29.3.16

O Islão, cobertura da revolta

Immobile depuis près de dix siècles, l’islam donne les premiers signes d’un lent réveil. Mais, dans sa partie arabe, où les régimes, qu’ils soient monarchiques ou républicains, sont la plupart du temps dictatoriaux et oppressifs, où le pétrole et la rente qu’il procure ont aggravé les inégalités, la révolte gronde contre les gouvernements et contre l’Occident qui les protège. Cet ensemble de facteurs a donné naissance à Al-Qaïda, conçue par le Saoudien Oussama Ben Laden, puis à ce Daesh qui a germé dans les cerveaux enfiévrés et revanchards des enfants de Saddam Hussein. Ces derniers ont su enflammer une partie de la jeunesse euro-américaine en quête de nouvelles aventures. Quant aux jeunes Africains, beaucoup d’entre eux se sentent exclus des systèmes de leurs pays respectifs. Parmi ces exclus, une minorité agissante rêve de s’insurger et trouve l’occasion de le faire sous la bannière des filiales africaines d’Al-Qaïda ou de Daesh. Vous le voyez, l’islam n’est que la couverture politico-idéologique de la révolte d’une petite partie de la jeunesse de nos pays. Béchir Ben Yahmed, Jeune Afrique

24.3.16

Sassou Nguesso foi reeleito

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, qui cumule 32 ans de pouvoir à la tête de son pays, a été réélu au premier tour dimanche avec 60,39 % des voix, selon les résultats officiels publiés dans la nuit de mercredi à jeudi et contestés par l'opposition. L’annonce officielle de la victoire du président congolais sortant, Denis Sassou Nguesso, a été faite à la télévision nationale par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, peu après 3 heures 30 du matin (2 heures TU). Selon le décompte officiel, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive deuxième avec un peu plus de 15,05 % des voix, et le général Jean-Marie Michel Mokoko troisième avec environ 13,89 % des suffrages. Parlant à la presse à son siège de campagne peu après l’annonce des résultats, Denis Sassou Nguesso a estimé que le peuple congolais avait « pris son destin en main » et jugé que la campagne électorale avait donné lieu à un « débat démocratique […] très ouvert ». En l’absence de télécommunications, les candidats de l’opposition n’ont pu être joints pour réagir à l’annonce de la victoire du président sortant au premier tour. « Les communications vont être ouvertes tout à l’heure », a promis Denis Sassou Nguesso. « Fraude massive », selon l’opposition Plus tôt dans la journée de mercredi, le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), deux principales plateformes de l’opposition congolaise, avaient déjà contesté les résultats partiels publiés la veille par Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qui donnait le président sortant en tête avec 67, 02 % des voix dans 72 des 111 circonscriptions et districts du Congo-Brazzaville. « Je savais d’avance que les dés étaient pipés, mais nous avions accepté de jouer le jeu », a déclaré le général Jean-Marie Mokoko, l’un des candidats qui se reconnaissent dans le Frocad/IDC, déplorant que les résultats publiés par la CNEI n’aient fait qu’avérer, selon lui, ses « présuppositions ». Vivien Manangou, porte-parole du candidat Guy Brice Parfait Kolélas, a estimé pour sa part que la réélection de M. Sassou Nguesso relevait d’une « fraude massive » et de la « magie ». À Brazzaville, dans les quartiers sud de la ville, acquis à l’opposition, la majeure partie des boutiques sont restées fermées toute la journée de mercredi après un déploiement massif de soldats et policiers lourdement armés dans la nuit de mardi à mercredi. À en croire Vivien Manangou, les forces de l’ordre ont pénétré au siège de campagne de M. Kolélas mardi vers midi, tirant des grenades lacrymogènes et provoquant une bousculade qui aurait fait un mort. « Faire respecter le résultat des urnes » Dans un communiqué, auquel le général Mokoko a indiqué avoir donné son assentiment, Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de la plate-forme électorale soutenant les cinq candidats du pacte anti-Sassou, a qualifié le scrutin de dimanche de « coup d’État électoral » et affirmé que « les candidats signataires » de l’alliance étaient déterminés à « faire respecter le résultat des urnes ». On ne savait pas jeudi matin si Guy-Brice Parfait Kolélas, absent à la conférence de presse de mercredi, approuvait cette position. « Ne comptez pas sur [M. Kolélas] pour entrer dans une épreuve de force, de violence », a néanmoins déclaré son porte-parole, répétant que son candidat était déterminé à contester les résultats officiels par les voies légales. Jeune Afrique

