En el 24 de marzo de 2011 Teodoro Obiang abre una puerta al diálogo con la oposición política de su país. Este sería un titular muy importante si en él encontráramos deseos de una democratización real de Guinea Ecuatorial. Esta intención fue declarada por el Ministro del Interior, Clemente Engonga Nguema Onguene, en el mismo momento en que prohibió la concentración organizada por la Unión Popular para el 23 de marzo. Una prohibición acompañada por tanquetas en las calles y en el curso de demás prohibiciones y detenciones al largo de este mes: antes del 8 de marzo, Día Internacional de la Mujer, Epifanía Avomo Bicó, de la Convergencia Para la Democracia Social (CPDS), fue detenida mientras la ciudad de Bata amanecía con una impresionante presencia militar; el 20 de marzo, la policía esperaba que los militantes de la formación opositora CPDS salieran a la calle después de diversos actos en la sede de su partido. Y, claro, la presencia policial se robustecía.
Podría ser una buena noticia, esta de la disposición al diálogo de Obiang. Pero, para comprender los matices de esta cuestión, hay que mirar con atención el panorama político de Guinea Ecuatorial.
Desde 1993, la Plataforma de Oposición Conjunta (POC) pide la democratización de Guinea y este diálogo. Esta plataforma estaba compuesta por 13 partidos legalizados en Guinea Ecuatorial y hoy agrupa a tres: CPDS, Alianza Democrática Progresista (ADP) y Acción Popular de Guinea Ecuatorial (APGE). Los demás, pues, antropofagizados por el partido del poder, como se suele decir en lenguaje de las ciencias políticas aplicadas a África… Y a esto se añade el control que el Ministerio del Interior ejerce sobre la vida de los partidos. Como nos explica Avelino Mocache, de la APGE, esperan que el Ministro permita la celebración de un congreso en el que se elegirán sus dirigentes, sin maniobras de intentar colocar en el liderazgo del partido alguien más afín al régimen.
Podremos leer las formas de concentración del poder en las manos del régimen en la antropofagización de partidos de la oposición. No es una estrategia inédita. Y un documento preparado por el CIDOB nos explica de manera muy clara cómo se establecen estas relaciones entre los partidos existentes en Guinea Ecuatorial y el partido de Obiang, el Partido Democrático de Guinea Ecuatorial (PDGE).
Lo que podría ser una abertura al diálogo, no pasará más allá de ser una puesta en escena, una pantomima para dar la foto deseada a los medios de comunicación internacionales que están presionando fuertemente para que Obiang, y su hijo Teodorín, dejen el poder.
Cabrá a los líderes de los países democráticos occidentales una de dos actitudes: saludar a Obiang con la misma hipocresía con la que saludaron a lo largo de estos años a Gadafi y hoy lo bombardean, o mostrar que conocen los matices de los diálogos y ser más inteligentes. Probablemente, se callaran, porque de Guinea es mejor que se sepa poco y siga siendo “materia reservada”.
Yolanda Aixelà
Ana Lúcia Sá
23.3.11
22.3.11
"Teodorin" Obiang, traficante de armas
Le fils Nguema n'a pas que son attitude de play boy à se faire reprocher : il a aussi été mouillé dans des histoires de trafics d'armes. Rien de très surprenant à ça : la drogue et les armes, une constante le long de cette enquête, comme on a pu le voir à plusieurs reprises. "Selon l'enquête du sénat US, Teodoro à transféré 110 millions de dollars en fonds suspects aux États-Unis de 2004 à 2008 en provenance d'un vendeur d'armes en Angola, aujourd'hui dans une prison française (c'est bien de Pierre Falcone dont on parle, NDLR !), était capable de payer 9,6 millions de dollars pour une maison en Arizona en 2000 et de maintenir en même temps ses comptes à jour la banque américaine. Certaines opérations de transferts atteignaient 60 millions de dollars entre 1999 et 2007". Depuis l'enquête, "Teodorin" s'est acheté en plus une maison de 30 millions (sur 16 acres) à Malibu, en Californie, et s'est aussi offert un jet Gulfstream à 38,5 millions de dollars. Un avion de plus ! Qui s'ajoute à ceux dont il disposait déjà... acheté avec les revenus de la drogue... et des armes ! Pour un "ministre des arbres abattus", avouez que c'est un plus !
