15.2.17

Sudão do Sul: A catástrofe

Un rapport confidentiel de l'ONU, consulté par l'AFP mardi, avertit que la guerre au Soudan du Sud a atteint des "proportions catastrophiques pour les civils" et que l'emprise des milices risque de devenir incontrôlable et d'alimenter les combats pour de nombreuses années.  

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres écrit dans ce rapport que les civils fuient villes et villages « en nombre record » et que le risque d’atrocités de masse « est réel ».
« La situation sécuritaire continue de se détériorer dans certaines régions du pays et l’impact de ce conflit et des violences atteint des proportions catastrophiques pour les civils », s’inquiète le chef de l’ONU.
« La montée des milices sous le commandement du SPLA (l’armée sud-soudanaise loyale au président Salva Kiir) ou des rebelles est en train de causer la fragmentation » du territoire sud-soudanais qui risque, si cette tendance continue, « d’échapper à tout contrôle du gouvernement pour les années à venir », peut-on encore lire dans ce rapport envoyé lundi au Conseil de sécurité.
     13 000 Casques bleus
Les Nations unies entretiennent un contingent de 13 000 Casques bleus au Soudan du Sud mais ces soldats sont régulièrement empêchés de mener à bien leur mission de maintien de la paix par les troupes gouvernementales et les rebelles dans les régions où des combats ont éclaté.
La semaine dernière, un Casque bleu en patrouille a été arrêté par quatre soldats, arraché de sa voiture et battu, selon le rapport.
Force régionale
Après sa rencontre avec Salva Kiir le mois dernier, Antonio Guterres fait état de progrès concernant le déploiement d’une force régionale sous commandement de l’ONU pour renforcer la sécurité dans la capitale, Djouba.
Le Rwanda est prêt à envoyer des troupes et des hélicoptères lors d’une première vague de déploiement en mars ou en avril et l’Éthiopie se prépare également à contribuer à cette force.
Le Kenya n’a cependant pas encore confirmé sa contribution à cette force de 4 000 hommes et un différend sur la présence de la force à l’aéroport de Djouba n’est pas résolu, indique le rapport.   Jeune Afrique

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