20.3.16

Líbia: Persiste a confusão

Les tractations semblent se diriger vers l’installation du gouvernement de Fayez El Sarraj à Tripoli, malgré l’absence de forces régulières dans la capitale libyenne et le refus d’une partie des milices armées de l’accord de Skhirat. «Nous avons déjà convenu avec la direction de la sécurité de Tripoli sur la mobilisation d’une unité de l’armée et un régiment de police pour protéger le gouvernement à Tripoli», a indiqué El Sarraj à la sortie de sa rencontre avec le chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, hier à Tunis. «La mission du comité des arrangements sécuritaires prend fin avec l’entrée du gouvernement à Tripoli», a-t-il ajouté. El Sarraj veut entrer à Tripoli avec le soutien de la communauté internationale, malgré le refus d’une bonne partie des belligérants, aussi bien à l’Est qu’à l’Ouest libyens. A l’Est, le Parlement de Tobrouk refuse d’entériner le gouvernement El Sarraj, avant l’amendement de l’accord de Skhirat concernant la nomination de l’état-major de l’armée. C’est le Parlement qui a désigné le général Haftar à la tête de l’armée. Le Parlement veut garder ses prérogatives et préserver la hiérarchie militaire comme elle se présente aujourd’hui. A l’Ouest, le gouvernement de Khalifa Ghouayl, issu du Congrès national général (CNG), refuse l’accord de Skhirat et se considère comme étant la seule autorité légitime en Libye. Ghouayl est soutenu par le président du CNG, Nouri Bousahmine, et quelques leaders de milices comme Salah Badi, originaire de Misrata. Par contre, plusieurs autres forces, à Tripoli et Misrata, sont favorables à l’entrée du gouvernement El Sarraj à Tripoli, comme le président nommé au Conseil d’Etat, Abderrahmane Souihli. Situation de fait accompli «Ce sont surtout les Frères musulmans, leur Parti de la justice et de la construction (PJC) et la ville de Misrata qui sont favorables à cette démarche, dans la mesure où ils sont fortement représentés dans le gouvernement El Sarraj», explique le politologue libyen Ezzeddine Aguil, qui considère que la partie n’est pas encore gagnée pour El Sarraj et Kobler. Aguil s’interroge par ailleurs sur la réaction de Abdelhakim Belhaj : «Le patron du parti El Watan mais, surtout, le chef d’une forte milice qui domine l’aéroport et la base militaire de Myitiga à Tripoli ont cosigné, la semaine dernière, un mémorandum contre le gouvernement El Sarraj avec des personnalités comme Mahmoud Jibril, président de l’Alliance des forces nationales.» Pour expliquer son soutien à l’entrée d’El Sarraj à Tripoli, malgré la non-application des clauses de l’accord de Skhirat — notamment l’obtention de la confiance du Parlement de Tobrouk —, Kobler dit qu’il ne s’agit pas de vérifier les papiers d’une ambulance qui va intervenir en situation d’urgence. «Il s’agit surtout d’organiser les forces qui vont s’opposer à l’avancée de Daech en Libye», ajoute Kobler. Laquelle affirmation a suscité l’interrogation du politologue Aguil : «La politique du fait accompli et l’utilisation de milices pour protéger le gouvernement El Sarraj sont-elles la bonne solution pour légitimer ce gouvernement en Libye ?» Réserves de l’Est La démarche entreprise par El Sarraj et Kobler est contestée par les forces politiques et militaires de l’Est libyen, notamment à Benghazi. Ce rejet s’est renforcé après les victoires enregistrées ces dernières semaines par les troupes du général Haftar contre Daech et de Fajr Libya à Benghazi, quasi libérée. «Les milices de Daech et de Majliss choura Benghazi sont encerclées dans trois petites enclaves à Sabri (marché aux poissons), Gaouarcha et l’usine de ciment», rapporte la journaliste de dune-voices, Hanin Baraassi, présente sur place à Benghazi. D’autres informations en provenance de l’Est libyen et relayées par dune-voices font état que Haftar est en train de monter une force militaire pour libérer Syrte. Lequel régiment serait rallié par d’anciens soldats de toutes les régions libyennes. «Haftar est déjà incontournable en Libye. S’il parvient à attaquer Syrte, il deviendra l’homme de la nouvelle libération», estime le politologue Ezzeddine Aguil. Mais, s’interroge-t-il, en a-t-il les moyens ? La situation libyenne est encore confuse. Mourad Sellamil El Watan

