25.5.16

Bissau: Não há pachorra!

Plus de dix jours après le renvoi du gouvernement, les consultations pour trouver un nouveau Premier ministre sont au point mort entre le président bissau-guinéen, José Mario Vaz, et sa formation politique, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir). Le point en quatre questions pour comprendre les soubresauts de cette dernière crise. Pourquoi José Mario Vaz a-t-il de nouveau destitué le gouvernement ? La décision couvait depuis plusieurs semaines. Elle a finalement été tranchée, jeudi 12 mai, quand le président Vaz a congédié le gouvernement dirigé depuis septembre 2015 par Carlos Correia. Pour justifier ce deuxième renvoi en deux ans de mandat, le président a fustigé l’absence de plan gouvernemental. « J’ai pris une décision qui responsabilise les partis politiques en leur donnant l’occasion de prouver qu’ils placent l’intérêt supérieur de la nation et du peuple au-dessus de leurs intérêts personnels ou de groupe ou de parti », s’est-il expliqué dans une allocution retransmise par la presse. Reste que selon de nombreux observateurs, cette décision présidentielle n’est autre que le dernier épisode de la crise politique qui agite le pays depuis plusieurs mois. Quand a commencé la crise politique ? Elle a éclaté au grand jour en août 2015, quand le président a congédié son Premier ministre Domingos Simões Pereira, en poste depuis juin 2014. Entre les deux hommes, la mésentente était notoire. Alimentées par leur rivalité pour prendre le contrôle du PAIGC lors des élections législatives et présidentielle de 2014, les tensions entre eux se sont encore aggravées après leur ascension au pouvoir en raison du régime semi-présidentiel, qui fait du Premier ministre le véritable homme fort du pays. Alors que le président reprochait à son Premier ministre de ne pas le tenir suffisamment informé des affaires en cours et lançait contre lui des accusations de corruption, les partisans de Domingos Simões Pereira affirmaient de leur côté que la popularité de ce dernier aurait fait de l’ombre au président, qu’ils accusaient également de trop s’immiscer dans les affaires du gouvernement. À lire aussi : Guinée-Bissau : quand « Jomav » joue à l’apprenti sorcier « Il faut que le président comprenne que selon la Constitution, c’est le gouvernement qui gouverne », répète encore aujourd’hui Agnelo Regala, président de l’Union pour le changement (UM) et ancien ministre de la Communication. Selon ce dernier, le président n’aurait pas dû procéder aux limogeages de Domingos Simões Pereira et de Carlos Correa. Après de longues semaines de vacance politique et de médiations régionales, la nomination en septembre 2015 de Carlos Correa, un vétéran du PAIGC, devait devait en effet clore la crise. C’était sans compter la fronde de 15 députés du PAIGC, qui ont refusé fin décembre de voter la confiance au gouvernement. L’affaire s’est peu à peu envenimée : après les avoir exclus du PAIGC puis démis de leurs fonctions de députés, la Cour suprême a finalement