2.11.14

Burkina: O exílio de Compaoré em Yamoussoukro

Un anonymat complet dans l'une des résidences les plus prestigieuses de Côte d'Ivoire: l'ancien président du Burkina Faso Blaise Compaoré, qui a démissionné vendredi après une journée d'émeutes, a trouvé refuge à Yamoussoukro, la capitale administrative ivoirienne.
Pas un mouvement n'est palpable derrière les grilles en fer forgé de la "villa des hôtes". Il faut monter sur un léger surplomb pour voir la grande bâtisse aux nombreux balcons et au toit plat, entourée d'une vaste pelouse bien taillée, protégée par un haut mur rehaussé de grilles. Rien ne laisse deviner qu'elle est actuellement occupée. Le "Giscardium", un surnom attribué au bâtiment car il fut inauguré par l'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing lors de sa première visite officielle dans les années 1970, héberge pourtant un homme qui paraissait encore il y a quelques jours au faîte de sa puissance.
Le couple Compaoré, Chantal et Blaise, qui aurait reçu la visite du président Alassane Ouattara samedi soir, y a posé ses valises vendredi soir après une journée de voyage tourmentée. Parti à la mi-journée de Ouagadougou, alors que la démission du chef de l'Etat, après 27 ans de pouvoir, était annoncée par communiqué, un convoi de 27 voitures, selon une source sécuritaire, se dirigeait vers Pô (sud du Burkina).
Mais les habitants de cette ville de garnison, qui abrite un centre d’entraînement commando stratégique pour le pouvoir, avaient annoncé l'érection de barricades pour accueillir leur ancien dirigeant, devenu persona non grata. "Il n'est donc jamais venu", raconte l'un d'eux à l'AFP. Le convoi, vraisemblablement averti, aurait contourné la ville, selon la source sécuritaire. On perd ensuite sa trace. Faute d’information, Blaise Compaoré est d'abord annoncé au Ghana, proche de Pô. Accra dément. Puis on l'imagine au Togo. Mais c'est finalement à Yamoussoukro que les nombreux véhicules pénètrent dans la nuit de vendredi.
"On ne veut pas de problème en Côte d'Ivoire"
Un employé de l'hôtel Président, autre immeuble au futurisme daté voulu par "le père de la nation ivoirienne" Félix Houphouët-Boigny, témoigne avoir servi l'ex-chef de l'Etat burkinabè et sa femme à la Villa, pour le dîner puis leur petit-déjeuner. La présidence ivoirienne finit par confirmer l'accueil du couple de marque. La télévision publique l'annonce à son tour.
La nouvelle ne provoque aucune réaction dans la capitale administrative, aux avenues disproportionnées et aux immeubles épars. Une équipe de l'AFP croise un petit groupe de journalistes locaux près de la villa, en quête de renseignements. Mais aucun autre curieux ne pointe à l'horizon.
Dans un quartier plus peuplé de la ville, les réactions oscillent entre accueil enthousiaste et franche hostilité. Blaise Compaoré est accusé d'avoir soutenu la rébellion qui a porté au pouvoir Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire, après la crise post-électorale de 2010-2011, qui fit plus de 3.000 morts en cinq mois. Après un coup d'Etat manqué en 2002, le pays s'était retrouvé divisé entre un Sud loyal à l'ancien président Laurent Gbagbo et un Nord tenu par des rebelles. M. Compaoré s'est alors imposé comme un médiateur dans cette crise les années suivantes.
"Quand nous étions en crise, on avait des frères qui étaient réfugiés au Burkina", observe Lassina Fofana, un ingénieur de 32 ans. "Il est le bienvenu en Côte d'Ivoire." "Blaise n'a pas envoyé de mercenaires en Côte d'Ivoire (...). Il était un médiateur", estime Yacouba Bakayoko, en référence aux accords de Ouagadougou signés en 2007, qui visaient à ramener la paix en Côte d'Ivoire et à réunifier le pays.
Mais certains Ivoiriens ne cachent pas leur aversion pour l'ancien homme fort du Faso. "Il est le parrain de la rébellion en Côte d'Ivoire", rétorque Banhy, 60 ans. "Donc s'il s'agit de le sauver aujourd'hui, qu'il reste là-bas ou bien qu'il aille ailleurs !" "On ne veut pas de problème en Côte d'Ivoire", acquiesce Demba Keita, la vingtaine, grand et mince, portant un tee-shirt blanc. "On vient de finir une crise post-électorale. On ne veut pas encore répéter ça".