19.3.16

Angola elogia Portas

Na despedida como líder do partido no qual se forjou e projectou como um dos políticos portugueses de referência, o ex vice-primeiro-ministro e antigo ministro dos Negócios Estrangeiros de Portugal, Paulo Portas, fez questão de tecer algumas considerações sobre as relações entre o seu país e Angola. Paulo Portas foi claro em realçar a importância de Angola na diplomacia portuguesa e defendeu que Portugal “não está em condições de (a) substituir” na política externa. “Com a autoridade de quem trabalhou muito, Portugal não está em condições de substituir Angola na política externa, pelo número de portugueses que lá vivem, pelas duas mil empresas que estão em Angola e merecem a nossa protecção, pela interpenetração das duas economias, apelo a todos os órgãos de soberania para terem isto presente”, disse o político português no seu último discurso no congresso do CDS-PP que elegeu uma nova liderança. O antigo líder do CDS-PP (Centro Democrático e Social - Partido Popular) fez ainda referência à “tendência para a judicialização” das relações entre Portugal e Angola, tendo considerado que “isso seria um caminho sem retorno”. Palavras de um político que se estreou na governação em Portugal no XV Governo Constitucional, entre 2002 e 2004, como ministro de Estado e da Defesa Nacional, no Executivo liderado por José Manuel Durão Barroso, do PSD, com o qual o CDS-PP havia estabelecido uma coligação. O regresso de Paulo Portas à governação aconteceria em 2011, no Governo de Pedro Passos Coelho, na sequência de nova coligação entre o CDS-PP e o PSD. A visão de Paulo Portas é, pois, a de um político com ideias fundadas na experiência e maturidade relativamente ao modo mais justo e adequado de conduzir as relações entre Estados, salvaguardando não apenas os interesses bilaterais mas, acima de tudo, respeitando as mais elementares normas do direito internacional. Enquanto governante Paulo Portas teve oportunidade para avaliar que as relações entre Portugal e Angola têm muito mais a ganhar se se fizer uma aposta séria e responsável no reforço do diálogo e na abertura de novas portas à cooperação bilateral. Esta análise realista dos factos permitiu que os laços entre os dois países fossem, em diferentes ocasiões, particularmente estreitados, tendo contribuído para esse facto o empenho pessoal do ex vice-primeiro-ministro e ministro dos Negócios Estrangeiros luso. Da parte de Angola e dos angolanos, sempre houve disponibilidade e abertura para manter com Portugal uma relação franca, aberta e na base do respeito mútuo e pela soberania dos dois povos. Os povos angolano e português possuem laços culturais e partilham afectos que datam de longos anos de convivência. Todavia nem sempre há, da parte de Portugal, a compreensão necessária para aceitar e respeitar mudanças que a História ditou. Ou melhor, nem sempre há a lucidez e inteligência que Paulo Portas verteu na sua mensagem e que, entendemos, tem destinatários muito específicos. De facto, o facto mais recente de “judicialização das relações” entre Portugal e Angola e consequente aproveitamento pela comunicação social lusa para manchar a imagem de dignitários angolanos, tem a ver com notícias postas a circular, a partir de Lisboa, dando conta de um alegado envolvimento do Vice-Presidente da República, Manuel Vicente, num escândalo revelado no âmbito da denominada “Operação Fizz”. O pronto desmentido feito pelo Vice-Presidente da República e a sua total disponibilidade para esclarecer os factos contrastam grandemente com a conduta traiçoeira de entidades portuguesas envolvidas nessas campanhas, algumas das quais com grandes responsabilidades no plano jurídico e plenas conhecedoras das regras que devem ser observadas no sentido de evitar a ofensa à honra, ao bom nome e à imagem de quem quer que seja. A verdade é que certos círculos entenderam transformar Portugal numa plataforma de ataques soezes contra Angola e os seus dirigentes. É claro que isso não aproveita à excelência das relações que se pretende entre os dois países. Sabemos não serem inocentes esses ataques, o envolvimento da comunicação social e tão pouco a conduta das fontes oficiais que têm estado na origem das informações criminosamente adulteradas. Jornal de Angola