décidé de réintégrer les 15 frondeurs à l’Assemblée. Depuis, leur retour a donc fragilisé la majorité absolue du PAIGC, qui dispose théoriquement de 57 sièges sur 102. Sans les 15 élus, le parti ne conserve donc que 42 sièges, soit seulement un de plus que la principale force d’opposition, le Parti de la rénovation sociale (PRS). Comment se passent les négociations pour trouver un nouveau Premier ministre ? Depuis le renvoi du gouvernement le 12 mai, les négociations sont au point mort. Malgré plusieurs rencontres entre le président Vaz et Domingos Simões Pereira, les discussions n’avancent pas. Les deux hommes devront pourtant s’entendre sur un nom : selon la Constitution bissau-guinéenne, il revient au parti vainqueur des élections législatives – soit le PAIGC – de proposer le nom du Premier ministre, que le président doit ensuite accepter et désigner. La situation se complique un peu plus avec les statuts du PAIGC, qui préconisent que le rôle de chef de gouvernement soit endossé par le chef du parti, soit Domingos Simões Pereira.  Les responsables des cultes catholiques et musulmans ont été mis à contribution pour assurer la médiation entre le palais présidentiel et le siège du PAIGC Preuve que les deux hommes ne parviennent pas à s’entendre, les responsables des cultes catholiques et musulmans de Guinée-Bissau ont été mis à contribution pour assurer la médiation entre le palais présidentiel et le siège du PAIGC, séparés de quelques mètres seulement. Mais pour l’heure, les tractations sont au point mort. Selon un cadre du PAIGC ayant requis l’anonymat, le parti a proposé lundi la mise en place d’un gouvernement élargi à plusieurs partis politiques dont le PRS et l’UM et mené par Carlos Correa ou Khalifa Seidi, leader du groupe parlementaire PAIGC à l’Assemblée. Une proposition refusée par le président Vaz, dont le but serait de mettre en place un gouvernement d’initiative présidentielle composé du PRS et de certains députés PAIGC frondeurs, assure la même source. Quelles sont les conséquences de cette nouvelle vacance du pouvoir ? Cette instabilité chronique – le ou la prochain(e) Premier ministre sera le quatrième de José Mario Vaz en deux ans de pouvoir – inquiète les acteurs politiques et économiques ainsi que la société civile de Guinée-Bissau, dont l’histoire est jalonnée de coups d’État et de violences politiques. « Les divisions au sein du PAIGC ne font qu’alimenter l’instabilité du pays », déplore ainsi le porte-parole du PRS, Victor Pereira. Cette nouvelle impasse pourrait aussi décourager les bailleurs internationaux du pays, qui avaient promis en mars 2015 un milliard d’euros à la Guinée-Bissau. « La communauté internationale pourrait être fatiguée de vos crises qui n’en finissent pas », elle « a atteint la limite de sa patience », s’était déjà énervé en février dernier l’ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission du Groupe de contact de la Cedeao pour le pays. Un appel resté pour l’heure sans réponse. Claire Rainfroy Jeune Afrique