Or l'achat de cet avion nous ramène à nouveau à notre épisode XVIII : car pour arriver à dissimuler l'acheteur, à savoir lui-même, "Teodorin" va établir un montage financier assez sophistiqué dans lequel on va retrouver tous ceux que l'on venait de citer. Des dictateurs, certes, mais des dictateurs aidés. "Pour cela", nous raconte un journal de languet espagnole, "le 23 février 2006, Ebony Shine International, une société fictive enregistrée aux Iles Vierges Britanniques, déposée au nom d'Obiang Nguema fait une offre d'achat à Blue Sapphire Service, une autre société ayant les mêmes caractéristiques enregistrées sur les îles elles-mêmes, pour l'avion qu'elle vend, un Gulfstream V.Au cours des négociations, selon les recherches, l'avion était toujours physiquement situé à Singapour, mais il avait gardé son enregistrement en Oklahoma. La loi américaine exige en effet qu'un aéronef immatriculé aux États-Unis ait un propriétaire qui est également enregistré aux États-Unis, alors Blue Sapphire a embauché Wells Fargo Bank en tant que propriétaire enregistré de l'aéronef"... raconte le savoureux GuinGuin Bali sous la plume de Txema Santana. Or c'est exactement le même circuit qu'ont utilisé les narcos-trafiquants colombiens pour blanchir leur argent auprès de la banque mexicaine Casa de Cambio Puebla rachetée par Wells Fargo, justement, après l'énorme scandale créé par la divulgation des comptes alimentés par la drogue dans cette banque ! Pour davantage encore noyer le poisson, il sera décidé de faire trois versements : "L'offre faite par le fils du président de la Guinée Equatoriale a été de 38,5 millions de dollars. Qui seront payés en trois versements. L'un de 4,7 millions, un autre de 10,3 millions et, enfin, le dernier de 23,5 millions. Le premier a été exécuté au moment de l'offre, le second au moment de l'inspection de l'aéronef et le troisième lors de la réception".
L'argent transitera entre les banques de Londres et des USA : "le 27 Février 2006, e-mail du représentant d'Obiang Nguema, confirmait qu'ils avait reçu un dépôt initial de 3,9 millions de dollars sur un compte UBS à Londres. La prochaine étape consistait à transférer l'agent du vendeur, représenté par McAfee & Taft (un cabinet d'avocats d'affaires US !), d'un compte d'Oklahoma aux États-Unis. Hélas, les versements suivants se feront attendre, et McAfee & Taft étaient sur le point d'abandonner la vente quand est intervenue une société américaine pour faire avancer le dossier : IATS. Après son intervention tout va se réguler, et rapidement : qui est intervenu auprès de la société pour ce faire ? D'autres versements jusqu'à 15 millions de dollars rassureront au final le vendeur." Une fois l'achat fait, il fallait encore prendre possession de l'avion. Pour ce faire, il lui fallait une autorisation de vol. L'avion a décollé de Singapour pour Bâle, en Suisse. Le dossier a finalement été déposé dans les îles Caïmans pour échapper aux lois des États-Unis. Cependant, malgré ces lois strictes sur l'achat et la vente l'avion d'Obiang Nguema était entré et sorti aux États-Unis 35 fois en deux ans seulement" note avec malice le journal, qui venait de comprendre le sac de nœud des immatriculations US qui avait permis ces tours de passe-passe de registres !
Bref, on retrouve lors des opérations de vente les mêmes banques surtout que celles impliquées dans les achats d'appareils ayant servi à transférer la drogue colombienne sur la côte Ouest de l'Afrique. On a bien affaire au même réseau ! On retrouvera la trace de l'engin volant proprement dit en épluchant un volumineux dossier d'une enquête du Congrès sur le fils maudit : c'était bien le N-669, comme avion, devenu le VP-CES, ici en atelier de peinture (pour y apposer un Hibiscus sur la queue, la fleur du pays) et vu ici au Princess Juliana International Airport, à Philipsburg, à Saint Martin. A noter que le préfixe VP en fait un avion enregistré dans un "Territoire britannique de l'océan Indien", et non un avion de Guinée Equatoriale. Le gag ultime étant qu'au final ce n'est autre que l'archipel des Chagos, où est installée l'énorme base US de Diego Garcia... Et effectivement, dans le même rapport on peut lire qu'en 2002 et 2005, l'avion avait bien été enregistré sous l'intitulé de la Wells Fargo, sous l'appellation N144K puis N1UB, en 2005 ! En cherchant encore un peu, on retrouvait celui qu avait aménagé l'intérieur du Gulfstream "Blue Sapphire". C'était Aviation Concepts de Dallas, au Texas, avec de belles horreurs à la clé ! Le "Gulfstream Main Lounge" valant son pesant de mauvais goût... la firme ayant également réalisé l'intérieur du B-737 nigérian... le goût, ce n'est vraiment pas ce qui caractérise la dictature !
