12.11.15

Bissau: Ordenada libertação de Zamora Induta

O Supremo Tribunal de Justiça (STJ) da Guiné-Bissau ordenou a libertação imediata do antigo homem forte das Forças Armadas Zamora Induta, preso no Quartel de Mansoa desde 22 de Setembro em prisão preventiva. A decisão do tribunal comunicada nesta quarta-feira ao advogado do vice-almirante responde ao pedido de habeas corpus apresentado a 5 de Outubro, que alegava problemas de saúde do antigo homem forte das Forças Armadas guineenses. "O Supremo Tribunal de Justiça considerou a prisão preventiva ilegal e ordenou a libertação do vice-almirante por não terem sido preenchidos os pressupostos para prisão preventiva e destacou a incompetência do tribunal militar sobre a matéria, por não ser um crime essencialmente militar", disse à VOA de Bissau o advogado José Paulo Semedo quando estava a caminho do Tribunal Militar Superior. Com este entendimento, defende Semedo, "o Tribunal Militar deve suspender o processo e caso o Estado-Maior das Forças Armadas queira continuar com o caso que apresente a denúncia junto do órgão competente, o Ministério Público, se é que estamos num Estado de Direito". Em Outubro, Zamora Induta foi formalmente acusado pela promotoria militar de crimes de terrorismo, alteração da ordem constitucional e homicídio, alegadamente pelo seu envolvimento na tentativa de golpe de Estado de 2012 que deixou vários morto. VOA

Moçambique não pode copiar Angola

Por ocasião dos quarenta anos da independência de Angola ontem celebrados, o Presidente da República de Moçambique, Filipe Jacinto Nyusi, deslocou-se àquele país ‘irmão’ e teve a soberana oportunidade de proferir um discurso na Assembleia Nacional – o Parlamento angolano – onde, entre outras coisas, disse que “temos de seguir o exemplo de Angola”. Estas palavras de Nyusi estão enquadradas no facto de aquele país do outro lado do Atlântico ter posto fim ao conflito militar e se ter consumado o desarmamento da UNITA, situação que em Moçambique ainda não aconteceu, pelo facto de a Renamo ainda manter forças residuais armadas um pouco por todo o país. É verdade irrefutável que a Renamo mantém Para onde nos leva o Presidente Nyusi? ‘homens armados’ desde o final dos 16 anos da guerra civil, por obra e graça do Acordo Geral de Paz (AGP), mas que não chegaram a ter enquadramento no Exército e na Polícia por eternas desconfianças nunca sanadas. Esses ‘homens armados’ durante cerca de 20 anos sempre foram vistos e eram conhecidos, até o antecessor de Nyusi, hoje cidadão Armando Guebuza, ter decidido pôr fim aos mesmos, num evento do qual o PR foi testemunha em Sadjungira, quando era ministro da Defesa. Ao ser entronizado no poder, em Janeiro deste ano, Nyusi proferiu um discurso com nuances históricas de ruptura com o passado, e de olhos virados para o futuro, onde a PAZ é(ra) o principal alicerce da ‘nova era’. A verdade dos factos mostra que Nyusi, ou os seus alegados “mentores”, tem em vista “a solução angolana” para com Afonso Dhlakama, uma analogia ao aniquilamento de Jonas Savimbi, então líder da UNITA. Então torna-se preocupante que o ‘exemplo de Angola’ seja seguido em moldes não claros e, pior, numa altura em que o país vive em clima de instabilidade político-militar. Afonso Dhlakama, segundo a Renamo, encontra-se agora em “parte segura” e foi em parte como essa que Savimbi foi morto... Esperemos que Nyusi não copie também outros (maus) exemplos do país em que quase 70% da população vivem com o equivalente a menos de dois dólares norte-americanos por dia e onde a cesta básica para uma semana custa o equivalente a aproximadamente 50 dólares norte-americanos. Que não copie tambem a ‘moda’ da cleptocracia local que consome champanhe per capita e onde o lixo amontoado nas ruas convive com carros de luxo. Com todos estes cenários e já que perguntar não ofende: Para onde nos leva o Presidente Nyusi? Luís Nhachote, Correio da Manhã, Maputo

