22.1.14

Cimeira EUA-África, sem Bashir nem Mugabe

Après l'Élysée, les dirigeants africains sont invités début août à la Maison Blanche pour participer au premier sommet États-Unis - Afrique. Mais tous ne sont pas les bienvenus à Washington… Une première dans les relations africano-américaines. Barack Obama a invité les chefs d'État et de gouvernement du continent à prendre part à un sommet États-Unis-Afrique les 5 et 6 août prochains à Washington. L'annonce a été rendue publique le 21 janvier sur le site internet de la Maison Blanche. Objectif affiché : "renforcer les liens avec l'une des régions les plus dynamiques du monde", en mettant l'accent sur "les objectifs de l'administration américaine en matière de commerce et d'investissement et sur son engagement vers la sécurité et la gouvernance démocratique" sur le continent africain. Une liste de 47 pays africains Qui sont invités à ce sommet sans précédent ? "Il est trop tôt pour avoir tous les noms, explique une source proche du dossier. Il faut encore régler toutes questions protocolaires au cas par cas". Mais on peut déjà se faire une petite idée sur les probables invités de mois d'août de Barack Obama. Une liste circule en effet à la Maison Blanche reprenant 47 pays qui seraient en "bonnes relations avec les États-Unis" et dont les dirigeants seraient potentiellement les bienvenus aux États-Unis. Il s'git entre autres du président rwandais Paul Kagamé, malgré les récentes tensions entre les deux pays suite aux prises de position du gouvernement américain sur le soutien présumé de Kigali aux rebelles du Mouvement du 23-Mars (M23), dans l'est de la RDC, ou, plus récemment, sur l'assassinat de l'opposant Patrick Karegeya, ancien chef des services de renseignement extérieur du Rwanda. Le Kenya se retrouve également sur la liste. Son président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto sont pourtant poursuivis pour crimes contre l'humanité dans deux procès séparés devant la Cour pénale internationale (CPI). Le président soudanais, Omar el-Béchir, recherché par la CPI, n'est en revanche pas le bienvenu : son nom ne figure pas sur la liste des États retenus par Washington. Le Zimbabwe, qui entretient des rapports exécrables avec les États-Unis, n'est pas non plus convié. L'opposant Morgan Tsvangirai (il avait été reçu en 2009 par Barack Obama à la Maison Blanche), qui faisait jusqu'ici le pont entre Harare et Washington, n'est plus à la tête du gouvernement zimbabwéen. Le poste de Premier ministre qu'il occupait a été supprimé au lendemain de la présidentielle controversée qui l'avait opposée fin juillet 2013 au président Robert Mugabe. Preuve des tensions entre les deux pays : depuis plusieurs années, Mugabe et tous les autres dirigeants de son parti, le Zanu-PF, sont interdits de voyager aux États-Unis. Les pays suspendus de l'UA non conviés Et pour être sur la même longueur d'ondes que l'Union africaine, la Maison Blanche ferme également ses portes à tous les leaders dont les pays suspendus par l'organisation continentale. L'Égypte, la Centrafrique, le Madagascar, l'Érythrée et la Guinée-Bissau sont, pour le moment, black-listés. "Les derniers développements à Bangui, avec la démission de Michel Djotodia et l'élection d'un nouveau président de la transition, pourrait peut-être contribuer au repêchage de la Centrafrique", estime cependant une source proche du Conseil de paix et de sécurité de l'UA. Signe encourageant : l'organisation panafricaine a salué la désignation de l'ancienne maire de Bangui à la tête du pays. De son côté, la Grande île vient également de tourner la page sombre du coup de force de 2009, laquelle avait valu non seulement la suspension du pays de l'UA mais également son exclusion de la liste des pays africains pouvant bénéficier d'un partenariat privilégié avec les États-Unis. Hery Rajaonarimampianina, soutenu par l'ancien homme fort du régime de transition Andry Rajoelina, a été investi, le 17 janvier, chef de l'État malgache. Suffisant pour signer le retour du pays sur la scène internationale ? Pas sûr. Comme pour le cas de l'Égypte qui vient d'adopter une nouvelle Constutition, Washington voudra voir la suite des événements. "La démocratie est plus qu'un référendum ou une élection (...). C'est ce qui [vient] après qui [forge] le cadre politique, économique et social" d'un État, insiste John Kerry, le chef de la diplomatie américaine. ________________ Par Trésor Kibangula Jeune Afrique