(Parte de um artigo da agoravox.fr que me foi enviado pela Mestra em Estudos Africanos Ana Lúcia Sá)
Or l'achat de cet avion nous ramène à nouveau à notre épisode XVIII : car pour arriver à dissimuler l'acheteur, à savoir lui-même, "Teodorin" va établir un montage financier assez sophistiqué dans lequel on va retrouver tous ceux que l'on venait de citer. Des dictateurs, certes, mais des dictateurs aidés. "Pour cela", nous raconte un journal de languet espagnole, "le 23 février 2006, Ebony Shine International, une société fictive enregistrée aux Iles Vierges Britanniques, déposée au nom d'Obiang Nguema fait une offre d'achat à Blue Sapphire Service, une autre société ayant les mêmes caractéristiques enregistrées sur les îles elles-mêmes, pour l'avion qu'elle vend, un Gulfstream V.Au cours des négociations, selon les recherches, l'avion était toujours physiquement situé à Singapour, mais il avait gardé son enregistrement en Oklahoma. La loi américaine exige en effet qu'un aéronef immatriculé aux États-Unis ait un propriétaire qui est également enregistré aux États-Unis, alors Blue Sapphire a embauché Wells Fargo Bank en tant que propriétaire enregistré de l'aéronef"... raconte le savoureux GuinGuin Bali sous la plume de Txema Santana. Or c'est exactement le même circuit qu'ont utilisé les narcos-trafiquants colombiens pour blanchir leur argent auprès de la banque mexicaine Casa de Cambio Puebla rachetée par Wells Fargo, justement, après l'énorme scandale créé par la divulgation des comptes alimentés par la drogue dans cette banque ! Pour davantage encore noyer le poisson, il sera décidé de faire trois versements : "L'offre faite par le fils du président de la Guinée Equatoriale a été de 38,5 millions de dollars. Qui seront payés en trois versements. L'un de 4,7 millions, un autre de 10,3 millions et, enfin, le dernier de 23,5 millions. Le premier a été exécuté au moment de l'offre, le second au moment de l'inspection de l'aéronef et le troisième lors de la réception".
L'argent transitera entre les banques de Londres et des USA : "le 27 Février 2006, e-mail du représentant d'Obiang Nguema, confirmait qu'ils avait reçu un dépôt initial de 3,9 millions de dollars sur un compte UBS à Londres. La prochaine étape consistait à transférer l'agent du vendeur, représenté par McAfee & Taft (un cabinet d'avocats d'affaires US !), d'un compte d'Oklahoma aux États-Unis. Hélas, les versements suivants se feront attendre, et McAfee & Taft étaient sur le point d'abandonner la vente quand est intervenue une société américaine pour faire avancer le dossier : IATS. Après son intervention tout va se réguler, et rapidement : qui est intervenu auprès de la société pour ce faire ? D'autres versements jusqu'à 15 millions de dollars rassureront au final le vendeur." Une fois l'achat fait, il fallait encore prendre possession de l'avion. Pour ce faire, il lui fallait une autorisation de vol. L'avion a décollé de Singapour pour Bâle, en Suisse. Le dossier a finalement été déposé dans les îles Caïmans pour échapper aux lois des États-Unis. Cependant, malgré ces lois strictes sur l'achat et la vente l'avion d'Obiang Nguema était entré et sorti aux États-Unis 35 fois en deux ans seulement" note avec malice le journal, qui venait de comprendre le sac de nœud des immatriculations US qui avait permis ces tours de passe-passe de registres !