11.11.15

Chade enfrenta numerosos perigos

A Dakar, où il a participé les 9 et 10 novembre au Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, a mis l’accent, lors d’une session publique, sur le coût que représente pour son pays la lutte contre les forces jihadistes dans le Sahel. Dans l’interview qui suit, il fait le point sur les fronts malien, nigérian et libyen. Jeune Afrique : Combien ont coûté toutes les opérations militaires que mènent les forces tchadiennes depuis plus de deux ans, au Mali et dans la région du lac Tchad ? Moussa Faki Mahamat : Je n’ai pas de chiffre précis, mais cela a coûté très cher. Ce alors que le Tchad traverse une période délicate, notamment en raison de la baisse du cours du pétrole. On dit que les caisses du Trésor sont vides. Les fonctionnaires tchadiens ont-ils l’assurance d’être payés dans les prochains mois ? Vous pouvez ajouter, en plus de la baisse du prix du baril, les conséquences de la situation sécuritaire. Le Tchad est un pays enclavé, qui pâtit des crises que traversent ses voisins. Par exemple, la route entre le Tchad et le Nigeria, l’un de nos principaux partenaires commerciaux, est fermée depuis un an. Mais je vous rassure : nous ne sommes pas en cessation de paiement. Le gouvernement tchadien vient de décréter l’état d’urgence dans la région du lac Tchad. Pour quelles raisons ? Il y a eu plusieurs attaques du groupe Boko Haram dans cette région ces dernières semaines. Nous estimons que cette mesure est nécessaire pour pouvoir sécuriser les populations civiles. C’est une région lacustre, sans frontière terrestre, où l’on trouve une multitude d’îles. En cette période, les eaux montent : c’est donc un moment propice pour les terroristes, qui peuvent ainsi atteindre certaines îles. L’état d’urgence nous permettra de contrôler les mouvements des personnes et des biens, même si le commerce y est pratiquement arrêté à cause des violences de Boko Haram, et même si des populations ont déjà quitté les îles. Envisagez-vous d’évacuer les îles, comme le Niger il y a quelques mois ? Non, nous n’avons pas de programme pour dépeupler les îles. Il s’agit pour nous d’y positionner des éléments et de faire en sorte d’être en capacité d’assurer le transport de nos forces le plus rapidement possible.  Il y a quelques mois, ce groupe prenait des villes. Il a changé de mode opératoire, car il n’a plus les mêmes moyens. Boko Haram a été amoindri ces derniers mois par l’action conjointe des armées de la sous-région. Quelle menace représente ce groupe aujourd’hui ? Cette menace prend essentiellement la forme d’attaques kamikazes. Des attaques qui ciblent des gares, des marchés, et même des camps de personnes déplacées. Boko Haram ne procède plus aujourd’hui à des attaques frontales contre des positions militaires. Il y a quelques mois, ce groupe prenait des villes. Il a changé de mode opératoire, car il n’a plus les mêmes moyens. Nous ignorons le nombre d’éléments qui composent ce groupe, mais nous savons qu’il a été fortement amoindri. Nous avons donc réadapté notre dispositif de défense. Désormais, nous mettons l’accent sur la protection des zones fortement habitées. Mais c’est très difficile, car nous sommes face à des gens qui sont prêts à mourir. La capitale, N’Djamena, est-t-elle toujours menacée, quatre mois après les premiers attentats ? On ne peut pas l’exclure. Mais le dispositif que nous avons mis en place est efficace. Où en est la Force multinationale mixte, dont l’état-major se trouve à N’Djamena ? L’état-major est en place. Et de notre côté, les troupes sont prêtes. Nous avons défini différents secteurs. Et des opérations sont déjà menées, même s’il sera difficile, d’ici janvier, de mener des opérations de grande envergure, en raison du climat. C’est dans le cadre de cette réorganisation que nous avons rapatrié nos hommes qui se trouvaient depuis des mois au nord du Cameroun et au nord-est du Nigeria. Cela doit nous permettre de mieux renforcer nos positions. Ceux qui sont rentrés seront-ils remplacés ? Non, ils seront repositionnés. Y a-t-il encore des soldats tchadiens en territoire nigérian ? La plupart sont rentrés. Il reste encore quelques éléments dont les missions sont plus spécialisées.  On ne peut pas laisser prospérer des groupes comme Daesh à nos portes. Il y a un an, ici même, Idriss Déby Itno appelait à « finir le travail » en Libye. Défendez-vous toujours une intervention militaire dans ce pays ? C’est le chaos total en Libye. Il y a deux gouvernements, deux parlements, une multitude de milices, Daesh qui s’installe, dans la zone de Syrte notamment… Nous fondions beaucoup d’espoirs dans la médiation des Nations unies. Nous pensions qu’un gouvernement d’union nationale verrait le jour. Mais cela n’a pour l’heure rien donné. Il faut agir ! On ne peut pas laisser prospérer des groupes comme Daesh à nos portes. Et cela ne doit pas être seulement une préoccupation des voisins de la Libye. Des Tchadiens ont-ils rejoint les rangs de Daesh ? À ma connaissance, non. Mais nous savons que des Tchadiens rejoignent certaines milices « classiques » en Libye. Ces milices ont-elles des liens avec d’anciens rebelles tchadiens ? La Libye pourrait-elle abriter un embryon de rébellion ? Je n’ai pas d’éléments à ce sujet. Rémi Carayol Jeune Afrique