21.1.14

Grande Canal da Nicarágua: Uma obra chinesa na América Central

The $40 billion Nicaragua canal project is on schedule to break ground this year, despite rumors of a delay. Construction for the 170-mile canal, an anticipated rival to the Panama canal, is expected to begin in December and take five years to complete. "The Nicaraguan government and HKND Group are pleased to confirm that canal construction work will begin as planned in December 2014," Chinese entrepreneur Wang Jing and Nicaraguan President Daniel Ortega said in a statement. The statement comes after Nicaragua's Canal Authority chief Manuel Coronel Kautz was quoted as saying work for the Nicaraguan canal would not begin until 2015. The Chinese consortium HK Nicaragua Development, led by Wang, won the license to develop the canal last summer, amid concerns from critics. President Ortega has shown enthusiasm for the project since its announcement, focusing on the proposition that the canal would capture 4.5 percent of world maritime freight traffic and double the country's per-capita gross domestic product. Last July Mr. Wang announced the canal's route, saying it would start at the port of Brito in the Pacific, cross Lake Nicaragua, pass the small airport at Morrito and work its way to Bluefields. The mega-waterway is expected to challenge the trade monopoly held by Panama, as global trade increases and container ships grow in size. Critics for the Nicaragua canal project raise feasibility questions, as well as concerns of potential environment damage to the country. However, Mr. Wang previously acknowledged the importance of environmental protection. "It is very clear to us that Lake Nicaragua is the mother lake of the country, a symbol like the Yellow River is to China. So protecting this lake is the focus of our feasibility report," he told The Telegraph. "I take all responsibility for any environmental damage. I have told my employees that if we make a mistake on this front, we will be dishonored in the history textbooks of Nicaragua."
http://www.worldpropertychannel.com/

20.1.14

RCA: Catherine Samba Panza, Presidente interino

L'actuelle maire de Bangui, Catherine Samba Panza, 58 ans, a été élue lundi par le Parlement au poste de présidente de transition. Elle a devancé Désiré Kolingba, le fils de l'ancien président André Kolingba, et devient la première femme centrafricaine à accéder au rang de chef de l'État. Cinq choses à savoir sur elle. Elle fut parmi les premiers candidats déclarés au poste de président de la transition. L'actuelle maire de Bangui Catherine Samba Panza, 58 ans, a été élue au rang de chef de l'Ɂtat par le Conseil national de transition, lundi 20 janvier. Cette femme d'affaires, mère de trois enfants, a devancé Désiré Kolingba. Elle a obtenu 75 voix contre 53 pour le fils de l'ancien président André Kolingba (1981-1993). Prenant la parole devant les parlementaires dès son élection, la maire de Bangui - première femme de l'histoire de Centrafrique à accéder à ce poste - a lancé un appel vibrant à renoncer aux armes. "Je lance un appel vibrant à mes enfants anti-balaka (miliciens chrétiens) qui m'écoutent. Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-telle déclaré. Avant d'ajouter : "À mes enfants ex-Séléka qui m'écoutent aussi, déposez vos armes". Saura-t-elle mener son pays sur la voie de la paix ? "À compter de ce jour, je suis la présidente de tous les Centrafricains sans exclusive", a-t-elle assuré avec détermination. Mais qui est vraiment cette femme de 58 ans au passé associatif bien fourni ? Réponse en cinq points. Femme d'affaires De père camerounais et de mère centrafricaine (Sud-Est), Catherine Samba Panza est née à N'Djamena, au Tchad, le 26 juin 1956. Elle grandit à Bangui avant d'entamer des études de droit en France. Elle obtient plusieurs diplôme à Paris : une licence en sciences de l’information et de la communication et un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenus à l’Université de Paris II – Assas. Dans les années 1990, Catherine Samba Panza revient à Bangui pour intégrer la filiale en Centrafrique du groupe Allianz. Elle se lance ensuite dans les affaires et fonde sa propre société de courtage en assurances. CV associatif bien rempli Avocate de formation, Catherine Samba Panza a milité au sein de l'association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC). L'AFJC est spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes autres formes de violences dont les femmes sont victimes en Centrafrique. Formatrice en droits de l’homme du programme Afrique d'Amnesty International, elle a sillonné plusieurs pays de la région des Grands Lacs à la rencontre de nombreuses ONG. Dialogue national En 2003, Catherine Samba Panza co-préside le dialogue national organisé peu de temps après le coup d'État de François Bozizé. Elle est ensuite élue président du comité chargé du suivi et de l’évaluation périodique de l’application des recommandations issues de ce dialogue. Maire de Bangui En mai 2013, lorsqu'elle devient la 37e maire de Bangui, cela fait près de deux mois que la Séléka a renversé le régime du président François Bozizé. Nommée par le nouveau régime, elle prend en main une ville à l'arrêt, minée par les pillages et les exactions. Le 15 novembre, elle participe à l’assemblée générale de l’Association des maires francophones (AIMF). "François Hollande m’a saluée et confié 'Tenez bon', nous arrivons !", a-t-elle raconté. En décembre, elle a également effectué une tournée en France pour nouer des partenariats de développement. Neutralité C'est semble-t-il l'une des qualités qui ont séduit les parlementaires centrafricains. La maire de Bangui n'est affiliée à aucun grand parti politique. On ne lui prête pas non plus d'accointances particulières avec l'ancien régime de la Séléka. Son mari, Cyriaque Samba Panza est une personnalité politique reconnue. Il a été plusieurs fois ministre, notamment sous André Kolingba et François Bozizé. ________ Par Vincent Duhem
Jeune Afrique