Bref, on retrouve lors des opérations de vente les mêmes banques surtout que celles impliquées dans les achats d'appareils ayant servi à transférer la drogue colombienne sur la côte Ouest de l'Afrique. On a bien affaire au même réseau ! On retrouvera la trace de l'engin volant proprement dit en épluchant un volumineux dossier d'une enquête du Congrès sur le fils maudit : c'était bien le N-669, comme avion, devenu le VP-CES, ici en atelier de peinture (pour y apposer un Hibiscus sur la queue, la fleur du pays) et vu ici au Princess Juliana International Airport, à Philipsburg, à Saint Martin. A noter que le préfixe VP en fait un avion enregistré dans un "Territoire britannique de l'océan Indien", et non un avion de Guinée Equatoriale. Le gag ultime étant qu'au final ce n'est autre que l'archipel des Chagos, où est installée l'énorme base US de Diego Garcia... Et effectivement, dans le même rapport on peut lire qu'en 2002 et 2005, l'avion avait bien été enregistré sous l'intitulé de la Wells Fargo, sous l'appellation N144K puis N1UB, en 2005 ! En cherchant encore un peu, on retrouvait celui qu avait aménagé l'intérieur du Gulfstream "Blue Sapphire". C'était Aviation Concepts de Dallas, au Texas, avec de belles horreurs à la clé ! Le "Gulfstream Main Lounge" valant son pesant de mauvais goût... la firme ayant également réalisé l'intérieur du B-737 nigérian... le goût, ce n'est vraiment pas ce qui caractérise la dictature !
(Parte de um artigo da agoravox.fr que me foi enviado pela Mestra em Estudos Africanos Ana Lúcia Sá)
Denúncia do ditador Obiang como narcotraficante
La Guinée Equatoriale présente une particularité intéressante pour ceux qui voudraient y débarquer clandestinement de la drogue. Une petite île du Golfe de Guinée qui lui appartient, l'île de Bioko, située à 32 km des côtes du Cameroun seulement, et sa grande ville Malabo, sont des lieux propices à tous les trafics. Des trafics qui sévissent depuis maintenant plus d'un demi-siècle, et qui nous amènent à découvrir un autre "narcostate" dont on n'entend jamais parler ou presque. Or, au moment où les Ben Ali ou autre Moubarak se retrouvent accusés d'avoir pillé leur pays, il semble que l'on en a oublié un, de dictateur. Qui a fait bien pire, et qui n'a pas pour autant été mis au ban des nations, bien au contraire...
La Guinée Bissau, donc, mais aussi la Guinée Equatoriale, et sa façade Atlantique, propice à tous les trafics portuaires, notamment à Bata. Et là, on change de registre encore. Le pays, avant même l'arrivée de son dictateur actuel, était allé très loin dans le concept de narco-état. Arrivé au pouvoir en 1979, son successeur était allé encore plus loin dans le genre. Le nouveau président à peine arrivé a en effet organisé un trafic de drogue incluant ses proches comme ses ambassadeurs, devenus simples représentants en cocaïne !
Sidérante et confondante situation racontée ici dans le détail en 1997 déjà sous le nom de "Guinea Conexión" par Santos Pascal Bikomo, ancien ministre de l'information du personnage visé. "Il y a plus dix ans (donc dans les années 85 environ, NDLR), la Guinée Equatoriale s'est transformée en ce que les français, appellent la "plaque tournante" du trafic de drogue en Afrique centrale. Je n'ai aucune idée pourquoi cela n'a pas été dénoncé à un stade plus précoce. Mais bon, tous ces incidents et des événements antérieurs étaient pourtant bien connus à la fois les partis d'opposition et du Département d'État des États-Unis". Voilà pour l'historique. Pour le détail de fonctionnement, ça se passait ainsi, raconte notre bloggeur : "à partir de Malabo, de petits bateaux vont la chercher en haute mer, pour plus tard la stocker sur la terre et de Bata, les bateaux viennent directement sur les quais du port de Bata. A Malabo et à Bata, on sait quand il y a un déchargement car alors toutes les bonnes mains d' Obiang sont dans le port pour empêcher tout contrôle possible de douane, et vous y entendez dire des choses comme : « ça vous ne pouvez y toucher, c'est pour le Boss » ou « celui-là a une ligne directe, vous ne pouvez pas y toucher, c'est pour le Boss »,« ne pas toucher, c'est pour le Boss"- est ce que vous entendez constamment quand les marchandises arrivent..." continue l'incroyable témoignage.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xx-pire-que-ben-ali-90753
(Graças à especial gentileza de Ana Lúcia Sá, de Eduardo Costa Dias e de todos os que estão sempre atentos às questões africanas. Ana Lúcia Sá é licenciada em Estudos Portugueses pela Universidade de Coimbra e Mestre em Estudos Africanos pela Universidade do Porto. Neste momento, é doutoranda na Universidade da Beira Interior e Bolseira de Doutoramento da Fundação para a Ciência e a Tecnologia. Nessa universidade, lecciona no curso de Ciência Política e Relações Internacionais, de cuja comissão criadora fez parte.)
