23.11.15

Mali: A proliferação do terrorismo

Suite à la prise d’otages de l’hôtel Radisson de Bamako, ce vendredi, tous les regards se tournent vers les groupes terroristes nombreux en Afrique de l'Ouest. Au Mali sont notamment implantés Aqmi, Al Mourabitoune, le Front de libération du Macina, ou encore Ansar Eddine, dont le chef Iyad Ag Ghali a récemment dénoncé les accords de paix d’Alger et appelé à combattre la France. Avec l’attaque de l’hôtel Radisson Blu, où de nombreux hommes d’affaires et personnels d’organisations internationales ont l’habitude de séjourner, la capitale malienne est de nouveau frappée en plein cœur, ce vendredi 20 novembre. Tous les otages ont été libérés, le bilan fait pour l’instant été de 18 morts, et les preneurs d’otages (cinq au maximum), seraient toujours retranchés dans le bâtiment. Le 7 mars 2015, c’était le restaurant La Terrasse de Bamako qui était pris pour cible. Cinq personnes y avaient trouvé la mort dans un attentat revendiqué par le groupe Al Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar. Le 7 août encore, un hôtel de Sévaré subissait une attaque terroriste faisant treize morts, dont quatre assaillants, attribuée au Front de libération du Macina. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays. Selon nos informations, les services de renseignement et les forces de l’ordre du Mali ont d’ailleurs tenu en échec plusieurs tentatives d’attentats à Bamako ces derniers mois. Le 2 août, les services de sécurité ont notamment déjoué une attaque contre le club nautique « Djoliba ». Voici, avec le détail des principaux groupes jihadistes actifs au Mali, l’état des lieux de la menace sécuritaire dans le pays. Le Front du Macina, une menace grandissante Dans la région du Macina notamment, qui s’étend de la frontière mauritanienne et à la frontière burkinabè, les offensives contre les forces de l’ordre maliennes se sont multipliées ces derniers mois. Plusieurs villages ont été attaqués : Nampala, Ténenkou, Boulkessi… On y a également enregistré une série d’assassinats ciblés. Le 13 août, l’imam de Barkérou, Aladji Sékou, un homme de 63 ans, a été exécuté par des motards armés. Le 7 août, c’est un hôtel de Sévaré, une ville stratégique pour les militaires, qui a été pris d’assaut. L’attaque a fait treize morts dont cinq contractuels de l’ONU, quatre soldats maliens et « quatre terroristes ». Derrière cette recrudescence d’actions jihadistes se cacherait le Front de libération du Macina, dirigé par un certain Amadou Koufa. Prédicateur connu pour ses prêches enflammés et ses liens avérés avec Iyad Ag Ghali, il a notamment appelé à faire de Mopti la capitale d’un califat, qu’il espère fonder sur les ruines de l’empire peul du Macina, qui a prospéré au XIXe siècle. C’est également lui qui aurait poussé les colonnes jihadistes à descendre vers le centre du Mali, en 2012. L’ombre d’Iyad Ag Ghali Le Front de libération de la Macina travaillerait actuellement en collaboration avec la katiba Khalid Ibn Walid, considérée comme la branche d’Ansar Eddine au sud du Mali. Selon les services maliens, le parrain de cette alliance, qui représente actuellement la menace terroriste la plus sérieuse au Mali, pourrait être Iyad Ag Ghali lui-même. Ce dernier s’est encore rappelé récemment aux bons souvenirs des forces françaises et maliennes. Dans un enregistrement audio réalisé avant les attentats de Paris du 13 novembre et authentifié le 16 novembre par les services maliens, il appelle ainsi à combattre la France et dénonce clairement l’accord de paix signé en juin, à Alger, entre la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touarègue) et la Plateforme (coalition de groupes pro-gouvernementaux). Le chef d’Ansar Eddine, qui se cacherait quelque part entre le nord du Mali et le sud de la Libye, approuve également l’attentat de janvier contre la rédaction de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo coupable, selon lui, d’avoir caricaturé le Prophète, estimant que ce journal « n’a eu que ce qu’il méritait ». L’ancien rebelle touareg devenu chef jihadiste salue également, dans son message, les attentats commis au nord et au sud du Mali. Al Mourabitoune divisée… D’autres groupes jihadistes sont également actifs au Mali. Parmi eux, Al Mourabitoune, fondé par Mokhtar Belmokhtar. Celui-ci serait toutefois, selon les services de renseignement maliens, nettement moins opérationnel que le Front du Macina ou qu’Ansar Eddine. Il se « bornerait » actuellement à poser des mines sur le passage de convoi de la Mission des Nations unies au Mali. Le groupe s’est par ailleurs scindé récemment en deux. La branche principale, commandée par celui que l’on surnomme « le Borgne » a réitéré son allégeance à Al-Qaïda, tandis que la seconde, commandée par Adnan Abou Walid Al Sahraouin s’est affiliée à l’État islamique. Cette dernière sévit actuellement dans la région de Menaka, dans le grand nord malien. …et Aqmi plus en retrait Autre groupe présent mais en perte d’influence : Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui subit de plein fouet la présence de l’opération Barkhane dans sa zone d’influence, au nord de Tombouctou et autour de Tessalit. Selon des sources maliennes, le groupe ne disposeraient actuellement « que » de 200 combattants, répartis dans trois katibas. Dernière action d’envergure revendiquée : une dizaine de soldats maliens ont été tués, le 7 août dernier, lors d’une attaque contre leur camp dans la région de Tombouctou. Mathieu Olivier Jeune Afrique