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Burkina: O Exército confiscou a revolta

L'opposition et la société civile du Burkina Faso ont appelé la population à une démonstration de force dimanche. Objectif : contester le nouvel homme fort de la transition, le lieutenant-colonel Isaac Zida, adoubé par l'armée.
L'opposition et la société civile burkinabè tentent de reprendre la main, après la chute de Blaise Compaoré. Ils ont ainsi refusé catégoriquement une "confiscation" du pouvoir par l'armée et ont appelé à un nouveau rassemblement dimanche sur la place de la Nation dans la capitale Ouagadougou.
"La victoire issue de l'insurrection populaire appartient au peuple, et par conséquent la gestion de la transition lui appartient légitimement et ne saurait être en aucun cas confisquée par l'armée", ont écrit les partis de l'opposition et les associations de la société civile dans un communiqué commun. Elles ont souligné dans ce document "le caractère démocratique et civil que doit avoir cette transition".

Vingt-quatre heures après la chute et la fuite du président Blaise Compaoré, les hauts gradés de l'armée avaient mis fin à leurs dissensions en désignant samedi "à l'unanimité" le lieutenant-colonel Zida, 49 ans, numéro deux de la garde présidentielle, comme chef d'un régime de transition, aux dépens de son rival, le chef d'état-major des armées, le général Nabéré Honoré Traoré, qui briguait le poste. Ils avaient affirmé que cette transition se ferait de manière démocratique, en concertation avec l'opposition et avec la société civile, tout en restant flous sur les modalités pratiques.
L'Union africaine a exhorté dans la soirée "les acteurs politiques et la société civile du Burkina Faso à travailler ensemble (...) pour convenir d'une transition civile et inclusive devant déboucher sur la tenue, aussi rapidement que possible, d'élections libres". Outre ceux de l'UA, des représentants de l'ONU et de la Cédéao, l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, continuaient de mener à Ouagadougou une mission de bons offices.
Quant à Blaise Compaoré, après deux jours d'un soulèvement populaire qui a fait une trentaine de morts et une centaine de blessés, selon l'opposition, il s'est réfugié avec sa famille et ses proches à Yamoussoukro, en Côte d'Ivoire.

"Ceux qui ne veulent pas un militaire au pouvoir, ils veulent mettre qui ?"
En dépit du climat politique toujours tendu, le calme était revenu samedi dans les grandes villes du Burkina Faso, théâtres de débordements et pillages les jours précédents. À l'appel du Balai citoyen, une organisation de jeunesse en pointe dans la mobilisation, des groupes de jeunes ont nettoyé les rues de Ouagadougou, jonchées de débris, carcasses et pneus brûlés.
Le nouveau pouvoir militaire a décidé la réouverture des frontières aériennes - fermées depuis la veille - et un allègement du couvre-feu, qui reste en vigueur de 22h00 (contre 19h00 auparavant) à 06h00. Les frontières terrestres restaient officiellement fermées. Cependant à "Ouaga", le grand marché et les banques sont restés fermés.
Plusieurs habitantse sont dit déterminés à ne pas laisser le pouvoir aux militaires. "Nous sommes totalement contre la prise de pouvoir par les militaires", a déclaré Salif Ouedraogo, un agent d'assurances de 38 ans. "Nous réclamons un civil à la tête de l'Etat et nous allons nous regrouper place de la Révolution pour dire non au pouvoir militaire, même s'il faut que le peuple saigne davantage".
Gildas Zongo, un étudiant de 25 ans, s'interrogeait pourtant, soulignant l'absence d'alternative politique crédible, après le long règne de Blaise Compaoré qui a étouffé l'opposition: "Ceux qui ne veulent pas un militaire au pouvoir, ils veulent mettre qui ?"
(Avec AFP)