9.11.15

Marrocos não deixa o Sara Ocidental

Le Maroc passe à l’offensive sur la question du Sahara. En organisant une vaste mobilisation ce 6 novembre, date du 40è anniversaire de la Marche verte, les autorités entendent casser le statu quo imposé par l’ONU sur ce dossier. Ce week-end, les Marocains ont été pris dans une transe patriotique qui n’était pas sans rappeler celle de la Marche verte, il y a quarante ans. Mobilisation sur les réseaux sociaux, festivals, rassemblements citoyens… Tout le monde – ou presque – s’est habillé aux couleurs nationales et s’est pris à scander « Sahara marocain, Sahara marocain ». Laâyoune, la plus grande ville des provinces du Sud, était the place to be. Des milliers de Marocains s’y sont donnés rendez-vous, ce 6 novembre, le jour où, quarante ans plus tôt, Hassan II ordonna à près de 350 000 personnes de marcher vers cette région afin de la soustraire au colonisateur espagnol. Dans les rues de Laâyoune, l’ambiance était à la fête : des stars internationales se sont lancées dans des danses endiablées sur les rythmes de la musique amazigh, à l’image de Diego Maradona. Le lendemain, samedi 7 novembre, près de 30 000 personnes ont manifesté devant le siège de la Minurso (Mission des Nations unies au Sahara occidental), demandant son départ. Mohammed VI a soutenu les manifestants. Le message adressé à la communauté internationale était clair et offensif : le Maroc est dans son Sahara et le restera. L’Algérie dans la ligne de mire Rarement le Maroc a connu un aussi grand engouement sur ce dossier qui empoisonne ses relations avec son voisin algérien depuis quarante ans. Mohammed VI n’y a pas été par quatre chemins. Dans son discours du 6 novembre, il a montré l’intention de son pays d’en découdre avec tous ceux qui l’empêchent de s’ancrer dans ses terres, en premier lieu l’Algérie. Le roi du Maroc ne s’est pas embarrassé de formules diplomatiques pour dire qu’Alger « exploite les enfants de la région du Sahara pour en faire un butin de guerre, les réduisant à l’état de quémandeurs d’aide humaine, sans prendre la peine de leur garantir une vie digne ». « Où sont passées les centaines de millions d’euros accordées sous forme d’aides humanitaires, lesquelles dépassent les 60 millions d’euros par an, sans compter les milliards affectés à l’armement et au soutien de la machine de propagande et de répression utilisée par les séparatistes ? », a-t-il dénoncé. Face au statu quo à la fois algérien et onusien, Mohammed VI a voulu montrer que l’État marocain passait, lui, à l’action et souhaitait ancrer la région dans sa stratégie africaine. Finie l’économie de rente qui y a été longtemps privilégiée à des fins politiques. Elle n’a fait qu’agrandir le fossé entre le Sahara et les autres régions, lui donnant un statut exceptionnel qui ne lui a pas toujours rendu service. Désormais, les régions sahariennes entreront dans la nouvelle politique de régionalisation au même titre que les autres, certes avec une plus large autonomie, mais avec le dessein de les sortir de leur isolement politique et économique. Le nouveau projet, qui coûtera pas moins de 13 milliards d’euros, prévoit d’en faire un hub commercial et logistique vers et en provenance de l’Afrique de l’Ouest et des Canaries avec des infrastructures adaptées. La plus grande gare routière du continent sera édifiée à Laâyoune. Elle mettra les marchés d’Abidjan et Lagos à portée de conteneurs de Tanger Med. Quant aux ports de Dakhla et de Boujdour et à l’aéroport de Guelmim, ils faciliteront l’intégration économique avec les pays voisins. Une région comme les autres Reconstitution des nappes phréatiques, lancement de la ceinture verte, lutte contre l’ensablement, sans parler du méga-projet solaire de Ouarzazate… Le Maroc veut construire dans le Sahara un bouclier écologique – le premier sur le continent africain – qu’il renforcera avec des programmes touristiques. Chaque ville aura une vocation : à Dakhla la pêche et les sports de glisse, à Aousserd les mines et l’agriculture, à Smara la culture et l’économie sociale et solidaire. La mine de Phosboucraâ, appartenant à l’Office chérifien des phosphates (OCP), souvent dénoncée par les adversaires du Maroc comme étant « la preuve de la spoliation des richesses de la région » – alors que sa production est actuellement très faible -, entrera dans une phase plus active et ses revenus doivent profiter aux populations locales, selon le plan du souverain. Ce 6 novembre, Mohammed VI a symboliquement voulu lancer une « nouvelle Marche verte ». Après le combat politique de son père, il veut ramener le Sahara sur un plan purement économique, et lui offrir le développement dont il a besoin, au même titre que les autres régions du royaume. Nadia Lamlili/Jeune Afrique