Teodoro Obiang Nguema é um dos políticos mais ricos do mundo, segundo a Forbes, e encontra-se actualmente na presidência da União Africana, o que nada prestigia esta comunidade, sucessora da antiga Organização da Unidade Africana.
La Guinée Bissau, donc, mais aussi la Guinée Equatoriale, et sa façade Atlantique, propice à tous les trafics portuaires, notamment à Bata. Et là, on change de registre encore. Le pays, avant même l'arrivée de son dictateur actuel, était allé très loin dans le concept de narco-état. Arrivé au pouvoir en 1979, son successeur était allé encore plus loin dans le genre. Le nouveau président à peine arrivé a en effet organisé un trafic de drogue incluant ses proches comme ses ambassadeurs, devenus simples représentants en cocaïne !
Sidérante et confondante situation racontée ici dans le détail en 1997 déjà sous le nom de "Guinea Conexión" par Santos Pascal Bikomo, ancien ministre de l'information du personnage visé. "Il y a plus dix ans (donc dans les années 85 environ, NDLR), la Guinée Equatoriale s'est transformée en ce que les français, appellent la "plaque tournante" du trafic de drogue en Afrique centrale. Je n'ai aucune idée pourquoi cela n'a pas été dénoncé à un stade plus précoce. Mais bon, tous ces incidents et des événements antérieurs étaient pourtant bien connus à la fois les partis d'opposition et du Département d'État des États-Unis". Voilà pour l'historique. Pour le détail de fonctionnement, ça se passait ainsi, raconte notre bloggeur : "à partir de Malabo, de petits bateaux vont la chercher en haute mer, pour plus tard la stocker sur la terre et de Bata, les bateaux viennent directement sur les quais du port de Bata. A Malabo et à Bata, on sait quand il y a un déchargement car alors toutes les bonnes mains d' Obiang sont dans le port pour empêcher tout contrôle possible de douane, et vous y entendez dire des choses comme : « ça vous ne pouvez y toucher, c'est pour le Boss » ou « celui-là a une ligne directe, vous ne pouvez pas y toucher, c'est pour le Boss »,« ne pas toucher, c'est pour le Boss"- est ce que vous entendez constamment quand les marchandises arrivent..." continue l'incroyable témoignage.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xx-pire-que-ben-ali-90753
(Graças à especial gentileza de Ana Lúcia Sá, de Eduardo Costa Dias e de todos os que estão sempre atentos às questões africanas. Ana Lúcia Sá é licenciada em Estudos Portugueses pela Universidade de Coimbra e Mestre em Estudos Africanos pela Universidade do Porto. Neste momento, é doutoranda na Universidade da Beira Interior e Bolseira de Doutoramento da Fundação para a Ciência e a Tecnologia. Nessa universidade, lecciona no curso de Ciência Política e Relações Internacionais, de cuja comissão criadora fez parte.)
Teodoro Obiang Nguema é um dos políticos mais ricos do mundo, segundo a Forbes, e encontra-se actualmente na presidência da União Africana, o que nada prestigia esta comunidade, sucessora da antiga Organização da Unidade Africana.
21.3.11
"Em socorro das vítimas de Khadafi"?
Segundo a Wikipedia, as reservas de petróleo existentes na Líbia são as maiores da África e as nonas no mundo, dando para mais de 57 anos, aos actuais níveis de exploração.
A maior parte do país está ainda por explorar, devido a antigas sanções e a desacordos do regime do coronel Muammar Khadafi com empresas petrolíferas estrangeiras.
Talvez que a Texaco, a BP, a Total e a ENI, entre outras, estejam agora interessadas em explorar todo o potencial petrolífero do imenso território líbio.
Para que o consigam fazer, chegando eventualmente à conclusão de que a Líbia tem petróleo suficiente para os próximos 60 anos, será porém necessário que os respectivos governos façam o favor de retirar de cena o sistema vigente em Tripoli.
Só com autoridades líbias mais permissivas aos interesses das grandes petrolíferas ocidentais é que se poderá garantir que daquele país continuará a vir uma parte razoável do petróleo de que a União Europeia necessita para se manter mais desenvolvida do que o Norte de África.
A exploração de petróleo na Líbia, país relativamente recente, começou há pouco mais de meio século e poderá muito bem continuar a efectuar-se durante os próximos 58 ou 63 anos, a bem da Europa e da América do Norte, se estas forem capazes de neutralizar a família Kadhafi.