23.5.16

Bissau: A vez do PRS

O chefe de Estado guineense anunciou ter endereçado uma nota ao Partido da Renovação Social (PRS) "na qualidade de segundo partido mais votado nas últimas legislativas, incumbindo essa formação política de apresentar uma solução" que garanta "estabilidade governativa". José Mário Vaz justificou-se, considerando que o acordo que lhe foi apresentado na última semana pelo Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde (PAIGC), que venceu as eleições de 2014, "indicia não reunir o apoio maioritário dos deputados" no parlamento guineense. Ou seja, apesar de o PAIGC ter maioria absoluta, o Presidente deverá ter em conta que há 15 deputados dissidentes do partido, que se juntaram ao PRS e anunciaram formar uma nova maioria que desde janeiro tem tentado derrubar o Governo. O assunto levou a uma luta judicial com diferentes interpretações. O PAIGC decidiu expulsar o grupo dissidente da militância, alegando indisciplina partidária e requereu depois a perda de mandato na Assembleia Nacional Popular. O partido entende que as decisões subsequentes nos tribunais guineenses validaram a substituição dos deputados, enquanto o grupo dos 15 e o PRS dizem o contrário.

22.5.16

Bissau: A solução está na unidade

O antigo representante do Secretário-Geral das Nações Unidas e chefe do Gabinete Integrado da ONU para a consolidação da paz na Guiné-Bissau, Miguel Trovoada, defendeu um Governo de unidade nacional como solução para a crise política no país. No seu entender, é preciso, em primeiro lugar, ultrapassar a crise interna do partido do Governo. “Eu penso que se ultrapassar essa situação, será possível talvez encontrar um Primeiro-Ministro mais consensual, um Governo talvez também mais abrangente, retornando à fórmula de Governo de Domingos Simões Pereira, que incluía todas as forças com assento parlamentar”, disse Miguel Trovoada na entrevista concedida na sexta-feira à rádio e televisão estatais de São Tomé e Príncipe. Miguel Trovoada sublinhou que a estabilidade na Guiné-Bissau deve passar primeiro por uma reconciliação no actual partido maioritário, PAIGC, e cedências entre os membros desavindos. O antigo Presidente de São Tomé e Príncipe disse ser necessário haver uma reconciliação no seio do PAIGC. Para isso, considera imperioso que os dissidentes se sentem à volta de uma mesa. Mas se isso não acontecer, as crises vão continuar, acentuou Miguel Trovoada, pai do actual primeiro-ministro são-tomense, Patrice Trovoada. O Presidente da República da Guiné-Bissau, José Mário Vaz, tinha dado até quinta-feira o prazo limite para o PAIGC, na qualidade de partido mais votado nas eleições de 13 de Abril de 2014, apresentar uma proposta de Governo que garanta estabilidade. Os 15 dissidentes do PAIGC, críticos do líder do partido, Domingos Simões Pereira, e apoiantes do Presidente José Mário Vaz, juntaram-se em Janeiro à oposição para formar uma nova maioria e derrubar o Governo. No entanto, as divergências sobre quem devia ocupar os lugares paralisaram a Assembleia Nacional Popular e levaram o Presidente da República, José Mário Vaz, a derrubar o Governo na semana passada, alegando falta de condições políticas. Foi a segunda vez que o Chefe do Estado demitiu um Governo do PAIGC nesta legislatura, protagonizando um conflito político com o mesmo partido que o elegeu também em 2014. Jornal de Angola

17.5.16

Bissau: Um Governo abrangente?

O PAIGC, partido maioritário no Parlamento da Guiné-Bissau, propôs hoje ao Presidente da República ficar com 18 lugares, incluindo o de primeiro-ministro, num novo governo e entregar 16 a outras forças, disse à Lusa fonte do processo negocial. O líder do Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde (PAIGC), Domingos Simões Pereira, subscreveu uma proposta em que anuncia estar disponível para confiar oito pastas ao Partido da Renovação Social (PRS, oposição). Outros três lugares no governo ficariam reservados para os restantes partidos com representação parlamentar, outras duas pastas seriam entregues à Presidência da República, duas a forças sem assento parlamentar e uma à sociedade civil. Na mesma proposta, o líder do PAIGC voltou a propor Carlos Correia, primeiro-ministro demitido na quinta-feira, para liderar o Governo, colocando como alternativa o nome de Califa Seidi, líder do grupo parlamentar. Domingos Simões Pereira transmitiu esta proposta aos líderes dos partidos com assento parlamentar, enquanto o PRS pediu para só na terça-feira se encontrar com o partido maioritário para discutirem a proposta, avançou à Lusa fonte que acompanha as negociações. Paralelamente à proposta da orgânica do futuro executivo, o PAIGC remeteu para o Presidente José Mário Vaz uma proposta de um Pacto de Estabilidade que seria assinado publicamente por todos os partidos com representação parlamentar. Lusa