Jean Ziegler brilha na Argélia

Il a été la vedette incontestable du Salon international du livre d’Alger (SILA). L’apothéose de cette 20e édition du SILA. Jean Ziegler, l’enfant terrible de l’altermondialisme, le pourfendeur du grand capital et son système «financier tyrannique», le dénonciateur de cet «ordre cannibale» planétaire, semeur de mort et de malheurs renouvelables, a été vendredi le «chouchou» aussi bien de ses hôtes – officiellement l’ANEP, dont il est l’invité d’honneur, aux petits soins et jouant exagérément à la maman poule – que du public, distingué, venu nombreux à sa conférence autour (de son livre) Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent. A El Djazaïr, la plus belle salle de la Safex, ouverte exceptionnellement pour l’invité de marque, la séance de dédicaces a duré quelques quarts d’heure. Les petits fours et amuse-gueules, servis à satiété, ont vite fait oublier les données macabres livrées au prétoire par le sociologue et homme politique suisse dont cette cynique pépite : «Un enfant de moins de 10 ans meurt de faim toutes les cinq secondes.» En bon prophète de l’apocalypse, promise pour bientôt, Ziegler, euphorique et boute-en-train, répond à tous, à presque toutes les sollicitations. Des trésors d’humour ont été déployés par son excellence au point de mettre parfois dans l’embarras sa compatriote, l’ambassadrice de Suisse à Alger, Muriel Berset Kohen, prise dans l’entrelac de ses mots d’esprit souvent ravageurs. Jean Ziegler, la guest star de fin de règne, a surtout fait le bonheur des organisateurs flairant la grosse opération de com’, en se prêtant allègrement à la propagande pro-Bouteflika. Les Nouveaux maîtres du monde et ceux qui leur résistent a viré à l’éloge panégyrique déclamé à la gloire des anciens et actuels maîtres de l’Algérie. «La démocratie algérienne, je ne l’attaquerai pas», prévient-il. «Ça serait d’une arrogance (…) venir de l’extérieur, m’instaurer comme précepteur. C’est idiot. C’est à vous de lutter», répond-il à ceux qui lui reprochaient entre autres sa «posture paternaliste». L’Algérie de Bouteflika est encensée à volonté et ses réalisations, acquis, diplomatie sont portés au firmament. «L’Algérie, dit-il, est considéré comme l’ennemi n°1 par cette oligarchie planétaire» parce que «l’exemple algérien résiste, respecte les droits économiques et sociaux» des Algériens. Avec d’autres pays du Sud (Bolivie, Venezuela, Cuba, etc.), l’Algérie figure, selon Ziegler, dans les camps des nations pourvoyeuses d’«espoir», de «résistants à cet ordre mondial, totalement cannibale… et absurde, car il tue sans nécessité», une Algérie debout face à cette «globalisation désétatisation» en œuvre et préfigurant un «monde sans Etat», le «seul horizon de l’histoire» qu’offre la «nouvelle oligarchie planétaire» et ces 500 grandes sociétés multinationales. Celle-ci, l’oligarchie