18.3.16

São Tomé vai dirigir a CPLP

O próximo secretário-executivo da Comunidade dos Países de Língua Portuguesa (CPLP) será são-tomense, disseram à agência Lusa os chefes da diplomacia guineense e cabo-verdiana. No final de um Conselho de Ministros extraordinário da CPLP, Artur Silva (Guiné-Bissau) e Jorge Tolentino (Cabo Verde) disseram que os nove países chegaram a um consenso quanto ao sucessor de Murade Murargy, em julho. Este próximo mandato será de quatro anos, com a primeira metade a caber a São Tomé e Príncipe e a segunda a ser assumida por Portugal, foi ainda decidido pelos chefes da diplomacia da organização. A intenção portuguesa de liderar a Comunidade de Países de Língua Portuguesa fora assumida pelo Ministério de Negócios Estrangeiros, liderado por Augusto Santos Silva. O ministro dos Negócios Estrangeiros português escusou-se a comentar a razão pela qual Portugal não irá assumir em julho a liderança da CPLP. Questionado pelos jornalistas após a conferência de imprensa final da 14.ª reunião extraordinária do Conselho de Ministros da CPLP, que decorreu na sede da organização em Lisboa, Augusto Santos Silva respondeu com sucessivos "muito obrigado" às também sucessivas perguntas nesse sentido. O próximo mandato do secretário-executivo da CPLP será de quatro anos e a primeira metade caberá a São Tomé e Príncipe e a segunda metade será assumida por Portugal, foi hoje decidido pelos chefes da diplomacia da organização. Os estatutos da organização preveem que o secretário-executivo seja indicado pelos Estados-membros, de forma rotativa, por ordem alfabética crescente. Os mandatos são de dois anos, renováveis por igual período. Portugal considerava que, à luz dos estatutos, lhe caberia agora indicar um nome para o secretariado-executivo, mas alguns países, como Angola, Cabo Verde e São Tomé e Príncipe invocaram a existência de um acordo verbal segundo o qual Lisboa não poderia candidatar-se ao cargo por acolher a sede da organização. DN