19.1.14

Burkina Faso: Compaoré há 26 anos no poder

Des milliers de Burkinabè ont défilé samedi dans les rues de Ouagadougou pour protester "contre la création du Sénat, contre la modification de l’article 37 et contre la mauvaise gouvernance". Les participants de la marche du 18 janvier entendaient bien faire passer leur message : non à un nouveau mandat de Blaise Compaoré en 2015. Reportage. Le jour s’est levé depuis trois heures sur la place de la Nation, épicentre de Ouagadougou, mais le soleil, caché par les nuages, ne s’est toujours pas montré. "Il pleut ! Il pleut !" s’égosille l’animateur à la tribune devant une foule encore clairsemée. Plusieurs mois que les Burkinabé n’avaient pas vu tomber une goutte. Dans les rangs de l’opposition, on veut y voir un signe du destin. "La pluie, c’est bon présage chez nous", glisse un des organisateurs de la marche du 18 janvier "contre la création du Sénat, contre la modification de l’article 37 (qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels et, de fait, interdit à Blaise Compaoré de se représenter en 2015, NDLR) et contre la mauvaise gouvernance" - marche organisée par plusieurs partis d’opposition et des organisations de la société civile. "Ils doivent quand même avoir peur là-bas", poursuit l’animateur. Là-bas, c’est le palais de Kosyam dans son esprit. Là d’où règne Blaise Compaoré sur le pays depuis des années. Là où, veut croire Germain, un enseignant arrivé parmi les premiers sur la place, "on a dû prier toute la nuit pour qu’il pleuve". Cela n’a visiblement pas brisé l’élan qui était né en juin dernier, lorsque l’opposition avait rassemblé des dizaines de milliers de manifestants pour contester la création d’un Sénat jugé "budgétivore et inutile". Depuis, Compaoré a fait comprendre à ses concitoyens qu’il entendait bien modifier la Constitution pour se représenter – c’était en décembre -, et certains des barons de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), lui ont fait faux bon – début janvier. Ils sont là ce matin, place de la Nation. Roch Marc Christian Kaboré est arrivé main dans la main de Zéphirin Diabré, le chef de file de l’opposition qui fut lui-même un cadre du parti au pouvoir dans les années 1990. Victor Tiendrébéogo, un ministre du Mogho Naaba, le roi des Mossi, est là lui aussi, tout comme Simon Compaoré, l’ancien maire de la capitale. Seul manque Salif Diallo, un autre des "barons" démissionnaires. >> Lire aussi : Démission de Tiendrébéogo, nouveau coup dur pour le parti de Blaise Compaoré Sous la tente qui les protège de la pluie, ils côtoient les leaders de l’opposition : Bénéwendé Sankara, Hama Arba Diallo, Ablassé Ouédraogo, Saran Sérémé, Boukary Kaboré dit "Le lion"… Combien sont-ils ce matin autour d’eux ? Certainement pas 200 000, chiffre avancé par quelques journalistes. Mais plusieurs dizaines de milliers, oui. 60 000 ? 70 000 ? 120 000 ? Qu’importe. Au fil de la marche et des slogans ("Libérez Kosyam", "Démission"), le message envoyé à Kosyam est clair : si Compaoré persiste dans sa volonté de briguer un nouveau mandat, il trouvera face à lui des Burkinabé résolus. Il y a là des jeunes (peu d’enfants), des vieux, des femmes. Des chemises africaines ou occidentales, des faso dan fani (la tenue imposée sous la révolution de Thomas Sankara), des maillots de l’équipe nationale de football… Il y a des balais à brosse, des balais végétaux ou des balais de paille, en référence au Balai citoyen, l’une des organisations de la société civile qui a appelé à manifester et qui veut envoyer Compaoré "à la retraite en 2015". Il y a aussi des pancartes explicites : "1987. Je suis né, il était déjà au pouvoir" ou encore "Les cimetières sont pleins de personnes qui se croyaient indispensables…" "Notre combat ne fait que commencer" Après la marche, qui s’est déroulée sans heurts dans le centre de Ouagadougou, voilà le temps des discours. Le rappeur Smockey, un des animateurs du Balai citoyen, cite les paroles que Compaoré avait tenues en 1987 après l’assassinat de Sankara : "Je n’ai jamais rêvé du pouvoir. Je ne m’y accrocherai pas". "Vingt-six ans après, il est toujours là", peste Smockey, avant d’inviter le président à "rentrer quand même dans l’histoire" en transmettant le pouvoir à son successeur "dès 2015". "Nous n’avons qu’un seul Mogho Naaba. Tout autre prétendant veut voler l’histoire", clame ensuite Arba Diallo. Qui poursuit, provocateur : "Nous sommes tous des CDP, ce qui veut dire : Compaoré doit partir". Hilarité générale. C’est Diabré qui finira (Roch Kaboré, lui, n’aura pas droit au micro, mais tout de même à quelques acclamations). "Avec cette mobilisation historique, le monde sait maintenant qu’au Burkina Faso, le peuple est debout pour dire non au pouvoir à vie, attaque le chef de file de l’opposition. Rien ne sera plus comme avant". Et de réclamer la "dissolution" de la Fedap-BC, une association de soutien au président qui a pris les rênes du CDP au fil des ans. Et d’appeler les cadres du CDP à rejoindre les opposants : "Nous n’avons pas de revanche à prendre". Et de lancer un nouvel avertissement au président : "Notre combat ne fait que commencer". Lire l'article sur Jeuneafrique.com