planétaire, n’augure pas de la fin de l’histoire mais plutôt de renvoyer le monde dans la «préhistoire, et pour des générations», professe l’intellectuel «marxiste». Le système capitaliste mondial est travaillé, explique Ziegler, par de nouveaux paradigmes. «Le manque objectif, au sens marxiste, a disparu», explique-t-il. «Depuis la mort de Marx en 1883, dans son vieil appartement à Londres, dans son mauvais fauteuil, il y a eu un formidable bond technologique et les forces de production de l’humanité se sont extraordinairement potentialisées», dit-il. Au chapitre des désordres causés par «l’accumulation primitive», Ziegler cite le discours du président Bouteflika à Durban (septembre 2001), où il était question de «malheur sans fin» pour les «plus pauvres» de l’humanité, car condamnés par un «ordre du monde et un système de relations à (vivre) la détresse sans fin». Des motifs d’espérance, de lutte, Ziegler ne s’empêche pas d’en donner. Pour la bonne cause ! En Europe ou dans les «nations du Sud», des mouvements et organisations (Attac, Greenpeace, FSM…) altermondialistes donnent du grain à moudre à la nouvelle matrice mondiale. Après la prose de Bouteflika, Ziegler invoque, en guise de mot de la fin, Neruda (Pablo) : «Nos ennemis peuvent couper toutes les fleurs, ils ne seront jamais maîtres du printemps.» Mohand Aziri/El Watan

8.11.15

Língua basca é semelhante à dogon, do Mali

Un estudio iniciado hace 12 años confirmó que el idioma más antiguo del continente europeo proviene del desierto de Mali, ubicado en territorio africano. Un estudio llamado conocido como "Un enigma esclarecido: el origen del vasco", a cargo del filólogo Jaime Martín Martín de la Universidad Complutense de Madrid, confirmó tras 12 años de investigación que el idioma considerado más antiguo de Europa, el Euskera, proviene del país africano de Mali. Dicho estudio se basa en comparaciones léxicas y estructurales del idioma Euskera, también conocido como vasco y que es común en el centro del norte de España (donde los Pirineos se encuentran con el Golfo de Vizcaya) con otros idiomas. La investigación de Martín Martín realiza comparaciones entre el vasco y el dogon, idioma hablado en Mali, nación ubicada en la zona subsahariana de África occidental; por unos 250 mil personas según datos oficiales. El contraste léxico entre ambas lenguas comprendió un total de dos mil 274 palabras, con un resultado de mil 633 pares de semejanza, lo que representó más de un 70 por ciento de coincidencia del total. Las conclusiones del investigador refieren que "más de 70 por ciento del total de palabras son comparables por lo que, al superar el 50 por ciento, puede hablarse de parentesco con palabras muy similares como bede/bide-camino beri/bero-caliente”. Desde 1982 el Euskera fue declarada lengua oficial, junto al castellano, de los territorios vascos.