1.11.14

Burkina: O adeus de Compaoré

Peuple du Burkina Faso,
Au regard de la situation socio-politique fortement dégradée et caractérisée par la persistance des troubles à l’ordre public, les pillages des biens publics et privés, les menaces de division de notre Armée nationale et dans le souci de préserver les acquis démocratiques ainsi que la paix sociale dans notre pays, j’ai décidé de mettre en œuvre l’article 43 de notre Constitution, je déclare la vacance du pouvoir en vue de permettre la mise en place immédiate d’une transition devant aboutir à des élections libres et transparentes dans le délai légal maximal de 90 jours.
J’appelle l’ensemble des citoyens au calme, les acteurs politiques et la société civile à plus de responsabilité pour l’arrêt des troubles qui ne peuvent que retarder notre marche vers le développement.
Pour ma part, je pense avoir accompli mon devoir, en ayant pour seul souci, l’intérêt supérieur de la nation.
Dieu bénisse le Burkina.
Blaise Compaoré.
Président du Faso

Burkina: África rejubila com queda de Compaoré

Le départ vendredi du président burkinabé Blaise Compaore, sous la pression de la rue, a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux en Afrique, où des citoyens de nombreux pays se demandent: « S’ils ont pu le faire, pourquoi pas nous? »
D’Harare au Zimbabwe à Banjul en Gambie, les images des foules du Burkina Faso déferlant pour chasser le vieux dirigeant du pouvoir ont inspiré certains, qui n’ont pas oublié que le printemps arabe a pris son élan sur les réseaux sociaux.
« Si le Burkina Faso peut le faire, pourquoi par l’Ouganda? », interroge un utilisateur de Twitter depuis Kampala. « Mugabe sera le suivant », claironne un autre, à Harare.
« Que cela soit un avertissement pour tous les dirigeants africains qui s’accrochent au pouvoir à tout prix. Viva les Burkinabè! », twitte pour sa part Kwesi Asante depuis Accra, au Ghana, lançant une mise en garde qui a résonné très fort ce vendredi sur la twittosphère.
Du lointain et anglophone Kenya, Frank Ondere lui fait écho: « Usez du pouvoir en douceur, servez votre peuple avec sagesse. Les choses changent. Se débarrasser de vous n’est pas si difficile ».
D’autres, comme @lennoxin de Johannesburg, félicitent les manifestants: « Super fier du peuple du Burkina Faso, les dictateurs n’ont pas leur place dans l’Afrique du futur. aluta continua! » (la lutte continue).
Les chefs d’Etat d’Angola (Dos Santos – depuis 1979), de Guinée Equatoriale (Obiang – 1979), d’Ouganda (Museveni – 1986) du Soudan (al-Bashir – 1989), du Zimbabwe (Mugabe – 1980), du Tchad (Déby – 1990) et d’autres qui tiennent les rênes de leur pays depuis plusieurs décennies ont été directement visés.
« Ce qui s’est passé au Burkina Faso est une bonne nouvelle pour l’Afrique », twitte @obogobogo, du Kenya, « Levez-vous et comptez-vous, Mugabe et Museveni doivent être les prochains ».
Même si le rêve d’un « printemps africain » ne convainc pas les plus rationnels. « Le Burkina Faso devrait sonner comme un avertissement pour les Obiang, al-Bashir, Museveni, Dos Santos, Idriss Déby & autres dirigeants africains à vie, mais ce n’est probablement pas le cas », note l’ancien éditorialiste namibien @Gwenlister1.
Source: AFP

Burkina: A proclamação do tenente-coronel Zida

Peuple du Burkina Faso,
Depuis quelques mois, notre nation traverse une grave crise socio-politique dont le dénouement vient d’être acté ce 31 octobre même par la démission du Président Blaise Compaoré, à la suite d’une insurrection populaire.
Celle-ci s’est hélas soldée par de nombreuses pertes en vies humaines, de nombreux blessés, des pillages et règlements de comptes qui ont défiguré nos villes, mis à mal notre tissu économique et la cohésion de notre nation.
Je voudrais, au nom des Forces armées nationales, des Forces vives de la Nation et en mon nom personnel, présenter mes condoléances les plus attristées aux familles et à notre jeunesse éplorée, ainsi que notre compassion aux blessés.
Je salue la mémoire des martyrs de cette insurrection et m’incline devant les sacrifices consentis par notre peuple.