22.11.15

Burundi: Já há mortos na capital

Au moins quatre civils ont été tués à Bujumbura, au cours de violents affrontements qui ont opposé dans la nuit de samedi à dimanche les forces de l'ordre aux insurgés armés qui combattent le pouvoir du président Pierre Nkurunziza, selon la police et des témoins. D’après ces sources, deux civils et trois policiers ont également été blessés. Selon le porte-parole adjoint de la police, Moïse Nkurunziza, tout a commencé quand la police est allée arrêter un groupe de jeunes qui tenaient une réunion pour préparer une attaque à la grenade, dans un bar de Ngagara, un quartier contestataire du nord de la capitale burundaise. « Les policiers se sont faits tirer dessus par des criminels armés qui ont également lancé des grenades », puis la violence s’est répandue comme une traînée de poudre de quartier en quartier, a-t-il poursuivi, citant notamment Nyakabiga, Jabe et Bwiza (centre), et les quartiers de Musaga et Kanyosha dans le sud. « Le matin, nous avons trouvé trois cadavres de civils à Ngagara où il y a eu trois blessés -deux civils et un policier- alors qu’un autre civil a été tué dans le quartier de Kanyosha (sud) et deux autres policiers ont été blessés par l’explosion d’une grenade à Musaga (sud) », a détaillé le porte-parole adjoint de la police. Selon plusieurs habitants contactés par téléphone, cette flambée de violence a duré plus de deux heures et a été ponctuée de tirs d’armes automatiques et de mitrailleuses, d’une quinzaine d’explosion de grenades et d’obus de mortier. « Les responsables de cette insécurité sont des bandes armées non identifiées (…), et la police est intervenue pour mettre fin à toute cette violence », a assuré à l’AFP Moïse Nkurunziza. Depuis plusieurs mois, les affrontements violents entre des insurgés, issus de la contestation du 3e mandat du président Pierre Nkurunziza, et les forces de l’ordre se sont multipliés à Bujumbura, malgré une campagne de désarmement forcé lancée il y quelques semaines. Afrique