15.5.16

Bissau: Constituição tem de ser revista

The Peace and Security Council of the African Union (AU), at its 586th meeting held on 31 March 2016, adopted the following decision on its field mission to Guinea-Bissau, undertaken from 16 to 21 March 2016: Council, 1. Expresses its gratitude to the Government and people of Guinea-Bissau for the warm welcome extended to it and the excellent arrangements made to ensure the smooth conduct of the field mission as well as to the Head of the AU Liaison Office and his staff for their assistance. Council also expresses its appreciation for the information provided and the fruitful discussions it had with all interlocutors, including the following government authorities: the President of the Republic, the Speaker of the National Popular Assembly (ANP) and the Prime Minister and it various Ministers, particularly of Foreign Affairs, International Relations and Communities, National Defence, Justice and the Secretaries of State for International Cooperation and Communities, and Public Order as well as with the Attorney General of the Republic. The PSC members also met with the Members of the diplomatic community accredited to Guinea-Bissau, as well as with all the political parties and the representatives of the civil society and religious leaders; 2. Reaffirms its previous pronouncements on the situation in Guinea-Bissau, including Press Statement PSC/PR/BR.(DLXXXI), adopted at its 581st, held on 09 March 2016, as well as the decision taken by the Assembly of the Union, at its 26th Ordinary Session, held in Addis Ababa, on 30 and 31 January 2016, reiterating its serious concern about the institutional and political crisis in Guinea-Bissau. Council notes that the divergences that emerged between the main authorities of the State institutions, the controversies in the ANP, in addition to those related to the interpretation of the provisions of the country’s Constitution concerning the respective powers of the President of the Republic and the Prime Minister, further weaken the process of stabilizing Guinea-Bissau. In this regard, Council notes with concern the difficulties which this situation generates for the national functioning of the public administration and economic activities, which threatens to undermine the gains made by the country in the consolidation of peace, stability and post-conflict reconstruction; 3. Reiterates the AU’s conviction that only a genuine and inclusive dialogue, based on the respect of the country’s Constitution, will enable the Guinea-Bissau stakeholders to find a consensual solution to the crisis facing their country, and necessary conditions to consolidate peace and stability, and enable post-conflict reconstruction. In this regard, Council encourages all the Bissau-Guineans political actors to exercise utmost restraint, uphold the country’s interest and engage in an inclusive dialogue to resolve their political differences and to do their utmost to preserve peace and stability, in order to foster socio-economic development, with a view to alleviating the suffering of the people of Guinea-Bissau; 4. Welcomes the efforts made by the Economic Community of West African States (ECOWAS), particularly through the action of its current Chairman, President Macky Sall of Senegal and the former President Olusegun Obasanjo of Nigeria. Council, in addition, takes note with appreciation, of the initiatives taken by the Community of Portuguese-speaking Countries (CPLP) in favor of peace and stability in Guinea-Bissau. Council further, recognizes the critical importance of the role being played by ECOMIB in stabilizing the country and the operational and financial difficulties it faces. In this regard, Council requests the Commission to undertake joint efforts with ECOWAS to mobilize financial resources for the ECOMIB and strengthen of its capacity, including the increment of military personnel; 5. Acknowledges that, the Government and people of Guinea-Bissau are facing major challenges in rebuilding peace, security and stability as well as in reforming the Defense, Security and Justice Sectors, and potential danger that the non-addressed urgent needs of the security forces may cause to the country’s fragile stability. In this respect, Council requests the Commission to undertake the necessary demarches to urgently support the mobilization of financial resources and others, as accompanying measures for Security and Justice sectors reform, in particular for the military pension fund; re-deployment and renewal of the current military leadership, funding and the start of the pension fund and retirement, social reintegration of former combatants, the rehabilitation of justice system and security sector reform, including the priority activities of training and retraining, and funding of quick impact projects; 6. Reiterates its request to the Commission to liaise with the Guinea-Bissau authorities, to identify practical steps through which the AU and its relevant structures could further contribute to peace and stability in Guinea-Bissau. To this end, Council: - Decides, to support the efforts to find an early and consensual solution to the crisis facing Guinea-Bissau. In this regard, Council requests the Chairperson of the Commission to urgently propose a High-Level Facilitator Team to engage Guinea-Bissau stakeholders to urgently support the creation of conditions for and to facilitate the dialogue between main political stakeholders, including to promote an inclusive agreement of “Government Stability and Peaceful Coexistence”, - Also decides to support the ongoing process of the Constitution reform, with a view to clarifying, among other aspects, the powers of sovereign state organs, to reinforce the rule of law, separation of power, and maintain checks and balances in the national political dispensation; including the establishment of a Constitutional Court. In this regard, Council requests the Chairperson of the Commission to urgently dispatch a technical mission, involving legal experts, in order to assess how best the AU can further assist in the Constitutional review process, - Requests the Commission to dispatch a comprehensive post-conflict reconstruction assessment mission, in order to identify the current needs for post-conflict reconstruction activities as well as to engage the Bissau-Guinean authorities to promote/organize national reconciliation/conference and dialogue among political actors and civil society in order to resolve the obstacles impacting stabilisation and development efforts of the country, and 7. Calls on the Government and people of Guinea-Bissau, as well as on international partners, to continue their efforts in rebuilding Guinea-Bissau, particularly in areas of socio-economic recovery, and reforming the justice, defence and security sectors, as well as in promoting the national reconciliation process; 8. Decides to remain actively seized of the matter.

