plantas medicinais", relatou. Depois da consulta, ela levou-me até ao Mercado Velho, a poucos quarteirões do centro de saúde. Lá, Neuza foi directo ao ponto de venda da Dona Gigi Bento, de 55 anos, que diz ter aprendido, desde criança, a arte de curar a partir das plantas. Ela logo juntou um maço de ervas desidratadas e vendeu a Neuza. Aquilo serviria para um chá que curaria a dor de barriga do menino. Segundo Dona Gigi, há mais de 300 tipos de folhas, ervas e sementes que são utilizadas na formulação de medicamentos fitoterápicos em São Tomé. É em forma de chá e óleos essenciais que estes remédios naturais ajudam a curar as enfermidades dos são-tomenses. "Tem remédio para diabetes, hérnia, febre tifoide, colesterol e muitos outros. Há fórmulas em que misturamos várias plantas, ou, em outras, basta uma", explicou Gigi. Assim como Gigi, quase uma centena de outros sábios tradicionais trabalham com os fitoterápicos no Mercado. Manuel Afonso, de 69 anos, trabalha desde os 16 anos com as plantas medicinais e ele deixa claro a ética de sua profissão: "O médico é quem tem a sabedoria para identificar a enfermidade do paciente, o que nós fazemos é encontrar a cura nas plantas". De acordo com Manuel, tudo o que ele indica aos pacientes que o procuram é a partir dos exames médicos que eles lhe apresentam. "Se traz o exame, a gente já sabe o que indicar, senão, tem de voltar ao médico e trazer o atestado para podermos arranjar o remédio". Manuel reconhece o papel social que desenvolve na sociedade de São Tomé e Príncipe. Ele sabe o quanto o seu trabalho está ligado à população: "as pessoas têm mais acesso a este tipo de medicamento, pois a maioria não tem dinheiro para pagar as receitas médicas, ou então não é possível comprar o remédio aqui no país". * Esta produção só foi possível realizar graças ao programa de formação jornalística, Beyond Your World, o qual é financiado pela Comissão Europeia e pelo Ministério dos Negócios Estrangeiros Holandês