20.11.15

Mali: 170 reféns num hotel

Une prise d'otages, précédée d'une fusillade, est en cours ce vendredi à l'hôtel Radisson de Bamako, au centre de la capitale malienne. Au moins 3 otages ont été tués, dont un Français selon CNN. L'assaut a été donné. Vers 9h, des tirs d'armes automatiques pouvaient être entendus de l'extérieur de l'hôtel qui compte 190 chambres. "Ca se passe au septième étage, des djihadistes sont en train de tirer dans le couloir", a déclaré une source de sécurité à l'AFP. 170 otages (140 clients et 30 employés) sont retenus par entre deux et dix assaillants (ce nombre diffère selon les sources) qui sont entrés en criant "Allahu Akbar". Vers 11h, des otages ont été libérés, notamment ceux capables de réciter des versets du Coran. Deux femmes ont aussi été évacuées par les forces de sécurité. Trois Belges seraient enregistrés comme clients de l'hôtel mais rien n'indique qu'ils étaient présents sur les lieux ce vendredi matin. Parmi les otages, on dénombrerait également des Américains, des Français, des Chinois (sept touristes). En outre, six membres de la compagnie aérienne turque Turkish Airlines (THY) se trouvent dans l'hôtel. D'après une source sécuritaire malienne, des assaillants sont rentrés dans l'enceinte de l'hôtel à bord d'une voiture avec une plaque diplomatique. La Libre Belgique

19.11.15

Carta ao Presidente da República

O país está muito inquieto com a demora do senhor Presidente da República em nos dizer que espécie de Governo é que iremos ter nos próximos seis, sete ou oito meses, pelo menos. As eleições legislativas foram há mês e meio. O senhor Presidente convidou o dr. Passos Coelho a formar Governo, o programa desse Governo foi chumbado na Assembleia da República; e agora estamos há mais de oito dias num grande impasse, sem perceber como é que as coisas se vão passar. Gostaríamos muito de saber se o chefe do Estado mantém este Governo em gestão, se convida os socialistas a formar Governo ou se tem qualquer outra alternativa. A indecisão é que não se aguenta; é que é prejudicial a todos nós, pois que nos mantém sob enorme tensão. O senhor Presidente deve estar consciente do quanto esta demora está a contribuir para a sua pouca popularidade, num país que nestes últimos anos se foi afastando progressivamente de si. Portanto, se não desejar ficar ainda mais impopular do que o é nesta altura, decida-se quanto antes; e comunique-nos a sua decisão. Tudo é preferível a estas águas turvas em que actualmente nos encontramos.

16.11.15

Angola: O que diz o FMI

Em 28 de outubro de 2015, o Conselho de Administração do Fundo Monetário Internacional (FMI) concluiu a consulta com Angola ao abrigo do Artigo IV. O choque dos preços do petróleo está a afetar negativamente a economia. Projeta-se que o preço médio do cabaz de petróleo angolano se situe em USD 53 por barril em 2015, contra pouco mais de USD 100 por barril em 2014, conduzindo a uma grande diminuição da receita fiscal e das exportações. Embora a produção de petróleo tenha recuperado na sequência da conclusão das obras de manutenção, o crescimento do PIB não petrolífero deve desacelerar para 2,1% em 2015. Os sectores industrial, da construção e dos serviços estão a ajustar-se à queda do consumo privado e do investimento público e às dificuldades persistentes para obter moeda estrangeira. Projeta-se que a inflação ascenda a quase 14% até ao final de 2015, ultrapassando o objetivo do Banco Nacional de Angola (BNA) de 7-9%. O orçamento para 2015 prevê a descida do défice do governo central para 3,5% do PIB, face aos 6,4% registados em 2014. A projeção para a dívida pública, porém, é de um aumento expressivo, para 57,4% do PIB até ao final de 2015, dos quais 14,7% do PIB correspondem à empresa estatal de petróleo, a Sonangol. Prevê-se que o défice da balança corrente externa ascenda a 7,6% do PIB em 2015 e que as reservas internacionais diminuam para USD 22,3 mil milhões (cerca de sete meses das importações de 2016) até ao final de 2015. Entretanto, verificou-se um grande diferencial entre as taxa de câmbio do mercado paralelo e primário, o que indica um desequilíbrio no mercado cambial. É provável que em 2016 a conjuntura económica continue a apresentar desafios, pois não se espera que os preços internacionais do petróleo recuperem e os riscos são negativos. Projeta-se que o crescimento permaneça estável em 3,5% em 2016 e que o sector do petróleo cresça cerca de 4%. A expetativa para o sector não petrolífero é de uma ligeira melhoria, com crescimento homólogo de 3,4%, impulsionado sobretudo pela recuperação mais robusta da agricultura. A inflação deverá abrandar para 13% no final de 2016, sendo de prever que o efeito da recente restritividade monetária seja sentido de forma mais clara no segundo semestre de 2016.