14.5.16

PAIGC furioso com secretário da CPLP

O secretário-executivo da CPLP afirmou hoje, numa entrevista que concedeu à Lusa, que aceitaria um novo Governo sem o partido vencedor das legislativas (PAIGC) se tal permitir formar uma maioria estável e trazer paz e estabilidade, depois de o Presidente guineense ter demitido o Governo. Para o PAIGC, o Secretário Executivo da CPLP ficou cansado dos muitos problemas que a Guiné lhe tem causado ao ponto de escolher o caminho mais curto e o que lhe parece mais barato. Como não compreender e até admitir a clareza das razões do Secretario Executivo. Ele diz simplesmente que a CPLP não tem dinheiro para o seu funcionamento quanto menos para financiar uma eventual eleição antecipada. Talvez o único senão é que o Secretário Executivo perdeu de vista que a construção democrática é um pressuposto fundamental para a paz e a estabilidade e estes valores não têm preço e se têm, só o povo guineense pode fixar os respetivos valores. Como é que, conhecendo a inconstitucionalidade dessa proposição, um Responsável de dimensão internacional e em representação de uma organização como a CPLP, que tem como principal vocação contribuir para o reforço das instituições democráticas e a correspondente integração no concerto das nações, ousa fazer esta afirmação, nem que fosse simplesmente por respeito ao povo guineense, que merece todo a consideração dos seus irmãos e pares de língua portuguesa. Ficamos atentos ao posicionamento da organização através dos seus órgãos supremos, nomeadamente a Conferência de Ministros e a dos Chefes de Estado. Até lá, talvez a atual presidência de Timor Leste que, tal como o Secretário Executivo, também visitou a Guiné-Bissau e se inteirou da realidade dos factos, queira corrigir esta deriva de princípios e valores que só conseguimos atribuir ao cansaço e à alguma desatenção e fadiga. Para ajudar a manter sua atenção e coerência, asseguramos ao Senhor Secretário Executivo que deste lado de África, desde o Atlântico, as vozes que tentam sair em Português com os sotaques de dialetos africanos, nunca chegaremos ao desespero de pedir a legitimação do poder proveniente de outras forças que não seja a vontade do povo moçambicano, seja ela fermentada em Gorongosa ou no Maputo. Bissau, 13 de maio de 2016 Óscar Barbosa “Cancan” Membro do Bureau Político e Secretário para Informação, Comunicação e Documentação do Secretariado Nacional do Comité Central do PAIGC