Guterres visitou Angola

O Presidente da República, José Eduardo dos Santos, foi informado quinta-feira, em Luanda, do processo de candidatura de António Manuel de Oliveira Guterres ao cargo de secretário-geral da Organização das Nações Unidas. A informação foi dada a conhecer pelo próprio candidato, António Guterres, durante a audiência que o Chefe de Estado angolano, José Eduardo dos Santos, concedeu hoje, no Palácio Presidencial, ao diplomata, que já foi primeiro-ministro português. Abordado pela imprensa, no final, António Guterres afirmou que o encontro com José Eduardo dos Santos serviu para apresentar o programa da sua candidatura ao mais alto cargo daquela organização mundial. "Para mim é muito importante ter Angola logo no princípio desta candidatura, pois sou um velho amigo admirador dos angolanos", sublinhou. Manifestou, por outro lado, a sua satisfação pelos desenvolvimentos alcançados em Angola, tendo de igual modo enaltecido o papel de "grande relevo" na comunidade internacional. "Angola é membro do Conselho de Segurança das Nações Unidas e tem tido intervenções de grande importância (...) nomeadamente nas questões dos Grandes Lagos, protecção da mulher e situações de conflitos", referiu António Guterres, acrescentando que é "um país de grande influência e importância para o futuro do continente africano". António Manuel de Oliveira Guterres, nascido a 30 de Abril de 1949, é engenheiro e político, que já foi primeiro-ministro de Portugal no período 1995/2002 e secretário-geral do Partido Socialista em 1992. Na sua carreira política exerceu também o cargo de Alto Comissário das Nações Unidas para os Refugiados entre 15 de Junho de 2005 e 31 de Dezembro de 2015. Em 2016 Guterres anunciou a sua candidatura a secretário-geral da Organização das Nações Unidas. ANGOP

17.3.16

Síria: Autonomia Curda

by Edward Yeranian, Carla Babb March 16, 2016 Representatives of Syria's largest Kurdish party say they plan to declare an autonomous federal region for the areas they control in the northern part of the country. Kurdish leaders in Syria said other ethnic and sectarian groups, including Arabs and Turkmen, will be represented in the regional grouping. However, the United States said Wednesday it will not recognize 'self rule' of a semi-autonomous zone in Syria. 'We remain committed to the unity and territorial integrity of Syria,' Deputy State Department spokesman Mark Toner said. Toner said the U.S. remains 'focused on advancing a genuine, negotiated political transition towards an inclusive government' in all of Syria. As Syrian Kurdish militiamen continue to battle other opposition factions in the north of Syria, their political leaders said they are preparing to declare an autonomous federal region. 'Declaration' soon Idriss Nassan, a top Kurdish foreign affairs representative in the Kurdish-controlled town of Kobani, told Al Jazeera TV that "preparation for the declaration of federalism in north Syria will be soon," and that Kurdish representatives are now "meeting to discuss the declaration.' Speaking Wednesday from Baghdad, Colonel Steve Warren, the spokesman for the coalition's operation against the Islamic State group, said the announcement was a 'political matter' that would not affect operations against IS terrorists. Syria's ambassador to the U.N., Bashar al-Jaafari, however, told reporters in Geneva that attempts to sow division among the Syrian people would not work. 'The Syrian Kurds are an important component of the Syrian people,' he said. 'We are proud of them; they are proud of us. We have established our state together for centuries. So, betting on creating any kind of divisions among the Syrians will be a total failure.' Three Kurdish-controlled autonomous regions would unite under the Kurdish plan being reviewed. The Kurdish PYD militia controls large swaths of northern Syria, after defeating Islamic State militants along the Turkish border. Turkey, however, is not likely to view the autonomy announcement with much enthusiasm, given the low-level conflict between the Turkish government and its own Kurdish citizens, and the recent spate of bomb attacks which Turkey accuses Kurdish groups of perpetrating. US State Department A U.S. State Department spokesman Wednesday issued a statement saying, 'We have not and will not recognize any 'self-rule' semi-autonomous zone' and that, 'We remain committed to the unity and territorial integrity of Syria.' Hilal Khashan, who teaches political science at the American University of Beirut, tells VOA that he believes the Kurds' autonomy declaration may aggravate the Turkish-Kurdish conflict. 'Needless to say, this move will mightily anger Ankara and the Turks are bound to respond to it. So, whether it flies or not, it causes an escalation in the situation in Syria. Now, we will have to await the Turkish response to it,' said Khashan. Kurdish political leaders were not invited to the Syria peace talks now taking place in Geneva due to Turkish opposition. Ankara accuses the Syrian-Kurdish PYD party of having ties with the more militant Kurdish PKK, whose leader, Abdullah Ocalan, is imprisoned in Turkey. VOA State Department correspondent Nike Ching contributed to this report