Paris: A lista dos assassinos

Suspected Paris attackers ◾Salah Abdeslam, 26 - urgently sought by police (foto) ◾Mohammed Abdeslam - reportedly arrested in Belgium ◾Brahim Abdeslam, 31 - named as attacker who died near Bataclan concert hall ◾Omar Ismail Mostefai, 29, from near Paris - died in attack on Bataclan ◾Bilal Hadfi, 20 - named as attacker who died at Stade de France ◾Ahmad al-Mohammad, 25, from Idlib, Syria - died at Stade de France (unverified) ◾Samy Amimour, 28, from near Paris - suicide bomber at Bataclan ◾Two other attackers died during the assaults in the city

12.11.15

O rei de Marrocos é um homem doente

Le 10 novembre, les Marocains ont appris que leur roi était malade. Atteint d’une grippe aiguë, il doit suspendre ses activités et s’accorder une période de repos. Ce genre d’annonces n’est pas une première, même si la santé du monarque reste un sujet tabou. Le roi du Maroc a dû suspendre ses activités après avoir contracté un virus grippal aigu lors de sa récente visite en Inde, a annonce la maison royale par un communiqué, le 10 novembre. Lequel syndrome s’est aggravé lors du présent déplacement qu’il effectue à Laâyoune pour célébrer le 40ème anniversaire de la marche verte. Suite à l’évolution de « ce syndrome grippal avec atteinte broncho-pulmonaire et oro-pharyngée et notamment une extinction de voix », Mohammed VI doit s’imposer une période de convalescence de 10 à 15 jours. Ce qui l’empêchera d’assister à la suite des festivités à Laâyoune, mais ne devrait en revanche pas remettre en question son projet de déplacement à Paris afin d’assister à la Cop 21, du 30 novembre au 11 décembre. La santé du roi, une affaire publique Au Maroc, bien qu’elle demeure encore tabou, la santé du Roi fait l’objet d’annonces officielles depuis 2009. Dans un souci de transparence, mais aussi pour couper court à toutes les spéculations, le Palais royal a choisi d’informer les Marocains à chaque fois que leur monarque a des soucis de santé. Au Maroc, on a donc l’habitude des états grippaux du souverain, comme on sait que, pour récupérer, Mohammed VI choisit souvent de se retirer dans son château de Betz en France. La première annonce sur la santé du roi est intervenue le 26 août 2009. En pleine canicule estivale, un communiqué du Palais royal, signé par le professeur Abdelaziz Maaouni, médecin personnel du roi, annonçait que ce dernier était atteint d’une «infection à rotavirus avec signes digestifs et déshydratation». C’était la première fois où l’on spécifiait par voie officielle la nature exacte de la maladie d’un monarque alaouite. Ses sujets étaient à la fois surpris et rassurés. En novembre 2014, le roi du Maroc a dû annuler une visite en Chine à cause d’un syndrome grippal aigu, accompagné d’une fièvre à 39,5 degrés et compliqué d’une bronchite. Le 6 juillet dernier, lors d’une cérémonie officielle, il s’est présenté en s’appuyant sur une béquille. L’image a suscité une large émotion dans le pays et une causerie religieuse qu’il devait présider ce jour-là a été annulé. Nadia Lamlili Jeune Afrique