9.5.16

Bissau: Uma crise para ficar

Eu não sei se a Guerra d'África, 1961-1974, estava ou não a ser perdida. As opiniões a esse respeito divergem. Mas sei muito bem que, passados 42 anos sobre o 25 de Abril, a Guiné-Bissau não se apresenta em condições de se governar a si própria e de conseguir fugir a um passado de subdesenvolvimento. Muitos dos ministérios e repartições públicas não funcionam. Os empregados apresentam-se ao serviço, quando se apresentam, mas quase nada fazem. O país está parado. "Na Guiné-Bissau, o Estado finge que paga; e os funcionários fingem que trabalham", disse-me um dia o antigo Presidente Luís Cabral. E a situação não será hoje em dia muito diferente do que era há 15 ou 20 anos. O actual Chefe de Estado, José Mário Vaz, detestado por muitos dos seus compatriotas, uma vez que não se consegue manter equidistante das diversas forças em presença, resolveu agora promover uma reunião do Conselho de Estado, para analisar a situação política e social. Quantas reuniões, porém, não se fizeram já, entre o Presidente, a mesa da Assembleia, o Governo e os diferentes partidos políticos, sem se chegar a lado nenhum? Esteve uma vez mais em Bissau o antigo Presidente nigeriano Olusegun Obasanjo, para dar bons conselhos, a uns e a outros, cessou funções Miguel Trovoada, de São Tomé e Príncipe, como representante especial do secretário-geral das Nações Unidas, e tudo continua na mesma, hoje, como há seis, sete ou oito semanas. Os deputados do Partido da Renovação Social (PRS) e os 15 que se rebelaram contra a direcção do Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde (PAIGC) tentam a todo o custo derrubar o Governo de Carlos Correia, substituindo-o por um mais ao seu gosto; e mais de acordo com as tentações hegemonistas de José Mário Vaz. Há quatro semanas dava-se como iminente a queda do Governo apadrinhado pelo líder do PAIGC, Domingos Simões Pereira, mas a verdade é que ele lá se tem aguentando, numa ténue aparência de estabilidade. A Guiné-Bissau não anda nem desanda; e o povo desespera, interrogando-se sobre se tem dirigentes capazes de levarem o país a bom porto, ou se não seria melhor viver com um estatuto de curadoria, entregando a administração a alguma entidade externa que na verdade o soubesse gerir. Depois da partida de Trovoada, que há menos de dois anos se sucedera a José Ramos-Horta, o secretário-geral Ban Ki-moon nomeou para o seu lugar, como representante em Bissau, o antigo ministro maliano Modibo Touré, que aos olhos de certos observadores poderá ser visto como uma bandeira da Comunidade Económica dos Estados da África Ocidental (CEDEAO). No entanto, nem a CEDEAO nem a Comunidade dos Países de Língua Portuguesa (CPLP) poderão, só por si, fazer algo de substancial na Guiné-Bissau, poderão transformá-la num verdadeiro Estado, se a maioria dos guineenses não se esforçar por isso. Enquanto as pessoas se considerarem em primeiro lugar muçulmanos ou cristãos, enquanto se portarem essencialmente como militantes do PAIGC ou do PRS, ou de qualquer outro partido, e não como verdadeiros cidadãos da Guiné-Bissau, o país não irá a lado nenhum. Continuará a ser uma autêntica manta de retalhos. A ONU diz que está envolvida na "construção da paz na Guiné-Bissau", mas isto são palavras, só palavras e nada mais. Se as Nações Unidas, a UNESCO, a CEDEAO, a CPLP ou seja lá quem for não alfabetizarem devidamente a maioria da população e não lhe derem uma consciência cívica, nunca se conseguirá ir a lado nenhum. Não são um pacto de estabilidade, um Governo abrangente ou eleições gerais antecipadas que irão conseguir, em três ou quatro meses, que as coisas funcionem como deve de ser. O problema guineense é muito antigo, vem dos tempos da luta armada e dos utópicos sonhos que se tiveram quanto à possibilidade de, em meio século, construir uma nação a partir do passado tão díspar de balantas, fulas, mandingas, manjacos, papéis, felupes, bijagós e outros povos. Que não haja ilusões. A crise está para ficar, ainda por muito tempo mais. Tudo terá de ser repensado, começado de novo, até que dê certo. Haverá petróleo e muitos outros recursos, que em princípio seriam uma base para o desenvolvimento, mas sem uma forte consciência nacional, sem um povo unido, nunca se irá a lado nenhum.