7.11.15

Argélia: Bouteflika é Presidente ou fantoche?

Une tentative d’ouvrir une brèche dans le statu quo qui plombe le pays et de percer un mystère : savoir si le chef de l’Etat est ou pas au courant des décisions politiques et économiques qui se prennent en son nom. C’est le sens de la démarche du «groupe des 19», dans lequel figurent des personnalités connues pour être proches de Bouteflika. En filigrane, les doutes exprimés à la faveur de cette démarche laissent croire que le chef de l’Etat est tenu à l’écart des grandes décisions politiques. Se pose alors légitimement la question de savoir si Abdelaziz Bouteflika est encore le véritable chef du palais. Si l’opposition radicale ne cesse de marteler une vacance du pouvoir, cette fois-ci la «confirmation» de la prise du pouvoir par des groupes informels vient des alliés mêmes de Bouteflika. Khalida Toumi, Zohra-Drif, pour ne citer qu’elles, connaissent assez bien «la maison» pour ne pas conclure à ce que l’adresse du pouvoir a déjà changé. Visiblement, la situation suggère que Bouteflika semble perdre le contrôle et qu’un transfert du pouvoir se serait opéré sur fond de luttes et de règlements de comptes à l’intérieur des appareils. Autrement dit, la reconduction de Abdelaziz Bouteflika dans des conditions contestables n’aura servi que de paravent afin de permettre à des groupes d’intérêt de s’emparer des leviers du pouvoir. Un processus engagé quelques mois avant la décision de Bouteflika de «rempiler». Des digues devaient alors céder. A commencer par celle qui, jusque-là, constituait l’armature du régime, le DRS. Malmené par des assauts répétés venus de l’intérieur du sérail, les hommes forts du Département du renseignement et de la sécurité ont été «éliminés» un par un jusqu’à atteindre le mythique général Toufik. Il s’ensuivit une prise en main par ce que nombre d’acteurs politiques appellent les «oligarques» qui ont grandi à l’ombre d’un Président qui leur a accordé avantages et privilèges. Une oligarchie en devenir qui, comme sous d’autres cieux où l’exemple a sévi, risque de dompter l’Etat pour s’emparer de ses pouvoirs. Le parallèle avec la Russie d’Eltsine ou l’Egypte de Moubarak est frappant. Contrôle des secteurs stratégiques de l’économie, main basse sur les institutions, domestication des partis politiques au pouvoir, soumission de l’administration en s’assurant la caution internationale... La révision de la Constitution devrait couronner la marche vers la prise du pouvoir. Cependant, cette entreprise peut rencontrer une «résistance» de l’intérieur, qui pourrait être suscitée par le choc des ambitions aussi multiples que contradictoires et, dans un moindre degré, celui des egos. Entre ceux inspirés par le maréchal Al Sissi et ceux qui prennent l’exemple des fils de Moubarak, le télescopage risque de s’avérer désastreux. La guéguerre entre les «alliés» Ouyahia-Saadani en est un des révélateurs. Il va sans dire que la crise économique pourrait dangereusement précipiter les événements. Le régime, qui a toujours fonctionné sur la base d’arrangements claniques, se trouve privé des instruments d’arbitrage. L’effacement de Bouteflika du devant de la scène complique davantage les possibilités de «compromis» entre les différents blocs. Les tensions risquent de déborder les frontières du sérail. Les mois à venir s’annoncent décisifs. Hacen Ouali/El Watan