18.1.14

Bissau: A polícia não respeita as Nações Unidas

«No dia 16 de Janeiro, por volta das 10h30, as instalações da UNIOGBIS em Buba foram rodeadas por elementos da POP da Guarda Nacional. Segundo o Comissário da Polícia local, teriam sido recebidas informações no sentido em que Cadogo Jr. (o primeiro-ministro afastado pelos golpistas, Carlos Gomes Júnior)se encontrava no interior destas instalações e como tal iriam proceder à sua detenção. Apesar de insistentemente o pessoal das Nações Unidas ali de serviço ter negado tal acontecimento, o mesmo comissário tentou por várias vezes entrar dentro das instalações, juntamente com pessoal armado a fim de proceder a buscas. Após várias explicações dadas pelos funcionários e depois de vários alertas feitos pelos mesmos em que as instalações em causa eram das Nações Unidas e que ao agir daquela forma as autoridades estavam a cometer uma série de infracções, foi então ordenado pelo respectivo comissário que se mantivesse o cerco às instalações. As instalações estiveram cercadas por um efectivo de cerca de 10 elementos armados de AK-47.» Comunicado distribuído pela representação da ONU na Guiné-Bissau

17.1.14

Reino Unido: Sete anos com os salários a descer

The last few years have been tough for many economies, but the UK has been particularly hard hit. The economy shrank by over 7% over five quarters in 2008-09 and has rebounded slowly since, but 2014 should be the year that real GDP finally regains its 2007 high. The depreciation of sterling and the incipient global recovery are leading to increasing net exports, while investment growth in 2014 should top 3% for the first time since 2007. Nonetheless, business confidence lags that of consumers, and the ongoing reliance on consumer spending is a risk. Meanwhile, high unemployment and stubbornly rapid consumer price inflation have led to a painful seven years of real wage declines for UK workers. This decline will continue, but the Bank of England will be pleased that falling global prices for energy and food have finally bought inflation back to its 2% target, although we expect inflation to increase again in 2014. The coming year will still be tough in the UK, but the signs are that the economy has turned a corner. The Economist