Je salue l’engagement, la détermination, l’abnégation et l’esprit de sacrifice de notre jeunesse qui a pris son destin en main en devenant acteur de sa propre histoire.
Pour éviter que s’installe l’anarchie, préjudiciable à l’objectif de changement démocratique, puissamment exprimé par notre peuple, l’armée nationale, à la demande pressante des forces vives de la nation, a pris ses responsabilités et décidé d’amorcer un processus de transition démocratique.

Cette transition que notre peuple et ses amis souhaitent la plus courte possible, sera encadrée par un organe de transition, reflétant les diverses sensibilités sociopolitiques de notre nation.
En attendant de définir de manière consensuelle, avec l’ensemble des partis politiques et les organisations de la société civile, le contenu et les contours de cette transition démocratique apaisée, j’assume désormais, à partir d’aujourd’hui, les responsabilités de chef de cette transition et de chef de l’Etat, pour assurer la continuité de l’Etat.
J’appelle la communauté internationale, en particulier les pays frères et amis du Burkina Faso, notamment ceux de l’Union africaine et de la CEDEAO, à faire preuve de compréhension et à soutenir notre peuple dans cette dure épreuve. Les engagements internationaux du Burkina Faso seront tenus.

A tous les artisans de notre victoire commune, à quelque niveau que ce soit, je lance un appel pour qu’ils restent mobilisés et engagés dans le cadre du processus de transition démocratique. A la jeunesse du Burkina Faso, qui a payé un lourd tribut pour le changement, je veux la rassurer que ses aspirations au changement démocratique ne seront ni trahies ni déçues.
Vive la jeunesse !
Vive le peuple burkinabè !
Vive le Burkina Faso !
Je vous remercie.

Lieutenant-Colonel Zida Yacouba Isaac

Burkina: Terceiro chefe em dois dias


Col Isaac Zida in Ouagadougou, 31 October 2014 Colonel Isaac Zida has become the second military man to claim to be head of state following President Compaore's resignation


A second military officer appears to have taken power in Burkina Faso, a third leader for the West African state in 24 hours.

Colonel Isaac Zida said he had assumed the powers of head of state, and called on the international community to recognise his authority.

Earlier, army chief General Honore Traore said he had taken over.

President Blaise Compaore stood down after 27 years in power amid political unrest on the streets of the capital.

He fled the country and has now arrived in Yamoussoukro, the capital of neighbouring Ivory Coast.

A violent Thursday saw protesters set fire to parliament and government buildings in the Burkinabe capital Ouagadougou.

At least three people were killed, though opposition leaders said dozens had died.

But on Friday crowds danced and cheered in the streets after Mr Compaore's resignation was confirmed.

People celebrate in Ouagadougou, 31 Oct People celebrated after the news of the resignation was announced in Ouagadougou

His fall was prompted by an attempt to amend the constitution and extend his long hold on the presidency.

Under the country's constitution, the president of the Senate should take over after the national president resigns, with elections taking place between 60 and 90 days afterwards.

However, in the hours after Mr Compaore's resignation Gen Traore told reporters he would assume the presidency until elections were called.
'Democratic goals'
Gen Traore's claim to power was later challenged by Col Zida, who made a national address early on Saturday.


He saluted the protesters and offered his condolences for the loss of life, before announcing that the army had taken power "to prevent a state of anarchy that would be detrimental to the goal of democratic change".

Col Zida called for a peaceful transition, adding: "I will assume the duties of head of this transition and head of state to guarantee the continuity of the state."

There has been no report of on Gen Traore's whereabouts or his reaction to Col Zida's declaration.

line
At the scene: Laeila Adjovi, BBC Afrique, Ouagadougou
Confusion remains in Burkina Faso on who is going to lead the country to the next presidential election.

In Ouagadougou streets are filled with the usual traffic of motorbikes and taxis, but the main market is closed, and some shops have not reopened. The airport is not functioning, and the country's borders are closed. It seems like the "land of upright men" is holding its breath.

Army chiefs are to meet later today and many hope the definitive name of the head of transition will finally come out of their session. Some talks are taking place amongst the opposition, but no-one has come forward to lead the transition.

Some observers say that is because the leader of the transition won't be a candidate in the next elections, so it is more likely that an army chief fills the power vacuum.

