23.2.14

França: UMP e FN à frente para as europeias

Quel message les électeurs enverront-ils le 25 mai à l'occasion des européennes? Selon l'étude OpinionWay réalisée pour LCI et Le Figaro, c'est une France en proie au doute qui s'apprête à élire ses 74 représentants au Parlement européen. L'adhésion au projet européen recule nettement à travers toutes les questions posées: 42 % des personnes interrogées considèrent que le fait que la France fasse partie de l'Union est une bonne chose. C'est 6 points de moins qu'en avril 2012. L'explication tient dans le sentiment que les Français ressentent à l'égard de la construction européenne: pour 45 %, le premier mot qui vient à l'esprit est déception, très loin devant les 18 % qui pensent d'abord à espoir. La défiance à l'égard de la monnaie unique augmente Symbole le plus concret du projet européen pour les Français, l'adhésion à la monnaie unique souffre également. En 2012, près de deux Français sur trois (62 %) se déclaraient opposés à la disparition de l'euro. Deux ans plus tard, ils ne sont plus que 53 % quand un Français sur quatre (26 % et 6 points de plus qu'en 2012) sont favorables au retour du franc et 20 % indifférents. Selon le directeur des études politiques d'OpinionWay Bruno Jeanbart, ces indicateurs d'une poussée de l'euroscepticisme sont à nuancer. «Il s'agit davantage d'une déception envers une idée à laquelle une large majorité de Français adhère qu'un rejet, estime-t-il. Malgré les critiques continuelles contre l'euro depuis sa création et même dans le contexte économique et social très difficile, une majorité de Français reste attachée à la monnaie commune.» À peine un électeur sur deux (54 %) de Marine Le Pen en 2012 se déclare d'ailleurs favorable à la disparition de l'euro, même si elle en a fait l'un de ses premiers arguments de campagne. Alors que la défiance à l'égard de la monnaie unique a globalement augmenté depuis deux ans, elle est relativement stable dans son électorat. La poussée eurosceptique est en fait principalement le fait d'un désamour grandissant entre l'électorat de l'UMP et la construction européenne. Parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy au premier tour en 2012, l'idée que l'appartenance à l'Union est positive pour la France est en recul de 21 points en deux ans. La défiance à l'égard de la monnaie unique monte également en flèche chez ces électeurs puisque 19 % d'entre eux souhaitent un retour au franc contre 8 % en 2012. C'est l'une des difficultés à laquelle l'UMP devra répondre: quand une majorité des électeurs de François Hollande (63 %) considèrent que l'Union européenne ne menace pas l'identité de la France, ceux de Nicolas Sarkozy se montrent plus divisés avec 49 % qui pensent le contraire. Le FN talonne l'UMP La traduction de ce contexte dans les intentions de vote, à trois mois du scrutin, donne quelques grandes lignes directrices. De prime abord, le Front national est potentiellement le grand vainqueur pressenti de l'élection. Les listes du parti d'extrême droite sont créditées de 20 %, trois fois son score en 2009. Le FN talonne une UMP créditée de 22 points qui lui permettent de se hisser en tête. Mais cette position rappelle les résultats en trompe l'œil de 2009, quand les listes de la majorité étaient arrivées en tête avec seulement 27,9 % des suffrages. La droite et le centre UDI-MoDem sont d'ailleurs crédités de 34 % au total, alors que ce même bloc avait recueilli 36,3 % des suffrages en 2009. «L'UMP ne semble pas parvenir à agréger le vote de mécontentement très dispersé», estime Jeanbart. Autre effet trompe-l'œil avec des intentions de vote en faveur du PS à 16 %, comparables aux 16,5 % de 2009. Mais la gauche dans son ensemble accuse un net recul, notamment en raison du repli des Verts qui sont crédités de 9 % quand ils avaient créé la surprise il y a cinq ans avec 16,3 %. Quant à la participation, OpinionWay la mesure à 41 % pour la France métropolitaine, une estimation très proche de la participation au scrutin de 2009.

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