Cartum ajuda Sudão do Sul, por amor ao petróleo

As the conflict between South Sudan’s government and rebels worsens, President Salva Kiir has found succor from an unexpected source: Sudan, the country that southerners fought against for two decades to win independence. Sudanese President Umar al-Bashir’s motivation in helping his former enemies is based on the need to maintain oil flows from the south, according to analysts including Magdi El Gizouli at the Nairobi-based Rift Valley Institute. His government is also concerned that instability along its border will hamper the battle against its own rebels, he said. “For the first time in history they are interested, even more than the South Sudanese themselves, in retaining stability in South Sudan in some form under a government that is ready to do business, and Kiir is ready to do business,” El Gizouli said Jan. 15 by phone from Freiburg, Germany. Since South Sudan gained independence from Sudan in July 2011 and took with it three-quarters of the formerly united country’s oil production, Sudan has depended on revenue it earns from shipping the crude through its territory to an export terminal on the Red Sea. The violence has brought production almost to a halt, according to the U.S. Transit fees for southern oil were set to earn Sudan’s $59 billion economy about $1.4 billion this year, according to the International Monetary Fund. “We are the country to be most harmed from this crisis,” Sudanese Foreign Ministry spokesman Abu Bakr al-Sideeg said by phone from Khartoum on Jan. 14. “A breakdown of security in the south directly affects our own.” Improved Relations Al-Bashir flew to Juba, the South Sudanese capital, on Jan. 6 to meet with Kiir and said he wouldn’t support the insurgents. When rebel militia crossed into Sudan seeking refuge, the authorities disarmed them. Relations between Kiir and al-Bashir have improved in the past year after they resolved a dispute over oil transit fees and border security that sparked a 15-month freeze on production until it ended in April. Over the long term, Khartoum “would like a government in Juba that forswears any support to those fighting the Khartoum regime, that honors the oil agreement,” former U.S. special envoy to Sudan Princeton Lyman said in an e-mailed response to questions on Jan. 15. Khartoum also wants Kiir’s government to drop claims to the oil-producing region of Heglig, where the two countries fought battles in April 2012, and demands for a referendum in the disputed region of Abyei to decide whether it joins South Sudan or Sudan, he said. ‘Weakened South’ “Khartoum benefits from a weakened south, but not one that is unable to have the oil flow,” Harry Verhoeven, a Sudan analyst at Oxford University, said in an e-mailed response to questions on Jan. 14. “Bashir’s money, for the time being, is on Salva to make that continue.” As Kiir’s forces battle insurgents led by his former vice president, Riek Machar, oil production has dropped. When pumping facilities in South Sudan’s Unity state were damaged by fighting, al-Bashir’s government pledged to help restore output. While the South Sudan government says oil production has fallen to 200,000 barrels a day from 245,000 barrels a day, Linda Thomas-Greenfield, U.S. assistant secretary of state for African affairs, told the Senate Foreign Relations Committee last week that most output has stopped. Companies Evacuate Companies including China National Petroleum Corp. and India’s Oil & Natural Gas Corp. (ONGC) have evacuated employees from the country. South Sudan has sub-Saharan Africa’s largest oil reserves after Nigeria and Angola, according to BP Plc (BP/) data. Rebel forces “appear to be in control” of Malakal, the capital of oil-rich Upper Nile state, Farhan Haq, spokesman for United Nations Secretary-General Ban Ki-moon, said yesterday in an e-mailed statement. Bentiu, the capital of Unity state that was recaptured by government forces last week, experienced “heavy shooting and shelling,” he said. The death toll from the fighting is approaching 10,000, according to the Brussels-based International Crisis Group, while 80,000 have fled to countries including Uganda and the Democratic Republic of Congo. Internally, 413,000 people have fled their homes, according to the UN. Disputes within South Sudan’s ruling Sudan People’s Liberation Movement, or SPLM, erupted in July when Kiir fired his cabinet, including Machar, who said he planned to seek the party’s leadership. Alleged Coup The violence broke out on Dec. 15 with gunshots at a meeting of the ruling party in Juba. Kiir then accused Machar of trying to stage a coup, a charge Machar denies, and arrested 11 prominent politicians, including Pagan Amum, the former SPLM secretary-general, and ex-Cabinet Affairs Minister Deng Alor. The arrests have pleased Khartoum, which views figures such as Amum and Alor as loyalists of SPLM founder John Garang, who died in a helicopter crash in 2005, according to El Gizouli. Garang called for the overthrow of al-Bashir’s government and a united Sudan rather than independence for the south. Sudan regards Amum as a key supporter for the rebels who are fighting its forces in the border states of Blue Nile and Southern Kordofan, while Alor champions the adhesion of the disputed region of Abyei to South Sudan. “So the current situation where you have all the ‘Garang boys’ in prison, this is a very good situation for Khartoum,” El Gizouli said. Bloomberg News