É disto que se trata, quando as Forças Armadas da França, dos Estados Unidos e do Reino Unido tratam de colocar fora de combate a aviação e outros meios ao serviço do sistema vigente em Tripoli.
Se acaso Paris, Washington, Otava, Londres e Roma conseguirem o que desejam, retrocede-se ao tempo em que ainda não havia um Estado de Massas, uma Jamahirya; volta-se a 1950, quando o Reino Unido e a França ditavam a lei na faixa costeira existente entre a Tunísia e o Egipto.
Se os militares, os políticos e as multinacionais petrolíferas do Ocidente levarem a melhor, agentes britânicos, franceses, italianos e norte-americanos avançarão da costa para os montes e os desertos líbios, impondo a sua lei a uma população de muçulmanos sunitas, outrora sujeita ao Império Otomano.
O povo berbere e árabe que há um século passou do jugo otomano para o italiano e deste para o anglo-francês voltará a ser um joguete nas mãos de interesses estrangeiros, mesmo que sob a bandeira da monarquia constitucional que esteve em vigor de 1952 a 1969. Uns escassos 17 anos.
Cartago, Roma e os vândalos passaram pela Cirenaica e pela Tripolitânia, antes dos Otomanos. Roma voltou de 1912 até à II Guerra Mundial; e poderá voltar agora, à boleia dos gauleses e dos anglo-saxões.
É a isto que se chama a História, que neste seu novo capítulo talvez venha a registar, entre outras curiosidades, botas texanas a passeaream-se pelos areais da Líbia. Jorge Heitor
A maior parte do país está ainda por explorar, devido a antigas sanções e a desacordos do regime do coronel Muammar Khadafi com empresas petrolíferas estrangeiras.
Talvez que a Texaco, a BP, a Total e a ENI, entre outras, estejam agora interessadas em explorar todo o potencial petrolífero do imenso território líbio.
Para que o consigam fazer, chegando eventualmente à conclusão de que a Líbia tem petróleo suficiente para os próximos 60 anos, será porém necessário que os respectivos governos façam o favor de retirar de cena o sistema vigente em Tripoli.
Só com autoridades líbias mais permissivas aos interesses das grandes petrolíferas ocidentais é que se poderá garantir que daquele país continuará a vir uma parte razoável do petróleo de que a União Europeia necessita para se manter mais desenvolvida do que o Norte de África.
A exploração de petróleo na Líbia, país relativamente recente, começou há pouco mais de meio século e poderá muito bem continuar a efectuar-se durante os próximos 58 ou 63 anos, a bem da Europa e da América do Norte, se estas forem capazes de neutralizar a família Kadhafi.
É disto que se trata, quando as Forças Armadas da França, dos Estados Unidos e do Reino Unido tratam de colocar fora de combate a aviação e outros meios ao serviço do sistema vigente em Tripoli.
Se acaso Paris, Washington, Otava, Londres e Roma conseguirem o que desejam, retrocede-se ao tempo em que ainda não havia um Estado de Massas, uma Jamahirya; volta-se a 1950, quando o Reino Unido e a França ditavam a lei na faixa costeira existente entre a Tunísia e o Egipto.
Se os militares, os políticos e as multinacionais petrolíferas do Ocidente levarem a melhor, agentes britânicos, franceses, italianos e norte-americanos avançarão da costa para os montes e os desertos líbios, impondo a sua lei a uma população de muçulmanos sunitas, outrora sujeita ao Império Otomano.
O povo berbere e árabe que há um século passou do jugo otomano para o italiano e deste para o anglo-francês voltará a ser um joguete nas mãos de interesses estrangeiros, mesmo que sob a bandeira da monarquia constitucional que esteve em vigor de 1952 a 1969. Uns escassos 17 anos.
Cartago, Roma e os vândalos passaram pela Cirenaica e pela Tripolitânia, antes dos Otomanos. Roma voltou de 1912 até à II Guerra Mundial; e poderá voltar agora, à boleia dos gauleses e dos anglo-saxões.
É a isto que se chama a História, que neste seu novo capítulo talvez venha a registar, entre outras curiosidades, botas texanas a passeaream-se pelos areais da Líbia. Jorge Heitor
20.3.11
Roma e Paris armaram o coronel Khadafi
Dados do jornal britânico Guardian disseram-nos há pouco que de 2005 a 2009 os países da União Europeia forneceram à Líbia armamento (ou fizeram reparações de armamento)no valor de de 834,54 milhões de euros.