According to Francis Sanon, who protested near the parliament on Thursday: "This is all nonsense. It is us, the people, who overthrew Blaise Compaore, not the army. We are going to watch what they are doing, and if we don't agree with the new leader, we will be back out on the street."  BBC

O Burkina, depois de Campaoré

Burkina Faso's longtime president Blaise Compaore resigned on Friday amid mass protests against his efforts to change the constitution to extend his 27-year rule, leaving the two military factions vying for control of the West African country.
The chief of a regiment of Burkina Faso's elite presidential guard has declared himself the new head of state in an apparent putsch against another military man, just hours after the president resigned and fled the country.
Lieutenant-Colonel Isaac Zida said on Saturday he was taking over as head of state, in conflict with military chief of staff General Honore Traore, who had earlier said he would lead a transition.
Lieutenant-Colonel Zida's statement, broadcast on radio, came after a resident living near the presidential palace in the capital, Ouagadougou, reported hearing several minutes of heavy gunfire in the early hours of Saturday.
"I assume from today the responsibilities of head of this transition and of head of state," he said.
The whereabouts of General Traore was not immediately clear.
He had not appeared publicly since he announced that he would take over the presidency at a news conference shortly after Mr Compaore's resignation.
On Friday, Mr Compaore announced his resignation and called for a 90-day transition to "free and transparent" elections.
"I declare a vacancy of power with a view to allowing a transition that should finish with free and transparent elections in a maximum period of 90 days," he said in a statement which was read on local radio and television by presenters.
Shortly after, General Traore announced that "in line with constitutional measures, and given the power vacuum... I will assume as of today my responsibilities as head of state".
A heavily armed convoy believed to be carrying Mr Compaore was seen travelling on Friday towards the southern town of Po, near the border with Ghana, two diplomatic sources and local media said.
Lieutenant-Colonel Zida told journalists on Saturday the deposed president and his chief of staff "are in a safe place and their safety and well-being are assured".

Mr Compaore's resignation came after tens of thousands of angry protesters packed the streets of Ouagadougou demanding his departure, storming parliament, setting it on fire and ransacking state television.
At least three protesters were shot dead and scores wounded when security forces opened fire on the crowd.
The crowd headed towards the presidential palace as a government helicopter flew overhead, shooting tear gas at protesters.
Security forces protecting the house of Mr Compaore's brother opened fire as demonstrators tried to attack the building.
The protests were sparked by the government's attempt to push a constitutional change through parliament to allow the 63-year-old president to seek re-election next year.
Members of parliament had been due to vote on a government plan to change the constitution to remove a two-term presidential term limit.

A nation divided

The president's attempt to remain in power had deeply divided Burkina Faso, one of the world's poorest nations but a key player in West Africa that had positioned itself as a mediator in regional crises.
Mr Compaore had ruled the cotton and gold-producing nation with a firm grip but, in recent years, has faced increasing criticism, including from within his own camp and the military.
Opposition to the president's plan had been mounting in recent days.
Hundreds of thousands of people took to the streets of Ouagadougou and other towns across the country earlier this week in what the opposition said was the start of a campaign of civil disobedience.
The United States has urged Burkina Faso to ensure any political transition would take place in accordance with the constitution.
France has called on Mr Compaore to adhere to African Union rules preventing constitutional changes that allow leaders to stay in power.
Reuters  

About Burkina Faso


Known in colonial times as Upper Volta, Burkina Faso is a landlocked state in West Africa's arid Sahel region about half as big as France, its former colonial ruler.

Its capital is Ouagadougou. Neighbouring states include Ivory Coast, Mali, Niger, Benin, Togo and Ghana.

The 27-year rule of president Blaise Compaore (pictured) began when he came to power in a 1987 coup. The nation began holding elections as a parliamentary republic in 1991, with Mr Compaore remaining in power ever since.

His resignation in 2014 was sparked when he sought constitutional change to allow him to stay in power for a third term.

One of the world's poorest nations, its economy is agricultural with a per-capita gross domestic product of just $US670 in 2013.

Main exports are gold and cotton, along with sorghum, maize and rice. Nearly half of its 16.9 million people live on less than $1 a day.

(Source: AFP)