Os países europeus que mais ajudaram militarmente o coronel Khadafi foram a Itália, a França e o Reino Unido, precisamente os mesmos que nesta última semana decidiram atacá-lo.
Em quarto lugar esteve a Alemanha, que se absteve agora de participar na polémica aventura de intervenção num território estrangeiro.
Como interpretar o contraste do que Roma, Paris e Londres estavam a fazer há três anos com o que estão a fazer nos últimos dias?
Como aceitar que Barack Obama alinhe num novo conflito, antes de retirar os seus compatriotas do Afeganistão?
É acaso isto o Diálogo de Civilizações? Ou pura e simplesmente uma série de comportamentos lamentáveis? J.H.
Os países europeus que mais ajudaram militarmente o coronel Khadafi foram a Itália, a França e o Reino Unido, precisamente os mesmos que nesta última semana decidiram atacá-lo.
Em quarto lugar esteve a Alemanha, que se absteve agora de participar na polémica aventura de intervenção num território estrangeiro.
Como interpretar o contraste do que Roma, Paris e Londres estavam a fazer há três anos com o que estão a fazer nos últimos dias?
Como aceitar que Barack Obama alinhe num novo conflito, antes de retirar os seus compatriotas do Afeganistão?
É acaso isto o Diálogo de Civilizações? Ou pura e simplesmente uma série de comportamentos lamentáveis? J.H.
Dias de alto risco no Mar Mediterrâneo
Como se os casos do Iraque e do Afeganistão não tivessem sido aviso suficiente para o risco de novas aventuras, os Estados Unidos, o Reino Unido e agora também a França, secundados pelo Canadá e pela Itália, decidiram atacar a Líbia.
Ignorando por completo os desastres bélicos desta última década, Washington, Londres e Paris concertaram-se para bombardear o Norte de África, tornando mais inseguro o Mar Mediterrâneo.
Depois das muitas preocupações de há sete ou oito meses com o Irão e a Coreia do Norte, as potências ocidentais resolveram agora intervir muito mais perto, a menos de 700 quilómetros da ilha de Malta.
Nicolas Sarkozy e Silvio Berlusconi decidiram ser cruéis para com o coronel Kadhafi, com o qual noutras ocasiões teriam chegado a confraternizar.
Algo de muito estranho se passou nestas últimas semanas, para uma reviravolta tão grande no relacionamento de Washington, Londres, Paris e Roma com Tripoli.
Acaso a Líbia dos últimos 35 dias era um perigo muito maior para a segurança ocidental do que há três ou quatro anos?
Se não o era, por que é que, neste Carnaval de 2011, as novas Romas decidiram de súbito que "Delenda est Khadafi"? Jorge Heitor
Ignorando por completo os desastres bélicos desta última década, Washington, Londres e Paris concertaram-se para bombardear o Norte de África, tornando mais inseguro o Mar Mediterrâneo.
Depois das muitas preocupações de há sete ou oito meses com o Irão e a Coreia do Norte, as potências ocidentais resolveram agora intervir muito mais perto, a menos de 700 quilómetros da ilha de Malta.
Nicolas Sarkozy e Silvio Berlusconi decidiram ser cruéis para com o coronel Kadhafi, com o qual noutras ocasiões teriam chegado a confraternizar.
Algo de muito estranho se passou nestas últimas semanas, para uma reviravolta tão grande no relacionamento de Washington, Londres, Paris e Roma com Tripoli.
Acaso a Líbia dos últimos 35 dias era um perigo muito maior para a segurança ocidental do que há três ou quatro anos?
Se não o era, por que é que, neste Carnaval de 2011, as novas Romas decidiram de súbito que "Delenda est Khadafi"? Jorge Heitor
16.3.11
Costa do Marfim: os dioula aguardam a sua hora
No próprio dia em que o Presidente socialista Laurent Gbagbo tomou posse na Costa do Marfim, os jovens partidários do aristocrata de etnia dioula Alassane Dramane Ouattara começaram a avançar para o centro da cidade de Abidjan.
No ano a seguir, em 2002, os rebeldes com alguma simpatia por Ouattara e pela casta dos comerciantes dioula controlaram a parte setentrional do país, junto ao Burkina Faso.
As populações muçulmanas do Norte da Costa do Marfim, incluindo a aristocracia dioula a que pertence Ouattara, formado nos Estados Unidos com uma bolsa do Burkina Faso, consideram-se desde há uns bons nove anos claramente discriminadas pelo regime do historiador socialista Gbagbo.
Muitas daquelas populações fixaram-se ali porque a região lhes dava mais postos de trabalho do que as zonas situadas do lado de lá de uma fronteira há pouco criada e que nada tinha a ver com as realidades profundas de uma África de há 150 ou há 200 anos, antes de os europeus a terem retalhado segundo as suas conveniências.
Pessoas com antepassados no Burkina Faso, no Mali e no Níger constituem bem um terço de toda a população da Costa do Marfim, mas têm tido dificuldade em ver reconhecidos os seus direitos de cidadania.
Quando na década passada a economia começou a afundar-se, o Presidente Henri Konan Bedié tudo fez para que os mais altos cargos do país só ficassem nas mãos de quem já lá vivesse há várias gerações; excluindo portanto os descendentes dos imigrantes. Como se fez constar que seria o caso de Ouattara, oriundo de uma família patrícia dos tempos em que ainda não havia praticamente distinção entre o Alto Volta (hoje Burkina Faso) e a Costa do Marfim.
A instabilidade na Costa do Marfim tem vindo a prejudicar os investimentos e a confiança em toda a África Ocidental, onde se situam a República da Guiné, a Serra Leoa e a Libéria, entre outros países.
A França, antiga potência colonial, que ainda há alguns anos tinham 16.000 cidadãos na Costa do Marfim, gostaria porventura que Ouattara e Gbagbo se entendessem, no sentido de se formar um Governo de Unidade Nacional, favorável aos seus interesses comerciais.
Se assim não for, mantém-se de pé o fantasma de uma guerra civil que desde há meses é referido e que já fez com que 450.000 pessoas deixassem o território marfinense, a caminho de outros países da região, como a Libéria.
As próximas semanas dirão se Gbagbo cede finalmente às propostas de compromisso feitas por Ouattara ou se tudo continua caracterizado por um profundo impasse, sem que os comerciantes dioula e as grandes empresas gaulesas consigam fazer os seus ambicionados negócios. Jorge Heitor
No ano a seguir, em 2002, os rebeldes com alguma simpatia por Ouattara e pela casta dos comerciantes dioula controlaram a parte setentrional do país, junto ao Burkina Faso.
As populações muçulmanas do Norte da Costa do Marfim, incluindo a aristocracia dioula a que pertence Ouattara, formado nos Estados Unidos com uma bolsa do Burkina Faso, consideram-se desde há uns bons nove anos claramente discriminadas pelo regime do historiador socialista Gbagbo.
Muitas daquelas populações fixaram-se ali porque a região lhes dava mais postos de trabalho do que as zonas situadas do lado de lá de uma fronteira há pouco criada e que nada tinha a ver com as realidades profundas de uma África de há 150 ou há 200 anos, antes de os europeus a terem retalhado segundo as suas conveniências.
Pessoas com antepassados no Burkina Faso, no Mali e no Níger constituem bem um terço de toda a população da Costa do Marfim, mas têm tido dificuldade em ver reconhecidos os seus direitos de cidadania.
Quando na década passada a economia começou a afundar-se, o Presidente Henri Konan Bedié tudo fez para que os mais altos cargos do país só ficassem nas mãos de quem já lá vivesse há várias gerações; excluindo portanto os descendentes dos imigrantes. Como se fez constar que seria o caso de Ouattara, oriundo de uma família patrícia dos tempos em que ainda não havia praticamente distinção entre o Alto Volta (hoje Burkina Faso) e a Costa do Marfim.
A instabilidade na Costa do Marfim tem vindo a prejudicar os investimentos e a confiança em toda a África Ocidental, onde se situam a República da Guiné, a Serra Leoa e a Libéria, entre outros países.
A França, antiga potência colonial, que ainda há alguns anos tinham 16.000 cidadãos na Costa do Marfim, gostaria porventura que Ouattara e Gbagbo se entendessem, no sentido de se formar um Governo de Unidade Nacional, favorável aos seus interesses comerciais.
Se assim não for, mantém-se de pé o fantasma de uma guerra civil que desde há meses é referido e que já fez com que 450.000 pessoas deixassem o território marfinense, a caminho de outros países da região, como a Libéria.
As próximas semanas dirão se Gbagbo cede finalmente às propostas de compromisso feitas por Ouattara ou se tudo continua caracterizado por um profundo impasse, sem que os comerciantes dioula e as grandes empresas gaulesas consigam fazer os seus ambicionados negócios. Jorge Heitor
Assinar:
Postagens (Atom)
